Nullis nota quiritibus -Etas per tacitum fluat
Sic cum transicrint mei
Nullo cum strepidu dies, Plebeius monar senex.
Illi mors gravis incubât, Qui notus nimis omnibus, lynotus moritur sibi.
Dulce Mœrenti populus dolenlum Dulce lanientis lesonare Gantes Lenius luctus laciu-ymaeque mordent Turha quas stetu simili fréquentât.
Les maux publics nous sont plus doux, Que ceux qui ne sont que les nostres, En se répandant chez les autres, Ils semblent s'alToiblir chez nous.
Et quand on n'est pas seul aux déplaisirs en proye, On a quelque espèce de joye*.
Qui souffre la commune injure N'est pas en droit de murmurer, 11 faut doucement endurer Un mal qup tout le monde endure.
Pour peu mesnies que l'on soit fort, On ne se croit pas misérable, Dans le sort le plus déplorable, Quant tout le monde a mesme sort, Et c'est au mal-heureux assez pour ne plus l'estre. Que de A'oir Iheureux disparaître-,
\'ous dont l'éclatante opulence Blesse les yeux de l'Indigent, Quittez vostre or et vostre argent.
Vous soulagez son indigence.
A'ous qui de cent contres trenchans Déchirez le sein de la Terre, Qui faites une avide guerre Au stérile repos des champs :
Quittez, quittez aussi ce riche labourage, Et les pauvres prendront courage^.
C'est l'éclat seul de k richesse Qui découvre la pauvreté; C'est la seule inégalité Qui fait et grandeur, et bassesse.
Relevez toutes les maisons, Ou dégradez toutes les races :
Et pour nous sauver des disgrâces, Sauvez-nous des comparaisons ; On ne sçauroit guérir, que par la ressemblance, Des maux que fait la différence'*.