Disciples et successeurs de Theophile de Viau
T. — Le Procc>. du poète ThéopliUe de Viau (il juillcL 1623-1'^ septembre 1625), publication intégrale dcj» pièecs inédites des Archives nationulcs, portraits et facsiinile, 12 vol. in-8» de XLVl, ô<J2 et 418 pp.. tiré à 500 excuipl. numérotés.
Ouvrajîc lionoré d'une souscription du Ministère de l'Instruction publique. — Prix Suintour de l'Académie Irançaise, l'JlO.
11. — Disciples et successeurs de Théophile de Viau. La Vie et les Poésies libertines inédites de Des Barreaux (1599-1073) et de Saint-Pavin (1595-1670). ln-8» de .XIV et 541 pp., tiré à 500 c.xempi. numérotés.
III. — Une seconde révision des œuvres du poèLo Théophile de Viau (corrigées, diminuées et augmentées) publiée en 1633 par Esprit Aubert, chanoine d'Avignon, suivie de pièces de Théophile qui ne soat ni dans l'édition tl'Esprit Aubert (16.13) ni dans celle d'Alleanme (1855). In-8 de 145 pp., tiré à 205 exempl.
IV. — Les recueils collectifs de poésies libres et satiriques publiés depuis 1600 jusqu'à la mort de Théophile (1626). Bibliof^raphie de ces recueils et bio-bibliographie des auteurs qui y ligurenL donnant : 1° L'historique et la description de chaque recueil. — 2» Les pièces de chaque auteur (titre çt premier vers) avec une notice et une bibliographie dudit auteur. — 3° Une table générale des pièces anonymes avec le nom des auteurs pour celles qui ont pu être attribuées, etc. Suivies l» Du dépouillement : d'un recueil satirique publié ù l'étranger. Les Epilaphia joco-seria ; des Ms. 884 et 24 322 de la Bibl. nat. ; du Ms. Villenave (Petit Cabinet de Priapc); de partie du Ms. Conrart, 4 123 (Sonnets (jaillanh et priapiqiics) ; du Ms. L'itlstoile (Recueil bigarré du grane et du facétieux). — 2° D'une table des pièces non signées de ces Ms. qui ne se trouvent pas à la Table des pièces anonymes des recueils libres et satiriques. — 3» Des poésies inédites de Berthelot, Régnier et Sigogues du Ms. 534 du Musée Condé. In-4o de 8 fi. et 601 pp., tiré à 305 exempl. numérotés.
.Mention très honorable (Prix Brunct, 1015) de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
V. — Lcx (Eiivres libertines dp Claude Le Petit, parisien, brûlé le 1»' scpLviubre 1662. précédées d'une notice biographique : L'Escolc de l'Interest. — L'Heure du berger. — f.e Bordel des Muses (poésies diverses, Pai is ridicide. Madrid ridicule, etc.). Iii-S". Tirage à 200 exempl. numéi'otés.
!\nir parailrc prociminrinrid :
VII. Mélanges : L'Ancêtre des libertins du xvn« siècle : Geoffroy Vallée, brûlé en 1574, et la Héalitude des chrcstiens. — Jean Fontanier, brûlé en 1621, et le Trésor inestimable. — Le procès de L' liscolc des filles (1655), le premier livre véritablement obscène écrit en français. — Une première attaque inconnue de Claude Garnier, le dernier tenant de Bonsard contre Théophile de Viau. — Une victime de Henri IV : Le comte de Beauinont et mademoiselle de la Haye. — Adrien de Montluc, comte de Cramuil. — .Supplément à l'histoire posthume de Théophile. — Etc., etc.
LK LIBERTINAGK AU XVII' SIKCLK /.^
(Disciples el successeurs <lc Théophile de ViauV
LES rJFANSONS LIBERTINES
CLAIIDK l)K CHdyVKilNV
baron de Blot l'Eglise
(ibo3-i653)
Précédées d'une notice et suivies de couplets de ses anits :
Ch. de Besançon, Condk,
Cyrano ok Bi-:KGHRAC, Hoïaian, (^akphntiek de Maricnv,
Patkis, le (Ihevalier DU Kivii:kK.
rv
Le biographe n'a guère la possibilité de retracer par le menu l'histoire de la vie de Blot (1), les documents originaux faisant jusqu'ici absolument défaut. On sait seulement qu'elle se confond avec celle de Gaston d'Orléans dont il fut un des officiers les moins disciplinés. Blot est avec Jean-François-Paul de Gondy, coadjuteur de l'archevêque de Paris, plus tard cardinal de Retz, un des types les plus représentatifs de la haute noblesse dévoyée de son rôle pendant la Fronde. C'est le libertin de grande maison n'ayant ni convictions religieuses ni convictions politiques et foulant chaque jour aux pieds le respect et l'autorité. Il apparaît comme un déséquilibré complet ayant perdu tout contact avec le passé et se souciant aussi peu du présent que de
l'avenir. Sa philosophie se résume en deux mots : boire et f , et.
après lui, le déluge ! Il aurait signé sans sourciller les vers de Des Barreaux :
T'ayme cet Empereur de Rome,
Qui se tuant en galant homme,
Eust voulu du mesme couteau
Dont il se fit playe profonde.
Faisant de sa main son tombeau,
Le faire aussy de tout le monde.
La nature libertine de l'esprit de Blot se manifestait par une vervo meurtrière ne ménageant ni Dieu, ni la religion, ni la Reine, ni les ministres : Richelieu ou Mazarin, ni même son maître Gaston d'Orléans. Ses chansons sont le commentaire éloquent d'une existence complète-
Il). A notre connaissance on s'est fort peu occupé de Blot, on l'a très souvent cité mais c'est tout ; les biographies sont à peu près muettes sur son compte quand elles ne le confondent pas avec BouthilUer de Chavigny. Il a été cependant l'objet d'un article intéressant de M. E. Roca : Blot et Us jeunes liberiina {La Nûuvtlle Revue, n» 32, III» série, T. VIII, 1909).