DONATION DK .JEAN \)K FI^RIE
présentes et à ce tenir, entretenir, faire jouir et le tout accomplir réellement et sans Iraude, ont obligé et obligent l'un envers l'autre tous leurs biens et héritages, renonçant à toutes choses à ce contraires. Consentant main assizc, mise défaict, hypotecque et toutes autres seurelés pour lentretenement et accomplissement de ce que dessus, dédarans qu'ilz entendent les dites donnations, respectives et mutuelles avoir lieu nonobstant toutes loix et coustumes qui pourroient eslre au contraire, ausquelles en tant que besoing estouseroil, ilz ont desrogé et desrogenl. En tesmoing de quoy, nous garde dessus nommé avons faict meclre le scel Royal dudit bailliage à ces présentes qui turent faictes et passées audit Amiens en la maison et hostellerie où pend pour enseigne lEscti de Ponthieu, en laquelle maison lesditcz comparans sont logez avant midy l'an MVI-^xlII le premier may, et ont les parties signées la minutie des présentes avec lesditz notaires qui les ont advertis de l'édict du petit scel, ladite minutte demeurée par devers ledit Courtois, signé Perdu et Courtois.
Insinué le jeudy 25 juin 1643, 98* vol. des Insinualions du Chastelel. (Archives nat., Y 183, f 43).
Testament de Louis Barbier de La Rivière, évêque de Langres (18 janvier 1655).
Iii nomine patris et lilii et spiritus Saucti, Salutaris cogitalio mortis.
Je supplie la miséricorde de Dieu de m'assister à l'heure de ma mort, je reconguois que sa bonté s'est faict plus paroistre en ma personne qu'en aulcune aultre de ce siècle et j'espère que sa grâce conduira mon âme à sa gloire.
Pour mon corps, s'il se peut faire, je veux qu'il soit inhumé chez les Pères Cliartreux de Paris ausquels je donne la somme de dix mil livres pour prier Dieu pour moy.
Je laisse à disposition des exécuteurs dudit testament les cérémonyes de mes funérailles.
Je supplie très humblement le Roy d'agréer s'il luy plaist que je luy présente mon buffect de vermeil doré et que je prenne la liberté de luy en faire un legs par ce testament.
Je supplie pareillement Monseigneur le duc d'Orléans d'agréer ma maison de Petitbourg que je lègue avec touttes les despendances, en tenues et héritages sans aucune charge mais au cas que je sois assez malheureux de le survivre je lègue ma dite maison de Petit-Bourg à Mademoiselle, à la charge de donner cent cinquante mil livres sçavoir à mon frère vingt-cinq mil escus, pareille somme à ma sœur de la Preuille de vingt cinq mil escus, et au cas que l'un deulx decedde je donne le tout au survivant pour retourner après leur mort à Monsieur de Beauvais, mon parent, et à ses enfans nez et à naistre mais au cas que son Altesse Royalle me survive la dite somme léguée à mon frère et à ma sœur sera prise sur mes autres biens.
Je donne à l'Hostel-Dieu de Paris la somme de quarante mil escus pour estre employez en héritaiges, à la Charité du faubourg Saint-Germain trois mil livres, à l'hospital des Incurables, trois rnil livres.
Aux pauvres de la paroisse de Saint-Paul deux mil livres, à chacune de mes abbayes la somme de deux mil livres pour les despences des céréraonyes de mes funérailles. Aux Minismes de la place Royalle cinq mil livres, aux pères Jésuites de la maison professe pareille somme de cinq mil livres.
Je donne à l'église de Petit-Bourg les revenus de la Chapelle dudit lieu et mil livres pour mes funérailles.
Je donne deux cens livres de rente qui seront distribuez par chacun an aux pauvres et malades dans l'estcndue de ladite seigneurye dont les seigneurs et curés à l'advenir en feront faire la distribution sans que le fonds en puisse estre allienné pour quelque cause que ce soit.
Je donne à Monsieur de Grammont, mon ancien amy, la somme de vingt mil livres.
TESTAMENT DE F.OLIS HAKMIEH 12')
Je donne à Mademoiselle le Gendre la somme de vingt mil livres à charge de donner à Mademoiselle de Scudéry ung diamant à sa vollonté.
Je donne dix mil livres une fois payée à tous mes domestiques qui se trouveront à mon service au jour de mon deceds, laquelle leur sera distribuée à la vollonté de mes exécuteurs.
Je nomme pour exécuteurs de ce présent leslament Monsieur le président Bellièvre auquel je donne un diamant de mil pistolles et au cas qu'il me prédécedde je nomme en sa place celuy qui sera premier président auquel je donne un pareil diamant de mil pistolles.
Je nomme encores de ce présent testament Monsieur le Tellier, Secrétaire d'État, mon bon et fidel amy, lequel je supplie de voulloir accepter la bague de mon gros diamant en table et au cas qu'il ne soit plus en nature j'ordonne qu'il luy soit donné la somme de trente mil livres.
Je déclare qu'encores que Monsieur de Beauvais, mon parent, soubz le nom duquel je acquis ma maison de la place Royalle m'a donné une déclaration, j'ordonne que la dite déclaration nayt aucun lieu après ma mort et que la dite maison luy appartienne en propre à luy et à ses enfans nez et à naistre, ausquelz en tant que besoin seroit, je la donne par donnation irrévocable sans que la présente donnation et déclaration puisse empescher que ladite maison ne soit vendue à condition d'un remplacement en deniers et autres héritages qui leur tiendront nature de propres.
Et pour le surplus de tous mes biens tant meubles que immeubles je le donne et lègue à Monsieur de Beauvais, Conseiller au Parlement, mon parent, à la charge que luy et ses successeurs porteront mon nom avecq le sien et escartelleront mes armes avec les siennes. 11 est de noble famille, il a besoing de biens pour la soubstenir, je suis son parent et je luy faict ce don pour une juste recongnoissance de l'amytié et bonne assistance qu'il a eue continuellement pour moy et singullièrement depuis ma disgrâce, pour la peyne qu'il a prise et pour les despences qu'il a faictes pour mon retour et ma liberté.
L'cstat où je suis obligé me conduit d'avoir des esgards pour des personnes qui me peuvent nuire et l'espoir de mes biens me donne des amis qui ne le seroient pas peult être sans cette considération. C'est pourquoy comme ceux qui m'environnent peuvent me surprendre cl me contraindre à disposer de mes biens contre ma vollonté, je déclare par le présent testament que je révocque ceux que je pourrois avoir faictz cy-devant et que je révoque pareillement ceulx que je pourré faire cy-après comme m'estans iceulx subjérez et faictz par viollence s'il n'y a ces mesmes mots incérez dans le commencement de celuy-cy et s'il n'y a pareillement ces mots dans la fin Spes mea Deus. Cecy est ma dernière volonté que je veulx estre exécutée selon sa forme et teneur comme testament bon et vallable que je escript et signe de ma main pour le rendre plus authentique. Ce fut faict le 24* de septembre 1654, signé l'Abbé de la Rivière.
J'ordonne qi'.'il soit mis entre les mains de .Monsieur le Président