LXII HISTOIRE POSTHUME DE CLAUDE LE PETIT
Trésors quen maroquin il compte bien défendre. Il part, tâtant un lii're obscène en ses houseaux. Cependant que le vent se lève sur mes os, Reconnaît sa victime, et disperse mes cendres (i).
Ce souvenir accordé par un poète normand, à près de deux cent cinquante années de distance, en de beaux vers, à un autre poète, qu'il croyait être, h tort, son compatriote, justifie notre tentative de reconstitution de la vie de Claude Le Petit, en dehors même de l'intérêt qu'elle présente pour l'histoire du libertinage au XVII* siècle. Désormais on pourra juger ce libertin en connaissance de cause.
Frédéric LAcniivnE.
(i) M. Théophile Féret, daus le commentaire de ses stances sur Claude Le Petit du Verger des Muses, a tenu à ce qu'on ue se méprenne pas sur sa pensée, il ne veut pas être classé parmi les Homais de la libre-pensée qui sunt légion : » Fallait-il que le sacrilège dénoncé par uu abbé, poursuivi pour un infâme sonnet contre la Vierge, parlât de l'Eglise sans rancune? — que mourut dans des sentiments de loyalisme monarchique, le poète brûlé en chemise souCFrée au nom du roi? — J'ai fait parler Le Petit selon la vraisemblance : Anticléricalisme? Je ue monte pas sur ces ignobles tréteaux, u