‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 4)Chapitre 9 sur 169 · XIV LA F.VMIM.K 1)K CLAUDE LE PETIT · texte numérisé non relu

XIV LA F.VMIM.K 1)K CLAUDE LE PETIT

t'nlaut. »>l rosi poui't|iioi Claude m a été élevé àBeuvreuil choz une de ses tantes » du côté paternel. Edouard Petit a peut-être eu d'autre*; rejetons morts en bas acre entre idiT) et ifi^S, date de la naissance de (llaude. l-ln tout cas en 1 8(>C), Edouard, veuf ii nouveau, n'avait plus que Sébastien, issu de son second mariage, l'aîné ayant été brûlé à Paris, comme on sait, le i*' septembre 16651.

Sébastien Petit serait ce demi-frère de Claude qui, nous le répétons, suivant ses contemporains, « ne sentait prnères moins le fagot (jiie luv », et dont notre libertin a pailé dans la préface de son demiroman : L'Heure du Berger.

Notons, en passant, que Sébastien Petit demeurait en 1669 rue Dauphine, Or nous savons (juen i655 Claude logeait dans une maison de cette même rue Dauphine, près le Pont-Neuf; il devait y retourner en 166 1 à proximité de son père et de son frère qui avaient dû quitter la rue du Chantre.

Enfin les sacrifices consentis pour parfaire l'instruction de Claude Le Petit indiquent que son père jouissait d'une position assez aisée, et c'est bien celle d'Edouard Petit.

Cette reconstitution de l'état civil de Claude Le Petit, tout en étant discutable, n'est pas h rejeter sans appel. Résumons-la :

Edouard Petit, né à Gournay-en-Bray, de Pierre Petit, laboureur, et de Barbe Fidesaye ou Fildesoye, vient à Paris apprendre la profession de tailleur, il épouse en premières noces, par contrat du 5 septembre i634, Anne Cherbault, dite La Roche, dont il a, vers i638, Claude le poète libertin. Devenu veuf, il confie son enfant à une de ses tantes demeurant i» Beuvreuil qui l'élève jusqu'au moment où il complétera ses études à Paris. Débarrassé de tout souci de ce côté, Edouard Petit se remarie vers 1641 avec Elisabeth Billon, morte avant 1G68; elle lui donne également un fils, Sébastien, qui choisit la profession de son père, de maître tailleur d'habits, et s'unit, en août 1669, ii Marie Perrin.

Il n'y a, danstout cet exposé, qu'un ensemble de présomptions, mais elles s'accordent si parfaitement avec les indications de la note du Paris ridicule, qu'on peut les considérer comme tenant lieu de preuves. Ajoutons — et ce détail n'est pas à négliger — qu'aucun des autres Petit, tailleurs, dont on rencontre les noms dans les Insinuations du Chatehl n'appartient, par son origine, à la région de Beuvreuil, ils sont de Paris, de Saint-Martin-de- Sallon fvicomté de Caen), de Notre-Dame-de-Liessc, de Pont-del'Arehe, de Douaumont |)iès Verdun, etc., etc.

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