Id. : Laisse, laisse Damciu, ces frivoles regrets
6. Id. : Attendent diui ûprc travail ] (^.c qu'on ne tient que du génie.
Des plus épineuses affaires Te feront des amusemens* :
Ainsi parmi les mouvemens Dont l'embarras paroît extrême, Le Sage trouve des momens Pour habiter avec lui-même.
Surtout que la grandeur n'enfle point ton courage; Avec un esprit haut mêle un accueil si doux Que, qui de ta fortune auroit été jaloux,
Te pardonne tout l'avantage
De ton odieuse splendeur,
En faveur du modeste usage
Que tu feras de ta grandeur.
Mais hélas! quoi qu'on puisse faire,
La Prudence ne sert de rien :
La Fortune est femme et légère,
Son caprice seul la retient'-.
Des plus aimables maîtresses Elle a l'empressement et la vivacité;
Mais ses infidelles caresses
Tiennent de leur légèreté.
Tremble donc au milieu de ta prospérité,
Quand du battement^ de ses ailes
La volage Divinité
Portera ses faveurs nouvelles
Chez un bien moins digne que toi.
Prêt à lui pardonner son manquement de foi, Remets-lui les trésors dont ses mains infidelles
T'avoient si richement doté;
Et foulant aux pieds ses largesses.
Préfère à l'éclat des richesses
Une honorable pauvreté.
C'est lors que tu verras la Troupe fugitive
De tous tes Complaisans disparoître à tes yeux,
El leur amitié trop craintive, Qui te cherchoit partout, téviter en tous lieux.
i. 1733 : Voici la var. des huit premiers vers de cette stance : Pour toi, de qui l'esprit, et délicat et fin, Prompt eu expédiens, en ressources fertile. Découvre d'un coup d œil les moyens et la fin, Tu ne trouveras rien qui ne te soit facile;
Et tu verras tes agrémens Rares aux gens d'Etat, et pourtant nécessaires.
Des plus éiiincuscs affaires
Te faire des amusemens.