Celte strophe manque dans 1724 ; elle a paru clans
Adieu Pinde; adieu fontaine; Adieu, lauriers toujours verds; Lieux sacrés, où Melponiène M'apprit à faire des Vers.
Aussi bien de ma carrière Je louche au bout; et les Dieux Commencent de la lumière A priver mes tristes yeux.
Uisparoissez, songe aimable, Que l'alTreuse Vérité Dans le malheur qui m'accable M'offre au moins sa dureté*.
Mais qu'a donc tant à se plaindre Qui sçait mépriser la mort ; Et qui, bien loin de la craindre La regarde comme un port?
C'est comme je l'envisage, El l'attends tranquillement.
Tout ce qui fait l'homme sage N'est que le dernier moment-.
Je sens qu'un Dieu se retire :
C'est ce Dieu qui présenta A ma Jeunesse la Lyre Que Chapelle me prêta.
Je vais Déesse, à ta gloire^, A l'honneur de tes bienfaits.
Pendre au Temple de Mémoire Les derniers Vers que j"ai faits.
COUPLETS faits à un souper chez madame de La Sablière.
Le beau duc de Foix nous réveille :
Chantons Vénus et Cupidon ; Chantons l'Iris et la bouteille Du disciple d'Anacréon.
Vénus l'accompagne sans cesse, Les Grâces, les Ris et les Jeux.
1. 1733 : Je veux de la vérité | Dans le malheur qui m'accable | Voir du moins 1 austérité.
i. Chanlieu a supprimé cette strophe dans les derniers manuscrits de ses poésies qu'il destinnit à l'impression.