Id. : A pu seule... au lieu de : Pouvoil seule
POESIES LIBERTINES Idl
Eut-il entrepris la guerre, Si ton mag^ique miroir N'avoit pas fait voir la terre Tremblante sous son pouvoir?
Si tu mavois montré Rome, Et son Sénat orgueilleux, Soumis aux loix d'un seul homme, Les eût-il domptés tous deux?
Sans une si douce amorce Cet Ennemi de Caton N'auroit jamais eu la force De passer le Rubicon.
Tu sais les talens de plaire ; Et par toi Paris trouva L'art de rendre moins sévère La Beauté qu'il enleva.
Dans ce temps sec et stérile, Heureux à qui tes faveurs Sans travail rendent facile Le commerce des neuf Sœurs I
Jamais loin de ta présence Ne sont les Ris et les Jeux :
Ferrand tient de ta puissance L'empire qu'il a sur eux.
Lorsque ton beau feu s'allume* Veut-il écrire d'aimer, Vénus vient tailler sa plume ; Les Grâces le font rimer-.
Feu divin, que Prométhée Alla prendre dans les Gieux, Vive image de Prothée, Rare et cher présent des Dieux, Céleste et brillante flamme, Je renonce à vos clartés :
11 faut occuper mon âme De plus solides beautés.
Muses, que j'ai tant chéries, Je vous quitte désormais :
Adieu, douces rêveries.
Vous ne reviendrez jamais.
i. 1733 : t)és qUc ton beau feu ralliinit'.