‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 5)Chapitre 24 sur 202 · Var. de 1670: Pythonisse · texte numérisé non relu

Var. de 1670: Pythonisse

de différentes douleurs à souffrir, le moyen de s'y sauver si on n'avoit qu'un plaisir à prendre? Croyez-moy, il y a quelque justice que nous ayons autant de dédommayemens que nous recevons de dommages :

Que sçai'ez-vous si quelque jour Et la haine et Venvie, Ne troubleront point vosti'e vie:

A tout hazard, Sapho, munissez-vous d'amour.

» Mais vous vous contentez peut-estre de faire une grande provision de gloire; et vous croyez que vous serez par là au comble de la félicité :

Le renom, ce fameux pipeur.

Vous fait pour un peu de vapeur Renoncer pour jamais au plaisir d'estre aimée '

Ah! Sapho, consultez-vous.

L'Amour est un bien si doux:

Moquez-vous de la Renommée, in peu de feu vaut mieux que beaucoup de fumée.

Mais vous écoutez peu cet avis salutaire,

Près du grand Apollon, V Amour vous semble un nain; Et vous navez que du dédain Pour tous les biens qu'il vous peut faire.

Vous verrez quelque jour comme il vous en prendra.

Sapho vostre beauté dans le Cabinet s''use.

Si malgré le plaisir la gloire vous amuse,

Le temps que vous perdez, luy mesme vous perdra;

El sur vostre retour l'Amour vous apprendra Ce que c'est qu'une vieille Muse...

» Apprenez à vivre à mon exemple, Sapho, si vous voulez vivre heureuse. Renoncez aux Vers et à la gloire qu'ils vous ont acquise, puisqu'après que les Vers vous ont donné bien de la peine, la Gloire vous en donne encore davantage. Mais j'ay bien peur de ne vous pouvoir persuader sans le secours d'Apollon. Ecoulez donc ce que je vais arracher à sa bonne foy.

Ce brillant des grandeurs, cet éclat du sçavoir, La Gloire enfin a pris sur vous tant de pouvoir, Qu'elle exige de vous un tyrannique hommage. Et dérobe aux plaisirs le plus beau de vostre âge. Cependant pourroit-elle exciter un désir. Si l'on ne la croyoit elle mesme un plaisir? C'en est un (il est vray ) pour quelques âmes vaines ; Mais hélas! c'en est un qui donne mille peines. Il en est, ô Sapho, qui n'ont rien que de doux. Si vous les connaissez, que ne les cherchez-vous?

S'ils vous sont inconnus, vous manque-l-il un Maislre?

La Nature et r Amour vous les feront connaistre.

Ils vous rendront tous deux sçavante en moins d'un jour.

Ecoulez donc Sapfio, la Nature, et V Amour.

Je vous viens de leur part révéler leur mystère;

Je n'en parle pas mal; et je sçais bien m'en taire.

» \'ous voyez, Sapho. qu'Apollon renonce à son inléresl pour vous apprendre en quoi consiste le vostre. Ne néglufez pas ses avis. Il a déjà contribué à vous rendre la fille du monde la plus aymable. Il veut contribuer encore à vous rendre la fille du monde la plus aymée. C'est pour cela qu'il vous détrompe de la Gloire, et qu'il vous conseille de vous attacher au Plaisir. Il ne tiendra plus à sa sincérité que vous ne sçachiez que ce n'est pas luy, mais l'amour seulement, qui peut rendre les filles parfaitement heureuses. \'ous estes plus faite pour gagner des cœurs, que pour charmer des esprits ; et vous n'aurez jamais de plaisirs plus touchans, que quand vous vous donnerez aux choses pour lesquelles vous estes faite. La Poésie doit estre vostre jeu; et l'amour doit eslre vostre exercice. Je vous en ay dit assez pour vous y faire penser tout de bon; mais si ce que je vous ay dit vous fait un jour envie de prendre un amant, n'oubliez p.is, Sapho, qu'il me reste encore quelque chose à vous dire^. »

Antoinelle résista à cette argumentation spécieuse. Dehénault eut le bon sens de s'apercevoir assez vite de la vanité de ses espérances et assez à temps pour s'éviter une humiliation.

Deshoulières, nommé major de la place de Rocroy, sous l'autorité du comte de Montai, pressa sa femme de venir le rejoindre. Arrivée dans cette ville à la fin de septembre 1053, elle y séjourna près de deux années et résida ensuite quelques mois à Bruxelles où un nouveau gouverneur des Pays-Bas, Don Juan d'Autriche, fds de Philippe IV, venait de s'installer. Sa connaissance des langues italienne et espagnole, sa beauté et son esprit, l'estime qu'on témoignait à son mari, la firent compter au nombre des personnes de marque auxquelles don Luis de Benavidès. marquis de Caracène. faisait les honneurs de son somptueux hôtel. Le succès de madame Deshoulières y fut si grand que Condé prit rang parmi ses soupirants. Elle le revit à

1. Nous n'avons cerlaincment pas là le (cxte primitif adresse à madame Deshoulières. DehénaulUa remani»^ et complclé pour l'éciition de ses Œuvres diverses, lfi70, mais il nous en donne une idée. Celte lettre n'est ])as de 1649 comme l'indique l'éditeur des Œuvres de madame Deshoulières de 1617, elle est très postérieure à cette date : nous la plaçons en 1653 pendant l'absence de son mari qui combattait avec l'armée de Condé contre les troupes de Louis XIV. On trouvera le texte complet de cette lettre : Œuvres de Uefiénaull, p. 15.

iNUTICE BIOGRAPHIQUE 31

Malines où il se montra très empressé. De retour à Rocroy, elle mit au monde dans le* derniers jours de mai 1656 une première fille, immédiatement ondoyée ^ Antoinette-Thérèse, dite plus tard mademoiselle Desboulières, le seul de ses enfants appelé à lui survivre. Cette maternité n'eut aucun effet réfrigérant sur le désir du Prince de conquérir le cœur de madame Deshoulières: il écrivait le 30 septembre 1656 du camp de Maubeuge à Guitaut- alors à Rocroy : « Mandez-moi un peu de vos divertissements et si madame la Majore est toujours belle et cruelle comme à Bruxelles et à Malines. Faites-luy pourtant mes amitiés. »

L'avenir de sa fille et de sa petite fille étant lié au sort de la rébellion de Condé, Melchior Du Ligier s'en préoccupa : il souhaitait que son gendre bénéficiât de l'amnistie promise à tous les officiers qui rentreraient dans le devoir. Antoinette pressentie, agit aussitôt dans ce sens sur l'esprit de son époux. Celui-ci écouta les propositions des agents de Louis XIV tendant à livrer Rocroy aux troupes du roi. Dans l'espérance de gagner du temps et d'endormir la vigilance de Condé, madame Desboulières eut Tair de répondre à sa passion. Elle le vit à Charleville et même lui écrivit. Atteinte de la petite vérole, elle s'empressa, à peine en convalescence, d'accord avec son mari, d'assurer à nouveau le Prince de son « amitié », On remarquera les termes ambigus de sa lettre du 22 décembre ;

22 décembre 1656.

« Ma petite vérole m'a fait difFéi'er mon voyage ; mais, malgré mon mal et les menaces des médecins, je ne laisserai pas de partir dans six jours. On m'assure quil y aura du danger pour ma vie, mais elle m'est si peu considérable quand il s'agit de vos intérêts, que je la hasarderai avec toute la joie dont est capable une personne qui a pour vous une tendresse infinie. C'est une vérité dont je sais que vous doutez; mais quelque dillicile que vous soyez à persuader, je m'engage à vous faire dédii'e, et à faire, pour peu que vous ayez de reconnoissance pour mon amitié, que vous en aurez autant que moi. J'espère, l'hiver qui vient, vous dire des douceurs plus à mon aise. Si vous voulez que cela soit, il faut être secret et vous garder de faire connoitre à M. M. (mon mari?) que je vous aie jamais parlé

1, Cet ondoiement est confirmé par un acte du 23 juin 1685 (voir p. 57, note 1).

2. Le Guitaut de madame de Sévigné, son voisin à Paris, son seigneur pour la terre de Bourbilly en Bourgogne (E. Angot). Sur ceUe intrigue de Rocroy il faut lire le travail si curieux et si intéressant de M. E. Angot, auquel nous nous référons pour cette période de la vie des époux Desboulières, qui a été publié dans la Revue d'histoire littéraire de là France, 1920, pp. 371-393.

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ni écrit à Charleville ; car, s'il en savoil quelque chose, cela vous mettroit en mauvaise intellifrence, et feroit cesser celle que vous savez. Il faut encore que vous empêchiez une chose, qui est que cent contes que quelques méchants railleurs de votre cour font de moi ne soient sus par la personne qui y a intérêt, car cela feroit le même elFet que le reste. \'ous pouvez y mettre ordre, et nos intérêts sont si fort mêlés qu'on ne peut me faire une alfaire. sans détruire celle qui vous donne tant d'impatience, et qui se terminera bientôt. Pour celle de Paris, continuez à faire arrêter les lettres de Mons. J'en ai reçu qui m'asseurent des choses si effroyables, que je ne veux pas on rien mander que je n'en aie des preuves tout à fait assurées ; car ce sont des choses qu'il ne faut pas dire à demi, quand elles sont d'une personne importante. Quand j'aurai l'esprit plus libre, je vous ferai des reproches des conseils que vous donnâtes icy au maréchal de La Ferté' sur mon sujet. Le pauvre homme n'y a pas trouvé son compte, et il m'avoua toute votre confidence sur cela : c'est être bien malicieux, et si j'avois loisir de vous quereller, je le ferois avec la plus grande joie du monde. Cela ne m'empêchera pas de vous conjurer d'avoir de Ininidé pour une personne de qui vous êtes chèrement Himé. lirùlez ma lettre: il est important pour moi ^, »

Il n'est pas certain que cette lettre ait été expédiée par Madame Deshoulières; en tout cas, elle serait arrivée trop tard, Gondé avait déjà été avisé le 6 décembre, par le comte de Montai, de certains propos du maréchal de La Ferté assez compromettants pour le Major ^. Ces propos se précisèrent au point

t. Le man-chnl de La Fcrtc avait àlé fait prisonnitT à \'alenciennes le 15 juillet IfiSô et inLerné à Uocroy. <> Louis XIV (c'est-à-dire Mazarin) avait payé la rançon du Maréchal dont le départ se trouva retardé par quelques formalités sans doute. Le Prince de Condé n'avait |)as dû se faire beaucoup prier pour rendre contre espèces sonnantes dont le généralissime de Philipiic IV était fort mal pourvu, un homme de guerre si dangereux aux siens par son iinpéritie et son entêtement... Inhabile, outrecuidant, La Farté avait de la droiture, et il se tira honnêtement d'un cas de conscience très embarrassant. Il avait pénétré les desseins du major Deshoulières, ou, ce qui parait plus vraisemblable, en avait été instruit par le major lui-même et sollicité de les servir dès que, libéré, il aurait repris contact avec la Cour et les Ministres. Où était le devoir? D'un coté l'intérêt du Hoi et de la France, de l'autre la répugnance à s'associer à une mand'uvre reprotn ée jiar l'honr.cur et surtout par l'honneur militaire... » (fc". Attffol. Mme Deshoulières el l'inlricfiie de Rocroy. lievue d'iiistoire lilléraire de la France, 19W, N" 3).

i. Si Condé a rei;u cette lettre, il ne in pas brûlée. Il est probable que c'est celte lettre qui a été saisie le 25 décembre dans les papiers de Deshoulières et de sa femme. (Lettre de Montai à Condé, du 26 décembre).

3. « M. le Mareschal, écrit le comte de Montai au prince de Condé, le 6 décembre 1656, attend avec beaucoup d'impatience la permission de V. A. S"" pour s'en aller, M. du Mont (gouverneur pour Condé de la petite place de Linchamp près de Charleville) et Mme sont encore icy, et par conséquent ceux qui les doibvent accompagner (le major Dohouliéres et sa femme)... .l'ai eu une longue conversation avec M. le M. (maréchal de la Ferté) seul comme il s'allait coucher, et, tombant sur le détail de cette place, il m'a dit qu'il en trouvait l'ordre beau et bien réglé, qu'il croyait les officiers braves gens, mais que le major n'était pas ce qu'il fallait ici, qu'il me le

que, le 18 décembre, le comte de Montai écrivait à Condé : « Enfin Monseigneur, vs'il se peut défaites-moi, s'il vous plaît, de ces deux personnes (le Major et sa femme), car hors de là, votre place (de Rocroy), n'est pas en sûreté...». A cette suggestion, Coudé répondit par des instructions dont la rigueur allait bien au delà de ce que le gouverneur de Rocroy avait osé réclamer à l'égard du Major et de sa femme. Deshoulières fut immédiatement arrêté, ses meubles forcés, ses papiers saisis, ses lettres et celles de sa femme lues; cette dernière gardée à vue et soumise à un interrogatoire humiliant auquel elle n'était nullement préparée. Elle reconnut avoir été conférer à Amiens avec le gouverneur de Bar sur les moyens à employer pour faire abandonner à son mari la cause du Prince. Le 27 ou le 28 décembre, en route pour Bruxelles, le Major tenta de se suicider. Le 5 janvier 1657, il était incarcéré sur Tordre du marquis de Caracène dans la forterese de Vilvorde^ Traité néanmoins avec générosité et douceur grâce à la pension payée par le Prince aux Espagnols, Tex-major s'y trouvait encore le 23 mai quand sa femme l'y rejoignit. On lui assigna une chambre d'oii il lui était impossible de communiquer avec le prisonnier. Un peu plus de trois mois après, le 31 août, ils s'évadaient tous deux de Vilvorde. le châtelain de cette Bastille leur en ayant obligeamment fourni les moyens.

Les fugitifs réussirent à gagner la France. Le Tellier, secrétaire d'Etat à la Guerre, les présenta au jeune roi, à Anne d'Autriche et à Mazarin. Deshoulières rentré en grâce Louis XIV le nomma gouverneur de Cette.

Madame Deshoulières ne suivit pas son mari à Cette, elle usa de la liberté qu'il lui laissait pour tenir, en quelque sorte, bureau d'esprit. Sa maison devint le rendez-vous de lettrés comme Pellisson, Conrart, Lignières, etc., de seigneurs taquinant la Muse, comme le comte de Saint- Aignan^, etc. Des Barreaux et Saint-Pavinlui amenèrent Miton et le chevalier de

disait en ami. J'ai essayé d'en savoir davantage mais il m'a dit seulement : « Cet homme là n'est pas ce qu'il vous faut » et a changé de discours. J'ai cru le devoir écrire à V. A. S"* » (E. Angot).

1. Les instructions de Condé portaient de le tenir au secret le plus absolu.

2. Le comte puis duc de Saint-Aignan a rimé de nombreuses pièces; il écrivait souvent en vers à ses amis. Voyez les œuvres de madame Deshoulières, les recueils collectifs de poésies du xvii" siècle, etc., etc., et à VAppendice de ce volume : La Correspondance rimée de Claude de Chaulne.

Méré. En un mot, le petit groupe des libertins de l'hôtel de Gondé y fréquenta presque au complet. Dehénault, alors receveur des tailles en Forez, lui écrivait régulièrement de Montbrison ou de Saint-Ktienne. Du jour au lendemain madame Deshoulières joua un rôle actif dans la société du temps. Malheureusement l'équipée de Rocroy avait entraîné des répercussions graves sur les ressources du ménage. Les biens du Major avaient été saisis et ses créanciers poursuivaient le recouvrement de leur du avec tant d'ardeur que sa femme, au lendemain de la mort de son père : Melchior Du Ligier, obtint en 1658, sa séparation de biens. A bout d'expédients, Deshoulières leur abandonna, pour en finir, ce qu'il possédait en propre. Heureusement la mode des portraits, inaugurée par mademoiselle de Montpensier, apporta dans ces moments difficiles une opportune diversion. Deiiénault lui ayantenvoyé un sonnet' où il peint son ancienne élève :

Peintre des Corps et des Esprits, Dieu des Vers voicy ton ouvrage, Pour la gloire fais une image Digne de la charmante Iris.

Prens chez les Grâces et les Ris De quoy composer son visage; Mets les plus doux traits en usage, El le plus brillant coloris.

Mais pour la peindre toute entière, De traits de flamme et de lumière Forme un Esprit si relevé.

Fais de la fine intelligence Et de l'adroite complaisance Le Portrait le plus achevé.

madame Deshoulières amusée se risqua à tracer le portrait demademoiselle de A'illennes et celui du chevalierdeLignièresdont les œillades intéressées la faisaient sourire. Il lui était difficile, a[)rès avoir écarté un Prince^, d'accueillir les déclarations d'amour d'un don Juan qui en était déjà, il le proclamait

1. Recueil dil de Sercy, T. IV, 1658 sig. H. L'achevé d'imprimer cstdu 2janvier 1658.

2. Voir le portrait physique et moral de Lignièrcs, pp. 7 et H.

bien haut à sa soixante-cinquième maîtresse ^ Lignières prit gaiement son parti de sa déconvenue et, sans espoir de fléchir la cruelle, rima à son tour trois portraits^ d'Antoinette, Voici le second :

Tout ce qu'a de plus beau la Peinture parlante

Doit estre mis en œuvre au portrait d'Amarante,

Amour secondera ce glorieux projet.

Et ce Dieu doit m' aider à peindre cet objet.

Il a si bien gravé dans mon cœur son image,

Que je crois réussir en ce second ouvrage.

Quand je fis le portrait de ses charmes divers

Personne devant moi ncn avoit fait en vers.

A moins que ce ne soit une excellente chose,

Je ne sçaurois souffrir ceux qui se font en prose.

Ils sont meilleurs en vers et l'on les retient mieux;

La prose est languissante, et je trouve ennuyeux

Ces portraits copiés sur ceux de la Clélie^,

Quoique ce roman soit une pièce accomplie :

Je les blâme pourtant d'un ton fier et hardi.

On en a fait un beau de l'illustre Vandy* :

On sait que ce portrait est de Mademoiselle;

Je ne le vante pas. à cause qu'il vient d'elle :

Si j'en ai dit du bien et si je l'ai loué.

C'est parce qu'il est bon et qu'il est enjoué.

Je n'aime pas non plus ceux que l'on fait en rime.

Quand ils sont ampoulés et d'un air trop sublime.

Selon l'avis des gens qui s'y connoissent bien.

Ce n'est qu'un beau langage ou plutôt un beau rien.

J'en ai lu naguère un, plein de lis et de roses,

Qui pour la rime éloient tout fraîchement écloses.

Je perdis patience et jettois ce portrait

En disant : « Maudit soit le peintre qui l'a fait. »

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