‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 5)Chapitre 75 sur 202 · ÉPITRE DE L'ABBÉ COURTIN A L'ABBÉ DE CHAULIEU · texte numérisé non relu

ÉPITRE DE L'ABBÉ COURTIN A L'ABBÉ DE CHAULIEU

Tu veux, Chaulieu, que je fasse des vers, Pour mieux parler, qu'en prose je rimaille; J'en vais donc faire ici, vaille que vaille. Non, comme loi, qui voles dans les airs; Mais puisqu enfin en ton nom je travaille. J'en ferai mieux que le Duc de Nevers^ : Ma Muse, holà! ne sois point salyrique-. Trop jeune encor pour faire la Critique, N'attaque point un enfant d'Apollon, Frère d'ailleurs de l'aimable Bouillon, Chante plutôt son esprit et sa grâce ; C'est le chemin pour monter au Parnasse : Jamais Phéhus ne fut sourd à ce nom; Mais pour chanter cette charmante Sœur, Je SUIS encor trop indigne liimeur :

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