JUGEMENT
DE M' Mahmomel, sua ce Sonnet
ce sonnet, je l'avoue, me paroit préférable à celui de Des Barreaux ; la pensée en est plus nette, plus juste et mieux exprimée : dans le sonnet de Des Barreaux indépcndammentdcs vers inutiles, il y a une contradiction choquante, toujours tu prens plaisir à nous être propice ; contente ton désir : ojjense-toi des pleurs qui coulent de mes yeux : l'image qui le termine, mais dessus quel endroit tombera ton tonnerre, me paroit du faux sublime, et présente cette idée fausse et puérile, que Jésus-Christ est mort pour sauver le pied, la main, la tête du coupable ; en un mot ces deux derniers vers :
Que si ce corps mortel doit tomber sous ta foudre Le salut de mon ame est le prix de ton sang.
Ces deux derniers vers, dis-je, sont plus vrais, plus beaux dans leur noble simplicité ».
(Mercure, Octobre 1708, i" vol., p io.)
(ï) Paissant et sang. Cette rime n'est pas sans exemple dans nos meilleurs poètes ; et elle paroit d'autant plus excusable, qu'il n'y en a point de plus riche à l'oreille.
lîlliLIOGliAPHIE IIKS POESIES ' I)E MS BAItltEAUX
CLASSÉES DANS l'oRDUE ALPHABÉTIOUE
I. Sonnet. Sur un Songe : Ah ! j'ai veu celte nuit ces sources de lumière iG8
Rec. Conrart (Bibl. Arsenal, 313"), p. 1 1 i.'N'ers de Des Barreaux) (var.). — Uecueil de 1667, II' p., p. 212 (n. s.).
II. Elégie : Bel Astre des mortels, Soleil, Père du jour. . . . 167 Rec. Conrart (/iia/i, T. XIX in-/i, p. 899) (n. s.) ; A 129, T. XXIV
in-4, p. ^11, Vers de Des Barreaux; 3i35, p. 93, A'ers de Des Barreaux). Collection (jaignièrcs. Pièces historiques 3, f. 350. (Bibl. Nat., 2oCo5) : Elégie par le sieur Des Barreaux sur M"'' de Lorme.