C. C. — Code Civil du Bas-Canada
Conc. Qiteb. — Concile Provincial de Québec. Ext. dît Rit. — Extrait du Rituel de Québec. Inst.de Ben. XIV. — Institution de Benoît XIV. Mmid. — Mandements des Evêques de Québec ^ 7Ï/<^;/^/^/.— Manuel des Paroisses . . . par l'Hon. H. L.
Langevin, C. B., 2e édition, 1878.
Mau7'el. — Le Chrétien Eclairé sur les Indulgences, par
le P. Maurel, S. J.
Mignanlt. — Le Droit Paroissial.
Prop. — La Propagande.
R. Q. — Rituel de Québec publié par Mgr de Saint- Vallier
en 1703.
R. R. — Rituel Romain.
S. C. C. — La Congrégation du Concile.
vS. C. Ind. — La Congrégation des Indulgences. S. C. mq. — La Congrégation de l'Inquisition ou du
Saint-Office.
S. Q^— Idem.
^. R. B. C. — Statuts Refondus du Bas-Canada. S. R. C. — La Cono-régation des Rites.
1 — Afin de faciliter les recherches à ceux \-\\\i n'auraient que la première édition des Mandements, on indiquera le numéro avant le volume et la page, chaque fois qu'il s'agira d'un mandement de Son Eminence émané avant 1888.
DU
Absolution des enfants, voir Enfants. Formule de l'absolution, voir Ritnel.
Abstinence ET JEUNE, i. Le prône du mercredi des cendres expose en détail la discipline de la province sur ce sujet. App., page 70.
2. L'induit du 2 mars 1873 permet dans toute la province de faire usage de la graisse de quelque animal que ce soit pour la préparation des aliments maigres. On peut donc : i"^ Faire frire du poisson ou des œufs avec de la graisse ou même avec du lard ; 2^ Faire bouillir du lard dans la soupe ou y mettre de la graisse ou du saindoux ; 3'' Faire bouillir de la pâte dans la graisse ou faire entrer de la graisse dans la confection des pâtisseries. Cette permission vaut pour tous les jours d'abstinence dans l'année. Le matin des jours de jeûne on peut prendre deux onces de nourriture avec du thé, ou du café ou quelque autre breuvage. Le soir, il est permis de manger de la soupe même grasse qui serait restée du dîner.
La Sacrée Pénitencerie a déclaré, le 16 janvier 1834. que ceux qui, à raison de leur âge, de leur infirmité, ou de leurs travaux, sont exempts du jeûne, peuvent, aux
jours déjeune où le gras est permis, manger gras à tous les repas. (No 15 — Mand. vol. 5, pages 93 et 144.)
3. La liste des jours d'abstinence et déjeune pour la province se trouve daiis \ Appendice, page 6.
4. Pour le jeûne eucharistique, on peut se régler sur l'heure des chemins de fer et ne pas tenir compte du temps vrai. C'est ce qu'a décidé la Sacrée Pénitencerie le 24 mars 1886. (No 144 — Mand. vol. 6, pages 561, 562. Voir le décret XXI du Vie Concile de Québec au sujet du jeûne et de l'abstinence.)
Abus et désordres. In immutandis usibus, vel tollendis abusibus, magnam adhibeat parochus cautelam, nec quidquam alicujus momentiaggrediatur, nisi consulto episcopo. (II. Conc. Queb. d. XV.)
Acquisition d'immeubles. Les paroisses et missions qui veulent acquérir des immeubles trouveront la marche à suivre dans X Appendice ^?igç. 2 1 2, et dans le ManneL No ']'è'], ou dans Mignault, page 286. Il est important surtout de ne pas tarder à faire enregistrer les contrats qui en ont besoin. (Voir S. R. B. C, ch. 19, ou le Manuel, Nos 280, 782, 786.)
Adoration réparatrice. Il existe à Rome une association appelée Œnvre de F adoration réparatrice, dont le but est d'unir les fidèles du monde entier dans une pensée de réparation et d'expiation envers Notre Seigneur, pour les outrages auxquels il est en butte dans les temps malheureux où nous vivons.
Le Souverain Pontife a accordé aux associes q^\\ visitent une église où le Saint-Sacrement est conservé, les mêmes indulgences que durant les QiLrante- Heures, savoir : i" une indulgence plénière aux conditions ordinaires de la confession, de la communion et d'une prière à l'intention
du Souverain Pontife dans une é^^flise où le Saint-Sacrement est conservé ; 2" une indulgence de dix ans et dix quarantaines, chaque fois que l'on visite une église où le Saint-Sacrement est conservé, avec le ferme propos de se confesser ....
Pour devenir associé, il suffit de donner son nom à quelque prêtre autorisé par l'Ordinaire. Sont autorisés dans le diocèse de Québec les curés et leurs vicaires, les chapelains des communautés, les supérieurs et directeurs des séminaires et collèges.
Le nombre des associés doit être envoyé au directeur diocésain de l'œuvre (le Directeur du Grand-Séminaire) "; il n'est pas nécessaire d'envoyer les noms.
La seule obligation imposée aux associés est de consacrer chaque semaine une demi-heure consécutive à visiter le Saint-Sacrement, avec intention de réparer et d'expier, autant que l'on peut, par des actes de vertu chrétienne et des hommages rendus à Notre Seigneur, les outrages faits à ce divin Sauveur .... Le dimanche après-midi est le temps assigné pour ce diocèse par le directeur général. Les associés empêchés en ce temps pourront faire leur visite un autre jour ou à une autre heure. ^ (Nosi25eti59 — Mand. vol. 6, pages 375, 376, 631.)
Affinité Spirituelle. Pour éviter de graves inconvénients et des correspondances inutiles, messieurs les Curés devront à l'avenir, lorsqu'ils demanderont des dispenses soit d'empêchements dirimants, soit même de bans, en faveur de veufs ou de veuves, dire expressément si le futur ou la future a été ou 11 a pas été parrain ou
1 — Le siège de l'Acloration réparatrice est l'église de Saint-Joachim à Rome, église construite â l'occasion des Noces d'or de Léon XIII.
marraine du baptême ou de la confirmation de quelque enfant de la veuve ou du veuf. Il faut toujo2irs le mentionner, même quand il n'y a pas d'empêchement, afin que celui qui accorde la dispense soit sûr qu'on a pensé à s'en informer. (No 125 — Mand. vol. 6, page 381.)
Agriculture, i. La charité nous fait un devoir de contribuer, chacun en la mesure qui nous est possible, à rendre aussi efficaces que possible les divers moyens tentés pour faire connaître et comprendre à nos cultivateurs les principes d'une agriculture raisonnée et profitable. Le bien des âmes y est intéressé à un haut degré ; la misère temporelle engendre bien des misères spirituelles, l'ignorance, l'injustice, la négligence des devoirs religieux, etc. A cela il faut ajouter le désir d'émigrer qui naît de l'espoir, trop souvent déçu, d'améliorer son sort et qui expose grand nombre de nos pauvres Canadiens à perdre leurfoi et leurs mœurs, comme l'expérience ne l'a que trop prouvé. Je compte sur votre charité, votre zèle et votre patriotisme pour seconder les bonnes intentions et les efforts de notre gouvernement provincial toutes les fois que l'occasion s'en présentera. Ce sera déjà un grand point de gagné si l'on peut réussir à faire comprendre que l'agriculture routinière est peu profitable, tandis que si elle est éclairée par les principes d'une sage expérience, elle donne des produits doublement avantageux sous le rapport de la qualité et de la quantité. (No 39 — Mand. vol. 5, page 273.
2. J'ai appris avec plaisir que dans bon nombre de paroisses on a établi des cercles agricoles. Comme c'est^ à mon avis, un excellent moyen de faire faire des progrès à la bonne culture et par là même d'empêcher l'émigra-
tion de nos compatriotes, je désire que MM. les curés en favorisent l'établissement par tous les moyens en leur pouvoir. (No 109 — M and. vol. 6, page 310.)
3. C'est en* vue d'encourager et de promouvoir, autant que possible, les intérêts de la cause agricole que je viens d'accepter d'être le président d'une nouvelle association qui a pour titre légal Syndicat des cultivateiLrs de la province de Québec. Le but de ce syndicat est uniquement d'aider et de protéger le cultivateur, auquel il servira d'intermédiaire avec les fabricants d'instruments agricoles, avec les marchands de grains de semences, de graines diverses, etc. {Mand. vol. 8, page 1 9.)
4. Afin de vulgariser et de propager sans retard cette science théorique et pratique de l'agriculture, Nous avons résolu d'appeler à notre aide certains membres de notre clergé dont les études spéciales d'agriculture, les aptitudes et le dévouement nous sont connus. Ces " missionnaires agricoles ", comme nous les appelons déjà, ont commencé à exercer leurs fonctions avec succès .... Nous réglons ce qui suit :
1° L'œuvre des missionnaires agricoles est fondée par toute la province civile de Québec ;
2° Dans toutes les églises et chapelles oi^i se fait l'office divin, il sera fait chaque année une quête qui sera appelée '' Quête de l'œuvre des missionnaires agricoles et de la colonisation", et dont le produit sera remis à l'évêque du diocèse ;
3'' Cette quête prendra la place de la quête de la colonisation dans les diocèses où cette dernière s'est faite jusqu'à présent. {Mand. vol. 8, pages 51 et 53.)
5. Il y a maintenant des cercles agricoles dans presque toutes nos paroisses. Le zèle que vous avez mis à former
ces cercles est digne de tous éloges ; il montre que le prêtre ne demeure étranger à aucun des véritables intérêts du peuple. . . . C'est notre clergé qui a toujours tenu le sceptre des fortes études littéraires et scientifiques dans notre pays ; c'est lui qui a formé nos citoyens les plus éminents dans l'Eglise et dans l'Etat; c'est lui qui aura aussi la gloire et le mérite d'avoir contribué très puissamment à perfectionner l'agriculture et à accroître le bien-être matériel de notre peuple. [Aland.voX. 8, page 56.)
Aliénations. La fabrique ne peut aliéner ses immeubles ou les hypothéquer, sans le consentement de la paroisse et de l'Ordinaire. Il en est de même des meubles précieux. {Ma7ztiel ]>^os. 155, 171, 284, 285. Mignaulf, page 285.)
Angélus, i. L'angélus du matin et du soir se sonnera toujours à 6 heures depuis le ler octobre inclusivement jusqu'au jeudi-saint; 2. à commencer le samedi-saint, l'angélus se sonnera à 7 heures du soir et le matin à 5 heures jusqu'à la fin de septembre. (No 147 — Maiid.wol, 6, page 589.)
Anne (Sainte). Par un rescrit du 7 mai 1876, le Saint-Père a bien voulu accorder que sainte Anne fût déclarée patronne particulière de la province ecclésiastique et civile de Québec, sans préjudice toutefois du titre que, depuis deux siècles et demi, saint Joseph possède comme patron de tout le Canada. Et, par une suite nécessaire des règles de la liturgie, l'office de sainte Anne a été élevé, pour notre province, au rang de première classe, avec octave et solennité. (No 65 — Mand. vol. 6, page 25.)
La dévotion toujours croissante envers la Bonne Sainte Anne .... nous a engagé à ériger l'année dernière, dans la Basilique de Sainte-Anne de Beaupré, une confrérie destinée à glorifier cette grande Sainte, en rendant son culte plus universel et plus pratique, à faire profiter un plus grand nombre d'âmes des grâces que Dieu se plaît à répandre sur ses dévots serviteurs .... Cette confrérie, érigée le 27 septembre 1886, a été élevée au rang d'une archiconfrérie par Notre Saint Père le Pape, par un rescrit du 26 avril 1887 .... Nous exhortons Messieurs les curés et Missionnaires de l'archidiocèse à Nous demander un diplôme établissant la confrérie de la Bonne Sainte Anne dans leur paroisse et mission ; et ensuite à la faire affilier à l'archiconfrérie en s'adressant au Père Rédemptoriste, curé de Sainte- Anne de Beaupré. {Mand. vol. 7, pages ii, 12, 13. ^
Apostolat DE LA PRIÈRE, i. La seule œuvre imposée aux associés pour jouir des avantages accordés par le Souverain Pontife à cette association, est cToffrir aie moins 2 me fois le jour les actions de la journée en union avec les intentions dn Sacré-Cœnr de Jésits. Quoi de plus facile ? Vous priez, vous souffrez, vous accomplissez les devoirs de votre état, vous exercez des actes de charité envers le prochain .... unissez tout cela aux intentions du Sacré-Cœur de Jésus .... Faites inscrire votre nom dans le rei^istre de l'association et avez un billet d'aérégation, et vous voilà associé pour toujours à cette belle
1 — Le S cctobre 1G7S, le vénérable Mgr de Laval approuvait les règlements de la confrérie de Saints Anne établie dans la paroisse de Québec. Mand. vol 1, page 101. Le siège de cette confrérie est actuellement l'église de Saint-Jean-Baptiste de Québec. 2— D,
œuvre, vous voilà participant aux prières et aux mérites de X Apostolat de la prière. ^ (No 63 — M and. vol. 6, page
2. Le meilleur moyen de répandre et d'établir solidement X Apostolat de la prière, est d'organiser un comité de zélateurs et de zélatrices, chargé de distribuer les billets et de recueillir les noms à enregistrer par le curé. On peut se servir pour cela d'une organisation déjà existante, par exemple pour la Propagation de la foi, la
Sainte Enfance, la Sainte Famille Il est essentiel
que les billets soient distribués gratuitement. (No 64 — Mand. vol. 6, page 24.)
3. Quand le premier degré est organisé d'une manière à peu près générale, les directeurs locaux dirigent leur
1 — MM. ies Curés et Supérieurs ou Chapelcains de communautés, qui désirent établir l'Apostolat de la prière dans leurs paroisses ou communautés, doivent :
lo. Se jiirocurer un diplôme cVagréfjation, que le directeur central pour l'Archidiocèse enverra gratuitement à ceux qui en feront la demande. Il serait l)on de faire encadrer ce diplôme et de le suspendre dans la sacristie.
2o. Ouvrir un registre iV agrégation pour y inscrire les noms des personnes, même étrangères à la paroisse ou à la communauté, qui veulent être associé(?s.
3o. Donner ^m^is à chaque associé un billet iVagrcgation. Chaque associé enregistré peut mettre ou faire mettre son nom sur le billet et fixer le jour où il désire gagner l'indulgence plénière attachée à son entrée dans l'association.
Un petit ouvrage intitulé Petit Manuel de V Apostolat de la Pritre renferme tous les renseignements nécessaires sur l'œuvre.
Les billets d'agrégation se vendent une piastre le mille au secrétariat. Il est essentiel qu'ils soient distribués gratuitement à chaque associé. MM. les curés pourront engager la fabrique ou quelque personne charitable à faire les frais de cet achat, ou même fnire une quête dans l'église à cette intention. (Les statuts de T Apostolat de la Prière sont publiés dans le vo\. G des Mand. p. 100.)
attention sur le deuxième degré, puis enfin sur le troisième. C'est à ce dernier degré que se rattachent la communion réparatrice, la con^imunion du premier vendredi du mois, etc ....
L'expérience prouve que du moment que l'Apostolat de la prière est solidement établi dans une paroisse, le meilleur moyen de garder cette association vivace et florissante, c'est de profiter tous les ans de la première communion pour enrôler les enfants dans cette sainte milice. (Mand. vol. 7, page 98.)
Archives. Voir Registres, i. Invigilent continuo ecclesiarum rectores ne instrumenta quae spectant ad
bona (ecclesice suae) perimantur aut pereant. {II Conc.
Qîceô.d. XV)
2. Les mandements, lettres pastorales, circulaires, lettres d'affaire concernant la paroisse, dispenses, cahiers de prône, comptes et reçus, recensement, journaux de comptes, documents officiels venant de l'archevêché ou du gouvernement civil, tels que gazette officielle, statuts, actes du parlement, proclamations, etc., doivent être conservés avec soin et laissés entre les mains de son successeur par le curé qui quitte la paroisse. Dans le cas de mort, les exécuteurs testamentaires doivent examiner avec soin les papiers et livres du défunt afin de ne rien emporter de ce qui appartient à la fabrique. Pour obvier à toute difficulté et mettre sa conscience en parfaite sécurité, chaque curé doit tenir à part de ses propres papiers tout ce qui appartient à la fabrique. (No 70 — Mand. vol. 6, page 54.)
3. Il serait désirable que les registres et papiers de la fabrique fussent conservés dans des voûtes à l'épreuve
du feu ; et j'invite MM. les curés à faire tout en leur pouvoir pour obtenir qu'il en soit ainsi. Mais là où ce n'est pas encore possible, il faudrait du moins que ces documents fussent tenus constamment dans des boîtes facilerneiit transportables en cas de danger. Ces boîtes ne devraient pas être conservées dans la sacristie, où personne ne se trouve durant la nuit pour les sauver du péril, ni dans le grenier du presbytère. La meilleure place est dans l'appartement ordinaire du curé; et les serviteurs devraient avoir des ordres précis sur ce qu'ils auraient à faire en cas d'incendie pour sauver ces documents. Le registre de l'année peut être gardé à part, mais il ne devrait pas être laissé dans la sacristie à la merci de tout le monde.
4. Quelque petit que soit le nombre des titres et documents d'une fabrique, il n'est pas inutile d'en avoir une liste dans le registre des délibérations de la fabrique, afin que l'on puisse plus tard en constater l'existence. Cette liste doit être faite avec quelques détails importants qui puissent servir plus tard : par exemple, '' Dona- '' tion ou vente d'une terre de"'''arpents sur'''''", par N . . . , 'Me. . ."de l'année'"''" . . . , notaire. " Parce que l'on n'a pas trouvé la liste, ce n'est pas une raison pour n'en point faire. Dans le registre il faut laisser quelques pages blanches pour continuer cette liste au besoin. (No 81 — Mand. vol. 6, page 136.)
Assemblées de paroisse et de fabrique. Le curé seul, ou le prêtre desservant, préside ces assemblées, et toute délibération doit être entrée au registre des délibérations de cette paroisse .... nonobstant tout usage ou coutume contraire {S. R. B. C, ch. 18. vj. 45). Voir JManucL No 198 et Mignault, page 323.
Assemblées politk^ues. A raison de ki sainteté de nos églises et du respect qu'elles méritent, notre Concile défend de tenir dans le voisinage des églises des assemblées politiques ou autres qui n'ont pas rapport à la religion et de faire des discours sur le perron, de peur de troubler le silence religieux qui doit régner dans nos saints temples.
Cette défense que nous avions faite en 1878, est aujourd'hui la règle générale dans la province civile de Québec et est approuvée par le Saint-Siège. {M and. vol. 7, page 51.)
AssuRA^'CE. I. Dans le cas oi^i la fabrique, c'est-à-dire les marguilliers seuls, sans le consentement exprès de la paroisse convoquée régulièrement, auraient pris la responsabilité de laisser sans assurance les édifices religieux de la paroisse, je déclare que ces marguilliers ont manqué à leur devoir et j'ordonne qu'il soit convoqué au plus tôt une assemblée de la paroisse pour cet objet. M. le curé devra rappeler clairement aux paroissiens que, dans le cas d'Incendie de leur église, ou du presbytère, c'est sur eux que retombera l'obligation de reconstruire, et qu'ils aient à choisir entre une assurance e^|jife*ourd fardeau d'une reconstruction sans aide. Dans certaines paroisses où la fabrique est fort endettée, les créanciers ont droit d'exiger une police d'assurance comme sûreté collatérale, et en cas d'accident, ils peuvent quelquefois revenir personnellement contre les marguilliers qui auraient négligé une précaution dictée par la prudence et garantie par des contrats exprès. (No 28 — Mand. vol. 5, page 180.)