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jour ; mais le jour de la commémoration des morts, on emploie la couleur violette,
8. Luminaire. Vingt cierges doivent brûler devant le Saint-Sacrement. Aucune de ces lumières ne peut être placée devant ou derrière l’ostensoir. Ce nombre de cierges une fois rempli, on peut y ajouter autant de lampes et de bougies que l’on voudra, et cela convient . surtout dans les temps où le concours des fidèles est plus grand.
Durant la nuit, on peut se contenter de dix cierges avec dix lampes ou bougies, et ces vingt lumières peuvent être placées sur deux crédences un peu en avant de l'autel, afin que les gardiens de nuit puissent plus facilement en avoir soin. Les chandelles de suif sont Géfendues en tout temps,
On aura soin, le matin ei le soir, d'éclairer convenablement la nef,
9. Adorateurs. Afin qu’il y aît toujours des adorateurs devant le Saint Sacrement,- MM. les Curés partageront leurs paroisses en plusieurs parties et assigneront à chacune le temps où ceux qui y demeurent viendront prier durant le jour.
Au moins deux clercs en surplis devront se tenir en adoration, jour et nuit, à une distance de quatre ou cinq pieds du dernier degré de l'autel, et séparés l’un de l’autre par la largeur de l’autel. On leur donnera un prie-dieu, afin qu’ils puissent demeurer à genoux convenablement, car il ne convient pas qu’ils soient assis ou debout, et il faut pour cela les changer fréquemment,
L’Instruction Clémentine exige absolument qu’un ou deux prêtres, en surplis, avec étole blanche, ou des ecclésiastiques en surplis, se tiennent en adoration au
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pied de l'autel. Cette règle ne peut pas être imposée rigoureusement dans ce pays, où les prêtres réunis à cette occasion, sont ordinairement très occupés à entendre les confessions. Nous espérons qu’ils feront leur possible pour remplir, même durant la nuit, envers Notre Seigneur, un devoir si doux. Les différents exercices de piété et le saint office ne sauraient être mieux accomplis qu’en présence du Saint Sacrement.
S'il n’y a qu'un prêtre, il se placera au bas des degrés, du côté de l’épitre, avec un appui pour s’agenouiller. Le second prêtre se placera du côté de l’évangile.
Pour adorateurs durant la nuit, le Curé choïsira une dixaine d’hommes de bonne volonté, respectables, d’un âge mûr, dont au moins deux en surplis seront toujours en adoration, tandis que les autres se reposeront à la sacristie, ou ailleurs, selon qu’il sera réglé par le Curé.
10. Bedeau, Sacristain, Servants. Le bedeau, sacristain, ou autre personne quelconque, ne doit point passer, ou se tenir dans le chœur, s’il n’est pas en surplis.
On tachera que les servants des messes basses suivent la même règle.
11. Quéles el pain bénit. On ne fera aucune quête et on ne donnera pas de pain bénit, même le dimanche,
12. Prédication. Il pourra y avoir prédication, après le premier évangile, le jour de l’ouverture. (Cette prédication ne doit pas durer plus d’une demi-heure.
Si le second ou le troisième jour est un dimanche, ou jour de fête, le curé placé au bas du chœur, du côté de l’évangile, avec une étole blanche, s’il est en surplis, la tête toujours découverte, fera les annonces et publications ordinaires et pourra y ajouter quelques mots d’ex-
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hortation. On ne mettra point de voile devant le Saint Sacrement durant ce temps.
13. Mariages et sépultures. Avant la messe de l'ouverture, rien n'empêche de célébrer les mariages et sépultures comme d'ordinaire, |
Mais une fois que le Saint Sacrement est exposé on ne doit pas le faire.
Si une sépulture ne peut être avancée ou retardée, on pourrait chanter le service dans une chapelle entière. ment séparée de l’église, ou bien dans la sacristie, si elle
a un autel et des dimensions convenables. Dans ce Cas, on recommandera aux chantres de modérer leur voix, et on tiendra les portes du chœur fermées.
Si on ne peut avoir recours à aucun de ces moyens, 1° on fera la levée du corps avec chant comme à l'ordinaire à quelque distance de l’église, et on chantera le libera et autres parties de l'office, le long de la route ; 2° une fois qu’on est entré dans l’église, les prières se récitent à voix très-basse ; 3° le service solennel sera remis à un autre jour.
14. Ornements. Pour se procurer des ornements convenables et des tentures, etc., plusieurs paroisses pourraient se réunir. Les paroisses riches se feront un devoir de prêter aux plus pauvres de leur voisinage de quoi rehausser l'éclat des hommages rendus à N otre-Seigneur.
La couleur des ornements doit être conforme à la messe que l’on célèbre.
À la procession, on se sert de la même couleur. qu’à la messe. Si quelque cause raisonnable en fait prendre une autre, ce ne peut être que la blanche. Si l’'Evêque fait la procession après la messe célébrée par un autre, il prend toujours des ornements blancs.
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15. Sonnerie des cloches et clochettes. A commencer la veille de l’ouverture jusqu’à la fin de l'exposition, l'angelus et les trois coups des grand’messes et des vêpres, se sonnent à grandes volées.
Pour annoncer les basses messes, on sonnera quelques coups de la grosse cloche.
À la messe haute ou basse, qui se dit durant l’exposition, à un autel quelconque, on ne sonne point la clochette, On aura soin de serrer les clochettes.
16. Heures des messes. La messe de l'ouverture, et celle de la réposition commenceront à neuf heures et demie, si elles sont chantées, La messe de l’ouverture, si elle est basse, peut commencer à la même heure: mais la basse messe de la réposition ne doit pas commencer avant dix heures et demie, de peur que la réposition ne soit terminée avant que l’exposition commence dans une autre église.
17. Messes d'ouverture et de déposition. Si on ne peut pas absolument chanter la messe, on dira la messe basse du jour, à moins que les rubriques ne permettent de dire une messe votive, car alors on dira celle du Saint Sacrement, telle qu’elle se trouve vers la fin du missel, sans (loria, ni Credo et sans la prose. Préface de la Nativité ; ornements blancs. Durant l’octave du Saint Sacrement, on dit la messe de la fête avec la prose. A la messe du jour, on fait mémoire du Saint Sacrement après toutes les oraisons prescrites par la rubrique, svant l’oraison de mandato. On omet cette mémoire aux fêtes de I et de IT classe, le Dimanche des Rameaux et aux vigiles de Noël, de Pâque et de la Pentecôte.
La grand’messe doit se célébrer avec diacre et sousdiacre autant que possible, On chante la messe votive
du Saint Sacrement, telle qu’elle se trouve à la fin du Graduel, avec Gloria, Credo de première classe. Durant l’octave de la Fête-Dieu, on la chante comme au jour de la fête. Préface de la Nativité ; ornements blancs. Mémoire seulement de l'office du jour. On omet la mémoire d’un simple et l’oraison de mandato.
Cette messe se chante, même aux fêtes doubles, excepté les jours suivants : 1° les fêtes et solennités de I et de IT classe; 2° les dimanches privilégiés qui sont les dimanches de l’Avent, celui de la Septuagésime et tous les suivants jusqu’à celui de Quasimodo inclusivement ; 3° durant les octaves entières de l’Epiphanie, de Pâque et de ia Pentecôte ; 4° les vigiles de Noël, de Pâque et de la Pentecôte ; 5° le Mercredi des Cendres et toute la Semaine Sainte.
En ces jours, on chante la messe du jour, ou de la s0lennité. Excepté le Jeudi Saint et le Samedi Saint, et à la Fête-Dieu, on y fait toujours mémoire du Saint Sacrement comme suit : 1° si la messe est d’une fête ou solennité de T ou IT classe, et qu’il n’y ait point à faire de mémoire, sub distincla conclusione, d’un dimanche ou d’une férie privilégiée, la mémoire du Saint Sacrement se fait sub unica conclusione avec l’oraison du Jour ; 2° dans tous les autres cas, la mémoire du Saint Sacrement se fait à la suite des oraisons prescrites par la rubrique. On omet toujours les oraisons de mandato. La mémoire du Saint Sacrement ne peut remplacer celle ad libitum. Si la messe que l’on chante ne comporte pas par elle-même le Œloria ou le Credo, on ne les ajoute point à raison de l’exposition. Le Mercredi des Cendres et durant la Semaine Sainte, Kyrie du carême : aux autres messes, Æyrie de première classe, La pré-
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face et la couleur sont celles qui conviennent à la messe que l’on chante, même quand la couleur est violette, MM. les Curés auront soin d’afficher dans la sacristie la rubrique des messes hautes et basses à dire pendant l'exposition de leur paroisse, afin que chaque prêtre sache parfaitement ce qu’il a à faire aux différents jours de l’exposition.
18. Messe solennelle du second jour. Le second jour on chantera une grand’messe, à l’heure la plus commode, avec diacre et sous-diacre, si c’est possible. (C'e sera, jusqu’à nouvel ordre, la messe votive Pro pace. Cette messe a les mêmes privilèges, les mêmes mémoires et souffre les mêmes exceptions que les messes solennelles de l'ouverture et de la déposition. Couleur violette. Jamais de Gloria. Credo seulement le dimanche. Kyrie de seconde classe excepté le Mercredi des Cendres et la Semaine Sainte, où l’on chante celui du carême. Préface commune même le dimanche, excepté durant le carême, le temps pascal et les octaves qui en ont une propre; mais non la préface propre de la fête du jour.
Quand on chante la messe du jour, on fait mémoire de la paix de la même manière qu’on fait mémoire du Saint Sacrement au jour de l’ouverture et de la déposition ; mais on omet celle du Saint Sacrement.
Après cette messe il n’y a ni procession, ni cérémonie particulière.
On omet cette messe si l’on ne peut la chanter convenablement à un autre autel qu’à celui de l’exposition.
19. Le jour de l'ouverture. À la messe de l’exposition, le célébrant consacre deux grandes hosties, dont l’une est destinée pour l’exposition.
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Jusqu’à la communion on peut se contenter du nombre ordinaire de cierges.
Avant les ablutions, le sous-diacre, ou un prêtre en surplis, ou à leur défaut, le cérémoniaire, apporte l’ostensoir couvert d’un beau voile blanc et le place debout près du corporal, du côté de l’épitre. Le diacre, ou le célébrant à son défaut, le découvre, le met sur le milieu du corporal et l’ouvre, Le célébrant y met lui-même la lunule qui renferme l’hostie consacrée. Le diacre retourne l’ostensoir et le laisse sur le corporal sans le couvrir, La messe s'achève avec toutes les cérémonies et génuflexions prescrites en présence du Saint Sacrement exposé. Après le dernier évangile, s'il y a à réciter des prières commandées per l'évêque, le célébrant les dit comme d'ordinaire.
20. La procession de l'ouverture. Si l’église est assez grande pour qu’on puisse y faire convenablement la procession, on ne sort point au dehors ; dans le cas contraire, on sort, mais seulement à une petite distance et on n'arrête à aucun reposoir. Si la procession est impossible, on fait les mêmes encensement et l’on chante les mêmes morceaux, à part du Zantum ergo…. et Genilorr.… qui ne se chantent qu’une fois, tout le monde demeurant à genoux.
Après la messe, ayant fait la prostration, le célébrant et ses ministres vont à la banquette déposer leurs manipules. Le célébrant ôte la chasuble et revet la chape de la couleur dite au No. 14. Il met de l’encens dans deux encensoirs, s’il doit y avoir procession, sinon dans un seul. II vient ensuite avec ses ministres faire la prostration in plano et se mettre à genoux sur le degré inférieur de l’autel. Le céléhrant encense le Saint-Sacrement de
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trois coups comme d'ordinaire, reçoit le voile huméral, monte à l'autel, se met à genoux sur le plus haut degré et reçoit du diacre, qui est debout, l’ostensoir entre ses mains couvertes du voile, Il se relève aussitôt et se retourne vers le peuple; le diacre passe à sa droite et le sous-diacre a sa gauche.
Les chantres entonnent alors l'hymne Pange, lingua que l’on chante lentement, comme il est marqué au Jeudi-Saint, et si la procession doit durer lcngtemps, on répète Tantum ergo entre les strophes. On observe les cérémonies prescrites pour le Jeudi-Saint.
Afin que le célébrant puisse se mettre en marche immédiatement, on aura soin d’organiser la procession un peu d’avance.
Si quelque confrérie doit faire partie de la procession, elle marche avec sa bannière en tête, avant la croix qui est portée par un clerc en surplis, entre deux acolythes. On descend par le côté de l’évangile et on revient par celui de l’épitre.
Au moins huit prêtres, ou clercs, en surplis, ayant des cierges allumés, précèdent le Saint Sacrement qui est encensé par deux thuriféraires. Lorsque la procession doit sortir de l’église, aux côtés du duis, quatre clercs, ou au moins deux, portent des fanaux allumés au bout de tiges assez hautes pour que ces lumières soient visibles au-dessus de la foule.
21. Après la procession de l'ouverture. Le clergé en rentrant au chœur se rend immédiatement à sa place sans aller faire la génuflexion au pied de l’autel, et se met à genoux.
Le célébrant arrivé au bas des degrés, remet au diacre, qui est à genoux in plano, l’ostensoir que celui ci va
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placer sur le trône préparé pour l'exposition. Le célébrant et le sous-diacre restent à genoux sur le plus bas degré.
Les chantres entonnent de nouveau Zuntum ergo…
Genitori… et le célébrant encense comme d'ordinaire. Immédiatement les chantres commencent les litanies des Saints, qui sont suivies du psaume 69 et des versets comme aux Rogations. Le prêtre dit aujourd’hui (mais non pas le dernier jour) Dominus vobiscum, avant les oraisons comme aux saluts ordinaires, ajoutant après l’oraison pour le Souverain, les oraisons Deus, refugium, et Omnipolens, sempiterne Deus qui est la dernière de celles qui se disent aux Rogations. On y ajoute comme aux Rogations les trois versets : Domine, eraudi orationem meam.. Éraudiat nos... Et fidelium…
Après cela le célébrant fait la prostration avec ses ministres et s’en va à la sacristie, ainsi que tout le chœur.
22. Le jour de la déposition. La messe se célèbre à l'autel de l'exposition, avec toutes les cérémonies voulues en présence du Saint Sacrement exposé.
Après la messe, le célébrant étant revêtu de la chape, et à genoux au pied de l'autel, comme au premier jour, on chante les litanies des Saints, avec le psaume 69 et les versets comme aux Rogations, jusqu’à Domine, exaudi orationem inclusivement ; mais non pas les oraisons,
Ensuite a lieu la procession comme au premier jour. Au retour, on chante de nouveau Tunfum ergo.… Genilori avec encensement : Panem de cœlo…
Le célébrant ne dit pas Dominus vobiscum avant les oraisons qui sont les mêmes qu’au premier jour, avec les versets qui suivent, Après qu’on à répondu Amen au verset Et fidelium animæ, il entonne 7e Deum et dit
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l'oraison d’actions de grâces comme d’ordinaire, tous étant debout. Il donne la bénédiction du Saint Sacrement et ensuite on chante le psaume Laudate Dominum, omnes gentes, pendant que le diacre met le Saint Sacrement dans la custode.
23. Messes basses. Avant l’exposition, le jour de l’ouverture, il n’y a rien de particulier ; on peut même dire des messes de requiem.
Une fois l'exposition faite 1° les messes de requiem ne sont permises que le jour de la commémoraison des défunts, et on se sert de la couleur violette; 2° aux jours libres il convient que l’on dise la messe votive du Saint Sacrement avec les mémoires et oraisons voulues, sans Gloria et sans Credo; 8° à la messe du jour on fait mémoire du Saint Sacrement après toutes les oraisons prescrites par la rubrique et avant celle de mandato : on omet cette mémoire aux fêtes de I ou de II classe, aux veilles de Noël, de Pâque et de la Pentecôte et le Dimanche des Rameaux.
Le célébrant qui passe devant l’autel de l'exposition, se met à genoux, se découvre, fait la prostration, se recouvre, se relève et continue son chemin.
24. Observations sur certains jours. La bénédiction des cierges à la Purification, celle des cendres, des rameaux, des fonts baptismaux, se font comme d'ordinaire avant la messe de l'exposition.
Si cette bénédiction tombe au second ou au troisième jour, on la fait à un autre autel. Dans le cas de néces-
sité, on la fait à une crédence placée au bas des degrés, du côté de l’épitre et le prêtre se place de manière à ne point tourner le dos au Saint Sacrement. On omet les