‹ Discipline du diocèse de Québec [microforme]Chapitre 29 sur 103 · MS HU · texte numérisé non relu

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quant, le juge de paix doit condamner telle personne à une amende au maximum de quatre piastres et au minimum d’une piastre ; si cette personne ne peut payer l'amende incontinent, elle doit en vertu d’un mandat sous le seing et sceau de tel juge de paix, être incarcérée dans la prison commune du district où l'offense a été commise, durant l'espace de ‘huit jours, à moins que l'amende ne soit payée plus tôt. ” (S. À. 2. C., c. 22, s. 3, No 3488.)

3. Hæc synodus omnes ad quos spectat monet ac obtestatur ut in ecclesiis aliisque pis locis omnia sint munda, ordinata ; nulla permittantur ibidem profana conventicula : coerceantur liberiores ministrorum inferiorum et aliorum habitus et gestus : modestia et reverentia ab omnibus serventur. (71. Conc. Queb. d. V)

4. Nulla ædificetur ecclesia, nisi situs, schema, ornamenta fuerint ab episcopo probata. Nulla in ædibus sacris fiat alicujus momenti refectio, nulla mutatio formæ, cujus opportunitas non fuerit episcopali auctoritate sancita. (ZZ. Conc. Queb. d. X V.)—Voir App. page 203...

5. À raison de la sainteté de nos églises et du respect qu'elles méritent, nous défendons que dorénavant il se fasse des discours politiques ou autres, sur le perron, vu qu'ils troublent les personnes qui ptient, et dérangent les catéchismes qui souvent ont lieu dans ce même temps. Les assemblées publiques doivent donc se tenir assez loin de la maison de Dieu pour ne point troubler le religieux silence qui doit régner dans nos saints temples.

(VIF Conc. Queb. d. XIII.) ELECTIONS DE MARGUILLIERS. Voir Marguilliers. ELECTIONS DE sYNpics. Voir 49. page 209...

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ELECTIONS POLITIQUES. Voir /nffuence indue, Parjure, Cas réservés. Dans une encyclique du 10 janvier 1890 sur les principaux devoirs des chrétiens, Léon XIII donne ce grave enseignement : ‘“ Vouloir engager l'Eglise dans les querelles des partis (politiques) et prétendre se : servir de son appui pour triompher plus aisément de ses adversaires, c’est abuser indirectement de la religion. Au contraire, tous les partis doivent s'entendre pour entourer la religion du même respect et la garantir contre : toute atteinte. Dès que les intérêts du catholicisme sont menacés, tout dissentiment doit cesser entre les catholiques, afin que, unis dans les mêmes pensées et les mêmes conseils, ils se portent au secours de la religion.” (Mand. vol. 7, pages 112.et 131.)

Rappelons ici sommairement la ligne de conduite que l'épiscopat a tracée au clergé à propos de la politique.

Le Décret XV du deuxième Concile de Québec résume ainsi les devoirs du prêtre sur ce sujet : “ Dicta sua ponderet, scripta discutiat, actus suos ita componit, ut non vituperetur ministerium nostrum ; perfectus appareat homo Dei ad omne opus bonum instructus.”Et les Pères du même Concile, dans leur circulaire collective du 4 juin 1854, s'expriment ainsi : ‘“ Le civ'gé doit, dans sa vie publique et privée, demeurer neutre dans les questions qui ne touchent en rien aux principes religieux.”

Après avoir déploré les crimes, la corruption, les péchés innombrables qui se commettent trop souvent à l'occasion de l'élection des députés et des conseillers municipaux—mensonges, médisances, calomnies, ivrognerie, rixes, blasphèmes, parjures, etc.—les Pères du Quatrième Concile (Décret IX) exhortent les prêtres à s'élever contre ces désordres et à inculquer aux fidèles

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