‹ Discipline du diocèse de Québec [microforme]Chapitre 31 sur 103 · partie chaire · texte numérisé non relu

partie chaire

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des discussions compromettantes pour votre caractère : car vous savez que les paroles les plus*innocentes et les plus vraies sont exposées dans ces temps-là à être mal comprises, mal interprétées, mal rapportées. Et même si vous voyez que l'excitation des esprits est extraordimaire, la prudence vous engagera à répondre simplement” que ce que vous avez dit en chaire doit suffire pour les guider. (No 68—Mand. vol 6, page 47.) Voir toute la circulaire collective du 11 octobre 1877.

Une lettre du Cardinal Préfet de la Propagande à l'Archevêque de Québec, en date du 13 septembre 1881, renferme les mêmes avis aux évêques et au clergé. (No 104—Mand. vol. 6, page 267.)

INSTRUCTIO !

ad concionatores et ad confessarios Provincie Quebecensis circa modum agendi cum iis qui suffragium suum vendunt in electione.

1. Concionatores exponant : 1° Peccatum esse vendere suffragium et hoc prohiberi a lege tum divina, tum humana ; 2° Hoc peccatum esse prave ex genere suo propter gravitatem damnorum quæ inde proveniunt tum moribus, tum reipublicæ : corrumpuntur enim mores per venalitatem inductam in mentibus plebis : respublica exponitur damnis ex malo candidato et perversis legibus ; 3° Hoc peccatum, grave ex genere suo, esse etiam ex genere suo materiam necessariam confessionis et contri-

1—La première partie de cette instruction se trouve développée dans le mandement du 25 mai 1876, reproduit ci-après. La seconde

partie ne regarde que les confesseurs, et ne doit pas être traitée en chaire.

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tionis, nec expectandum esse a pœænitentibus donec de eo Ma confessarius inquirat ; 4° Item malum esse grave recipere pecuniam pro suffrapio omittendo.

De restitutione vel pænitentia salutari a confessariis E injungenda, nihil omnino dicant concionatores, quia pendet élire a multis circumstantiis quæ ponderandæ sunt a confes- Parl sariis. rap}

2. Confessarit : 1° Antequam suffragium datum fuerit en! vel omissum pro pecunia, vel sz conditio contractus illiciti | vou: non fuert! impleta, omnino exigant ut restituatur pecunia L ei qui eam tribuit : nondum enim impleta conditione Diet culpabili, dominium non fuit acquisitum, et censetur non à la posse acquiri, quia conditio turpis est moraliter impossi- |! la vé bilis ; 2° S? confessio fiat post implelam conditionem exet contractus, non possunt imponere restitutionem proprie dre I dictam (vide Gury, De contractibus, No 760 ; S. Alph. mêtn. Lib. III, No 7r2), sed bene valent s#y#ngere eleemosyna- qui 7 rum erogationem, tanquam novæ vitæ custodiam et ad juge præteriti peccati vindictam et castigationem, ut ait Trid. 6), cc sess. XIV, cap. 8, (vide Gury, De pœnitentia, No 521). n'en! Hæc posterior regula non est absoluta sicut prior : summa Il cum prudentia applicanda est et Consideratis omnibus il jug circumstantiis locorum, personarum et culparum. In dubio quelq potius abstinendum. Calamus quassatus non est rumpen- de vi dus. Infirmi in fide benigne suscipiendi. Cum pauperibus vost et rudioribus mitius agendum. Aliquando pars pecuniæ ‘impo tantum est elargienda. accoti

Caveant præsertim confessarii ne sibi suspicionem avaritiæ aut cupiditatis acquirant, eleemosynarum illarum s Due o sérieuse

distributionem sibi reservando. l'électi sont les à avis qu

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Mandement de Monseigneur E.-A. Taschereau, Archevêque de Québec, sur les devoirs des électeurs pendant les élections.

Bientôt, Nos Très Chers Frères, vous serez appelés à élire un membre pour représenter votre comté dans le Parlement. Notre charge pastorale nous engage à vous rappeler en peu de mots vos obligations de conscience en cette circonstance solennelle et si importante pour vous et pour le pays tout entier.

La grande erreur des temps modernes tend à bannir Dieu de la société civile, et à rendre celle-ci étrangère à la religion : on admet bien, en apparence du moins, la vérité de ce jugement que Jésus-Christ doit un jour exercer sur tous les hommes, mais on veut en restreindre l'objet à la conduite privée. L'on oublie que le même Dieu qui doit juger les individus, est aussi celui qui juge les peuples (Ps. VII, 9) et qu'il exercera un jugement terrible sur ceux qui gouvernent (Sagesse VI, 6), comme sur ceux qui sont gouvernés. Aucun homme n'en sera exempt.

Il jugera donc les candidats ; il jugera les électeurs ; il jugera tous ceux qui prennent part aux élections de quelque manière que ce soit. Il vous demandera compte de vos intentions, de votre choix, de votre suffrage, de vos paroles, de vos actes, dans l'exercice de ce droit

‘important de vote que la constitution de notre pays vous

accorde et vous garantit. Dieu vous demandera donc

1—Ce mandement devra être lu en chaire une fois, dès qu'il sera sérieusement question d’une élection. Le dimanche qui précèdera l'élection, MM. les Curés pourront lire 1x première partie : Quels sont les désordres à éviter durant les élections, ou donner eux-mêmes les avis qu’ils jugeront utiles.

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un jour pour qui, pourquoi et comment vous aurez usé de ce droit. Pas une parole, pas une démarche, pas une pensée, si cachée qu'elle puisse être dans votre cœur, . n’échappera à son œil scrutateur.

Il est donc souverainement important, N. T. C. F. que, durant cette élection qui va avoir lieu prochainement, vous observiez si bien les lois de la sbbriété, de la justice, de la charité, de la vérité, de la prudence, qu’à l'heure de votre mort votre conscience n'ait rien à vous reprocher.

Vous aimez votre pays, N. T. C. F. ; ce sentiment que la nature a mis dans votre cœur, la religion l'approuve et le sanctifie. La religion va encore plus loin, car en vous mettant sous les yeux la loi divine, elle vous

‘procure le moyen infaillible d'assurer à votre patrie ce repos, cette stabilité, cette liberté véritable, qui ne peuvent se trouver ailleurs que dans la vérité, la justice et la charité.

Durant cette élection il faut éviter certains désordres et observer certaines règles de prudence pour ne pas se tromper.

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