I. Quels sont les désordres à éviter durant les élections
Souvenez-vous, N.T.C.F., que tout ce qui est défendu en temps ordinaire, est également défendu durant | les élections. Bien plus, on peut dire en toute vérité que respec les fautes commises à l'occasion des élections, contre la vous
vérité, contre la justice, contre la charité, contre la tem- violen pérance, sont plus graves, à cause des conséquences qui 1e en résultent, non seulement contre le prochain, mais aussi in suis «
contre le pays tout entier, possit q d. XIV.
; usé s une cœur,
D Fe naineé, de ; qu'à
vous
iment l'ap- ; loin, e VOUS rie ce > peue etla
res et Das S€
ions ?
i est durant é que tre la temes qui s aussi
1. Vous savez que c'est un péché mortel de faire un faux serment. N'allez donc pas vous parjurer durant l'élection. |
C'est un énorme scandale que d'engager quelqu'un à faire un faux serment.
Le parjure est un cas réservé dans cette province, c'est-à-dire, que ceux qui ont eu le malheur de s'en rendre coupables, ne peuvent en recevoir l’absolution que de l'Evêque ou de son Grand Vicaire, ou d'un prêtre spécialement autorisé pour cela. Les Evêques assemblés en Concile ont jugé qu'il en devait être ainsi, afin que l'on comprenne bien quelle est l'énormité de ce péché du pariure. qui appelle en témoignage du mensonge, le Dieu de toute vérité et de toute majesté !.
Le mensonge n’a pas sans doute la même gravité que le parjure, mais il peut facilement devenir un péché mortel, à cause de ses conséquences. Ne faites pas de calomnies contre votre prochain, ne répétez pas les calomnies que vous aurez entendues. Vous n'aimez pas qu'on vous trompe par des mensonges ; ne trompez pas vous-mêmes les autres. Vous n'aimez pas qu'on dise des calomnies contre vous ; ne calomniez pas votre prochain.
2. Evitez toute violence en temps d'élection. Vous voulez, avec raison, que l'on respecte votre liberté ; respectez celle des autres. Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse. Donc, point de violence, point de menaces. Ceux qui ont recours à ces
1—De hoc crimine et de reservatione loquantur pastores animarum in suis concionibus, ut tandem de tanto peccato concipiatur horror, nec possit quis de ejus reservatione ignorantiam causari. (V, Conc. Queb. d. XIV.)
moyens pour faire triompher leur candidat, seront tôt ou tard punis de la même manière, car la justice de Dieu rend à chacun ce qui lui est dû.
3. Toujours l'ivrognerie est un vice bien dégradant : mais en temps d'élection, elle doit être évitée avec plus de soin. La raison en est bien claire.
Le droit de voter est un droit noble et important ; il doit donc être exercé en toute liberté d'esprit et en connaissance de cause. Celui qui a le malheur de s’enivrer ne sait plus ce qu'il fait, ni ce qu'il dit, et, par conséquent, il ne peut pas donner son suffrage en homme raisonnable, De plus, l'expérience démontre que l'intempérance est la cause de bien des parjures, des violences et quelquefois même de batailles sanglantes.
4. Ne vendez pas votre voix. Celui qui vend sa voix se déshonore lui-même ; il se dégrade et s’avilit, car il devient l’esclave de se qui l’achète.
Le droit de voter est trop noble et trop Lo.
pour être l'objet d'un pareil marché.
Vendre sa voix, N. T. C. F., c'est une trahison contre le bien public ; car c'est une faute qui tend à abaisser le caractère d’un peuple, c'est un moyen de favoriser un candidat que l’on juge indigne de son suffrage, c’est exposer le pays à être mal gouverné.
Vendre sa voix, c'est montrer qu'on ne sait pas ce que c'est que d'être électeur, qu'on est indigne et incapable d'exercer le noble droit attaché à ce titre.
Vendre sa voix, c'est s'exposer au danger du parjure.
Voilà pourquoi, N. T. C. F., vendre sa voix est un péché grave de sa nature ; et ceux qui ont le malheur de s'en rendre coupables, doivent s’en confesser et en avoir une contrition sincère,
(@] pour
Ils raine pour devoi indire au Co en crc
Qu bon c zèle d vrai p nécess
menac recule
Il fe la vio
Res