Conférence prononcée à Porrentruy le l9r décembre
Les notes de cette conférence n'ont malheureusement pas été retrouvées dans les papiers de Ferdinand Brunetière. Nous reproduisons simplement le compte rendu qu'en a publié le Journal des Débats.
de la frontière suisse, allemande et française, a prouvé, plus encore que par ses applaudissements, par l'attention visiblement passionnée avec laquelle il suivait le conférencier, combien celui-ci avait su l'intéresser, l'instruire, le captiver.
De fait, par l'élévation, la force et l'originalité de la pensée, par la vigueur pressante et l'habileté de l'argumentation, par l'abondance et la précision de l'information, par l'espèce d'ardeur généreuse qui en inspirait tous les développements, ce discours, qui n'était pas cette fois un « discours de combat », mais un discours de paix et de conciliation, — ce discours compte parmi les plus belles « actions » oratoires de M. Brunetière ; et il serait à souhaiter que l'auteur, en l'imprimant, élargît le cercle, nécessairement un peu étroit, de ses premiers auditeurs.
M. Brunetière a commencé par rappeler combien cette idée de la « réunion » était chère à Léon XIII et à Bossuet ; et il évoque à ce propos le souvenir ému d'un entretien qu'il eut en 1900 sur cette question avec le Pape défunt, à l'occasion précisément d'un discours qu'il avait prononcé au Vatican sur la « modernité » du grand évêqur français. D'autres témoignages empruntés i Newman, à Pusey, à Dœllinger, à M. Ernest Naville, à une bien curieuse lettre, enfin, que l'orateur venait de recevoir de Lyon,, lui servent alors