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L'IMPÉRIALISME

L’Angle2rre, pays de tradition dans ic» ::fes les coutumes et les projets, 4 été témoin, vers la dernière moitié du dix-neuvième siècle, d’un grand bouleversement dans sa politique coloniale, Vers l’année 1867, l’école utilitaire de Manchester demandait \ la Grande-Bretagne quels avantages lui rapportaient ses possessions d’outre-mer ? Répondant eux-mêmes à l'interrogation, les chefs de cette école posèrent cette conclusion que les colonies ne valaient pas les frais que le pays supportait pour les conserver. Un

courant d'idées dans ce sens s'établit bientôt, et l’on en vint, dans les cercles politiques, à invoquer l’abandon total des colonies.

En 1868, les marchands de Québec offraient un banquet à sir John Young, à son arrivée au Canada. A cette réunion, le nouveau gouverneur jeta ses auditeurs dans l’effarement, en leur disant au nom du cabinet anglais, que si le Canada désirait se séparer de la Grande- Bretagne, celle-ci n’y mettrait aucun obstacle. Cette cavalière façon de nous inviter à tirer au large fut suivie du retrait des troupes anglaises de notre pays. A la même époque, le Times raillait les colonies australiennes, qui persistaient à désigner l'Angleterre sous le nom de mère patrie.

Un homme d’Etat anglais important trouvait que les co-

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