CONFÉRENCES IMPÉRIALES LI
franco-prussienne, hurlaient : “ A Berlin, à Berlin # et restaient dans leur bureau. On sui ce que vaut le patrictisme en chambre.
Dans la réalité des faits, rien de dangereux comme cette campagne de nos exaltés. Ces grands anglomanes sont les pires ennemis de leur cause. Paraisse jamais parmi nous le fardeau des charges miitaires sous lequel gémit l’Europe, et on verra avec quelle rapidité le loyalisme des paysans d’Ontario s’usera à son frottement.
La révolution américaine de 1775 n’a surgi que d’une question d'intérêts lésés ; le reste n’était qu’accessoire. Les colons de la Nouvelle-Angleterre et de la Virginie s’insurgèrent contre la mère patrie, décidée à mettre sur leurs épaules une partie des dépenses de la guerre, alors qu’elle leur refusait toute faculté d’établir chez eux une industrie quelconque. Que l’on ne voit aucun sens comminatoire dans cette allusion à uu passé fâcheux, mais plutôt un rappel aux leçons de l’histoire, auxquelles nos impérialistes se mcantrent réfractaires,
Æn cette question où tant d’intérêts s'opposent, on ne peut arriver à une solution raisonnable que par l’action concordante de la Grande-Bretagne et de ses colonies. Sur cette entente s’établira la loi d'équilibre qui régit les relations internationales. Que les extrêmes ne l’oublient point: Nous traitons ici de puissance à puissance.
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