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{ 120 Discours | je oi de la grande roine à j uelle il est x LE | le trône, Nous avons toujours à
À Sa Majesté Je roi, l'expression de té qui ne s'inspire ni do l'adulation, ni du # prend sa source dans des
cœurs reconnaissants ui savent pleinement apprécier le bonheur de vivre sous l'empire institutions britanniques, Î en
se son eureux et bien que le ét6 celui de son p ur,
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dstone, do avec un intéré
t passionné Gladstone a
d'Etat, de Caractère ome Rule à evait tout na le l'admira.
“ifrid, :
jugé cette belle Parlementaires anglais
» Avec plus de ments que ses aînés,
On ressentira à la lecture de l'éloge de Gladstone que sir Wilfrid a fait, le lendemain de la mort de son ami, l’émotion qui court de la première phrase à la dernière de ce vibrant hommage rendu par le prince des orateurs canadiens au prince des orateurs anglais.
(TRADUCTION) M. L'Orareur,
Tout le monde, je crois, admettra qu’il est grandement convenable et digne, au milieu de l’expression de regret universel, qui, de toutes les parties du monde, s'élève en ce moment vers le ciel, que nous joignions notre voix à ce concert et que nous témoignions des sentiments intimes de respect, d’admiration et de vénération que tout le peuple du Canada, sans exception de croyance ou de parti, professe pour la mémoire du grand homme dont la carrière humaine vient d’arriver à son terme. L’Angleterre a perdu le plus illustre de ses fils, mais cette perte n’affecte pas seulement l'Angleterre et l’Empire qui reconnaît sa souveraineté, ni même la race fière que les liens du sung unissent à l’Angleterre. Cette perte retombe sur toute l'humanité. M. Gladstone a consacré toute sa vie pour son pays, et le travail qu’il a accompli pour son pays était conçu et accompli en vertu de principes d’une si haute élévation, dans un but si noble, pour un objet si digne que non seulement sa patrie mes l’univers profitait de son œuvre.
Il r’est pas exagéré de dire qu’il a rehaussé le niveau de la ci: ‘isation, qu’il a rendu le monde meilleur par ses préceptes et par l’exemple de sa vie. Sa mort est pleurée, non seulement par l'Angleterre, sa terre natale, par l’Ecosse, le pays de ses ancêtres, par l'Irlande, pour qui il a fait tant et essayé de faire encore plus, mais sa mort est pleurée par le peuple des Deux-Siciles, dont les droits méconnus ont trouvé en lui un avocat ardent en face de toute l’Europe ; par le peuple des îles Toniennes dont il a assuré Vindépendance ; par le peuple de la Bulgarie et des princi pautés danubiennes en faveur de qui il a forcé son propre pays à se prononcer. Vraiment, depuis les grands jours de Napoiéon, pas
homme vivant n’a tant occupé le monde du bruit de 1ou nom, bas omme au monde n’a 4mu comme lui
créatures humaines. Mais si Napoléon imprégnait de son
droit contre la force, son nom reste celui du champion invincible, infatigable de l'op-
primé contre l’oppresseur, 1] est également vrai de dire qu’il ituai i la plus merveilleuse de e plus solide, de plus
£n conclure que Je comte de Cavour était homme d’Etat d’une habileté et d’une intuition merveilleuses, Âbraham Lincoln, inconnu Quand il fut élu à la présidence, a fait
1 a sauvé l’Union américaine, il a affranchi la r tait presque miraculeusement doué pour la tâche ait. Jamais homme n’a déployé une compréhen
litre, Il possédait presque qualité de l’homme d'Etat de prendre la bonn
prince Bismarck est la personnification du solid de l’implacable détermination, de l’incess
ces humaines qu’il ot ere l’imagina-
rome
manner annee ann
tion, la conception poétique des choses qui manquait au comte Cavour. Il possédait l'aptitude aux affaires et l’habileté financière que n’a jamais montrées Lincoln. Il possédait les nobles sentiments, l'inspiration généreuse que le prince Bismarck a toujours négligés quand il ne les méprisait pas. Il était à la fois orateur, homme d’Etat, poète et homme d’affaires. Comme orateur, il occupe certainement le premier rang dans son pays et dans tous les pays dans les temps passés et présents. Je me souviens que, sous le second Empire, quand Louis Blanc était exilé en Angleterre et correspondait dans les journaux de Paris, il écrivit dans une de ses lett-es au Temps que n’eût été M. Bright, M. Gladstone aurait été certainement le plus éminent orateur de l'Angleterre.
Il a imposé ?’ laires et a fait ainsi du Bouvernement monarchique de PAngleterre une institution aussi démocrati-:e que le gouvernement de n'importe quelle république. Il a séparé l’église irlandaise, réformé la tenure te
mit
2 MPrraeme
no
paysans d'Irlande qui depuis tant d’années travaillaient le sol et le fouillaient sans espoir. Et tout cela il l’a accompli non pas par la force ou la violence, mais Par la puissance de son éloquence et l’influence de sa Personnalité. Si imposants que puissent être les actes de l’homme, après tout il était de chair et d'os, et pour
Il était avant tout d’une tournure d tiellement religieuse, dans le sens le plus élevé du terme. Le sentiment religieux qui dominait d discours, ce sentiment, au dire de ceux qui 1]
mais dont on ne pouvait connaître tout le charme sans en avoir fait l’expérience,
Dans un caractère aussi compli demander quelle était la note dom:
Caractéristique fixant la nature de l’homme.
incomparable pour la finance ? Etait-ce sa 8
avis, ce n’est aucune de ces qualités. Si gran il y en avait encore une plus marquée, plus autres, c’était son admirable humanité, droit ; sa haïne de l'injustice, du mal, de forme qu’elles se présentassent, L’injustice, le mal, lo agissaient sur Jui i
126 DISCOURS famille, il apprit le système abominable nom Bouvernement constitutionnel, oublia même l’objet qui l'avait amené en Italie et s’appliqua à s’enquérir, à établir leg faits, puis il dénongça les abus du système À coups de trompette, tellement éclatants qu’ils ébranlèrent les fondations chancelantes du trône du roi Ferdinand.
Une autre fois, envoyé comme haut commissaire aux îles
qui existait là sous le laissa tout de côté,
d'importance immédiate elles n'étaient du bien et cette horreur de l'injustice moment qu’il s’apercevait que ses affecti
aimant et filial pour l'Eglise d'Angleterre, Il laimait et il l’a dit dans plusieurs de ses discours. I] tenait à son Angleterre, et les mêmes raisons et arguments tifiaient l’union en Angleterre le forcèrent à adopter une opinion diamétralement opposée en Irlande. En Angleterre, l'Eglise était celle de la majorité, presque de la totalité de la population.
En Irlande, c’éait l'Eglise de la minorité et il n’hésita pas.
Sa ligne de conduite était claire: d’un côté il maintint l'union, de
Vautre il la détruisit,
| Il en fût de même pour le Home Rule, Mais en touchant à ce sujet, bien qu’il y ait beaucoup à dire, ce n'est peut-être ni le lieu ni l’occasion d’en parler. Le problème irlandais sommeille mais n’est 2: résolu, et la politique proposée par M. Gladstone pour résoudre cette question a provoqué trop d’amertume et de trop profondes divisions, même au sein de cet u’il soit À propos d’en parler aujourd’hui. Je veux seulement
faire remarquer ceci, car c’est le mouvement impérissable de ce
l’admette ou qu’on le combatte,
doivent dire que c'était une pensée non seulement courageuse, mais noble d'essayer d’apaiser le mécontentement de l'Irlande en s’en rapportant à l’honneur et à la générosité irlandaise,
elle continue. L'exemple qu’il a donné au monde subsistera toujours, la graine qu’il a
rmera et fructifiera
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générales qui lui Lorsque la triste nouvelle fut communiquée officiellement à la Chambre des Communes, M. Laurier se leva pour rendre un superbe hommage à celui qui avait été à la fois son adversaire politique et son ami. Ce fut un spectacle Consolant de voir M. Laurier s’incliner devant les hautes qualités de l’homme qui l’avait si longtemps tenu éloigné du pouvoir, Pour louer Macdonald, M. Laurier ne s’est pas tenu aux banalités qu’exige l’adage antique : Nihil de mortuis nisi bonum. Passant en revue sa carrière, il s’est incliné devant le mérite de son rival et fait un bel éloge de sa grande et utile carrière. Voici cet éloge :
M. L'Orareur,
Je comprends parfaitement j’émotion que ressent
M, Langevin (1), et dans les circonstances actuelles,
son silence est beau-
1) Après avoir parlé de Sir John pendant quelqnes minutes, M. Langevin ban per LD PTE ävait dû reprendre son os se
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DE SIR W LFRIr LAURIER 131
tique de ce pays que le sort de ce Pays puisse s0 passer de sui. Sa perte nous laisse atterrés. Pour ma part, jo dis en toute sincérité que sa perte m’accable comme elle accable aussi ce parlement, comme si nous avions perdu une des institutions même de
Sir John A, Macdonald appartient au passé et l'on peut dire avec certitude que la carrière qui vient de se terminer est l’une des plus remarquables de ce siècle,
Il serait Prématuré, maintenant, de chercher à deviner ou de vouloir connaître d'avance le jugement de l’histoire sur lui ; mais il se trouve dans sa carrière et dans sa vie des traits si saillants et si remarquables, que déjà il brille d’une gloire que le temps ne Pourra jamais altérer, Ces traits caractéristiques paraissent aujourd’hui à la Chambre tels qu’ils paraîtront dans l’histoire.
Je crois que l’on peut dire que dans l’art suprême de gouverner les hommes, sir John A. Macdonald était doué comme peu d’hommes l’ont été dans aucun pays, dans aucun siècle ; doué des qualités les plus éminentes, qualités qui auraient brillé sur n’importe quel théâtre, et auraient brillé d'autant plus que ce théâtre eût été plus grand.
Ce fait de pouvoir rassembler les éléments les plus hétérogènes et les lier en un parti Compact et jusqu’à la fin de sa vie les tenir ainsi fermement sous sa main, est peut-être sans précéder
Le fait que durant tant d’années il a conservé intacts non seulement la confiance mais le dévouement et l'affection ardente de
Quant à sa vie d'homme d'Etat, elle est écrite dans l’histoire du Canada. On peut dire sans exagération que la vie de sir John
A. Macdonald, à partir du jour où il est entré au parlement, est Vhistoire du Canada : car il a été associé à tous les événements, à
a mort mêm favorisé,
ne vingtaine d’années, u et politiqu
as! combien
Pris, n anmoins, je r cffacer cos diverge et ne rappeler que grands services u’il a rendus AU pays, — de ra actions acousaient immense fertilité » Un niveau très élevé tion intellectuelle, Ct par-dessus tout, uno visi au delà des événements du jour çt tique dévouement
a Prospérité du Canada Canada, à la gloir, du Canad U
nada,
it cela, un patrio » AU progrès du
Etat est toujours pénible vent elle est très ingrate, Le plus souvent, ses ac i ’il est d
is, nous l’avons
inte, et l'on Peut dire que
n ambition à 6té satisfaite comme jamais peut. i Mn:
da eu à lutter, avoir été singulièrement
n des m es de sir John Macdon
Tyau
ambre pour m il avait ]n dist
l'avons t bri mort, emi, couvert s0n armure de com Monsieur l'Orateur, la mort est la loi suprême, la voyions tous les jours sous 08 formes d cune de nous l’ayions vue roite et À gauche, 4 ce spectacle sans cosso douleur de la blessure La mort à toujours agrins, mais co
pl
Sous ce rapport, je suis era une sympathie sans
donald, à ses enfants
la semaine dernière seulement qu’a été enseveli à Montréal un autre fils du Canada, qui fut en son temps comme une des forteresses du Parti libéral, dont nous nous souviendrons toujours comme d’un homme qui fut une des plus nobles, des plus Pures et des plus grandes figures que le Canada ait jamais produites: sir Antoine-Aimé Dorion. Sir Antoine-Aimé Dorion ne ‘8’était pas montré d’abord favorable à l'idée de la confédéretis
canadien voyant sur lesquels j] s'est
en son du pays, que tout autre, re dou] Pas une
qu'on y j la plus forme de ne voir Jamais s'écrouler ]
Vatours, Brown ot Macd vailler à ce que le Canad plus grands hommes, ne péri