CREATION DES PROVINCES DU NORD-OUEST
Presque toute l'Amérique britannique du Nord est maintenant divisée en province autonomes. 11 ne reste en territoires inorganisés que les régions de l’Athabaska, du Mackensie, de Franklin, de Keewatin et de l’Unguva, celle-ct cédée à Québec. Le population de ces vastes solitudes est encore trop faible et trop éparse pour que l’on songe à lui donner un gouvernement régulier, A sir Wilfrid Laurier revient l'honneur d’avoir presque «« mplété la Confédération en créant, dans les territoires de l'Ouest, le deux provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan, C4 à la session de 1905 que le Parlement élabora la consti tion des nouvelles autonomies. Sir Wilfrid présenta lee dux lcis constitutionnelles, en faisant un magistral exr des ressources des territoires, de leur étendue et des bew que créait leur entrée dans l’Union des provinces. On
ra, par la fin de son discours, qu’il était Gispose à donnes: l'Alberta et à la Saskatchewan un système scolaire calqué sur celui de Ir. province de Québec. Malheureusement, lé lémer* protestant qui domine dans ces régions et la majorité de la députation aux Communes ne voulurent pas l’a cepter. Force donc fut de modifier la constitution de façon à donner aux catholiques des deux provinces les droits dont jouissent leur coreligionnaires du Manitoba.
Volel ce discours de sir Wilfrid :
(TRADuor10N),
Le projet de loi que j'ai l'honneur de présenter à pour obj: de faire entrer une nouvelle province, celle d’Alberta, dans ration. La Chambre à dû s'apercevoir que ce proj loi sera suivi d’un autre ayant pour but de créer la ince d Saskatchowan. Les deux sont intimement liés, leur pe mg ider tique et, si vous le tes, Monsieur ”Orateur, les explication que j'aurai le priv de donner à la députation appli à l’un et à l’autre. Elles s’appliqueront t aux projets d résolution qui srviront de base aux art de ces bills relatifs ; nanocière.
la question fi
On a dl, dans nie nodate ot au débors, que 1 v sièolo serait ly siècle du Canada comme le dix-neuvième a 6t6 celu des Etats-Unis, Cette opinion n’est pas exagérée, Elle a été ac cueillie sur ce continent et par delà l'Océan comme l'ex d’une vérité incontestable, Les progrès merveilleux des Etats-Unis dans l’espace d’un peu plus d’un siècle peuvent à juste titre stimuler notre zèle et notre ambition. Pourtant, l’émulation que peut produire un pareil espoir n’est Répai danger ; car, s’il est vrai
Plée et développée avec une rapidité étonnante, il est également
tion. Jusqu'à ces dernières années, on s’est peu préoccupé des
éléments or dd introduits dans la D sr la population
lois et, ceci soit dit sans
aucune intention de dénigrer nos voisins, l'anarchie régnait près des frontières — les écrits de leurs romanciers en font foi.
Nous avons agi différemment ; NOUS nous sommes contentés de
Progrès moins rapides. Nos institutions du Nord-Ouest ont grandi
sppliqueront relatifs à
| Etats-Unis
ont grandi intien des s, et à les ncée. Je artis pont ère étape, trefois nédroits que
Si chacun ne le savait déjà, je rappellerais à la députation qu'en 1867, à l'époque de la Confédération, le Canada n'était pas co qu'il est au hui, En ce temps-là, le Canada ne s'étendait Pas audelà la frontière occidentale de la ince d'Ontari: De l'autre côté du continent, sur le littoral de l'océan Pacifique, une
rovinco anglaise, la Colombie-Britannique, était dans un complet solement, Entre la Colombie-Britannique et l'Ontario s'étendait Un vaste territoire, probablement lo plus vant de l'Angleterre qui n'y avait pas encore affirmé son autorité, Cette immense zone du continent, la plus belle, je le répète, et la Plus fertile, était administrée d’une manière relächéo par la comie © la baie d'Hudson en ver’: d’une charte qui a compagnie, lui conférait une autorité Presque absolue ot le droit de posséder cette vaste C'rndue de Pays comme un territoire réservé à la poursuite de son immense trafic de fourrures, Inutile de vous dire, puisque tout le monde le sait, que les pères de la Confédé. ration n’entendaient pas la circonserire dans les bornes restreintes qui la resserraient on 1807 : ils se proposaient, au contraire, d’en reculer | « limites vers l'Est et l'Ouest jusqu'au rivage des deux il besoin de vous dire, ce que chacun se rappelle, que la consti on elle-même pourvoyait à l'entrée dans l'union, de la Colombie-Anglaise, de l'ile du Prince-Edouard, de Terre-Neuve et, surtout, de ces territoires dont la population est enfin appelée à faire partie de la famille canadienne. 8 la première année de la édération, à la première session de la première législature, on soumit à la Chambre, qui l’adopta d'emblée, un projet de résolutioa en faveur de l’annex,on de la Terre de Rupert aux territoires du Nord-Ouest et du rachat des titres de la compagnie de la baio d'Hudson, Ce projet se réalisa en peu de temps et, aussitôt après, le gouvernement de sir John Macdonald, qui administrait le pays à cette époque, entreprit de tracer dans les plaines désertes les frontières de la nouvelle province du Manitoba et de lui conférer sur-le-champ, sans aucune formalité préalable, tous les droits et les privilèges d’une province.