‹ Discours à l'étranger et au Canada [microforme]Chapitre 70 sur 83 · SES ET SES FREE IE NN · texte numérisé non relu

SES ET SES FREE IE NN

Depuis cette époque, en 1901, 1902, 1908 et 1904, la rire grâce à l'immigration seulemont, s’est accrue de plus de 100,00 Par année, de sorte qu'aujourd'hui nous ne craignons pas de dir que ces deux provinces renferment un domi-million d'habitants. notre avis, cette population est à ou près également répartie entr les deux provinces. Par pa gré nous leur fixons ces frontières

Puisque j'en suis à parler de la question des frontières, j’abor derai un autre sujet qui s’y rattacho, c’est-à-dire la demande du Manitoba de reculer ses limites à l’ouest, au nord et à l'est. Hier un journal du matin, de cette ville, publiait, à ce sujet, un interview de l’honorable M. Rogers, membre du Souvernement du Manitoba. Je me permettrai de citer les paroles de M. Rogers afin de mieux faire comprendre à la Chambre la difficulté que je suis sur le point de lui signaler. M. Rogors disait dans cet interview :

“ Ce n’est pas ung question à débattre, Nous présentons simpleent la requête unanime de la population de notre province afin de reculer nos frontières au moins jusqu’à Régina, à l’ouest, et juequ’à la frontière septentrionale de l’Athabaska, au nord, de manière À inclure Fort-Churchill, la rivière Nelson et le territoire arrosé. Cette demande de la part du Manitoba n’est pas nouvelle, En 1901, M. T. A. Burrows, qui était alors membre de la législature et qui siège maintenant au Parlement fédéral, présenta un projet de résolution dans l'assemblée législative, e projet de résolution eut l'appui de M. Greenway, alors chef de l'opposition et aujourd’hui membre de la Chambre des Communes, 11 fut accepté et appuyé par le gouvernement du jour et adopté à l'unanimité par l’assemblée législative. Un projet de résolution semblable fut présenté par M. Roblin, leader du Gouvernement, et adopté à l’unaaimité, en 1902. Un nouveau projet de résolution a été soumis à la présente session et adopté par tous les membres de la législature désir unanime de tous les Manitobains.

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donald. A cette époque, le conseil des ministres disposa ainsi de cette requête :

4 Les frontières du Manitoba furent tout d’abord délimitées à la demande des délégués de cette province qui vinrent à Ottawa en 1870 afin d'arrêter avec le gouvernement du Canada les conditions de l'entrée du Manitoba dans la confédération des provinces de Sa Majesté dans l'Amérique du Nord.

4 Les frontières établies à cette époque renfermaient une superficie d'environ 9,500,000 acres. En 1881, ces frontières furent reculées et la province fut agrandie à l’ouest et au nord ”.. nanière à former une superficie de 96,000,000 d’acres ou de 150,000 n. iles carrés.

# Le nouvel agrandissement que demande le Manitoba ajnuterait environ 180,000 milles carrés au territoire déjà considérable de la provinee, et il serait accueilli avec défaveur tant par les anciennes provinces que par les nouveaux districts d’Assiniboïa, de Saskatchewan, d’Alberta et d’Athabaska, créés dans les territoires du Nord-Ouest et qui deviendront un jour des provinces du Dominion. Il augmenterait fortement les dépenses de l'administration sans accroître les ressources du Manitoba que le gouvernement de la province juge déjà insuffisantes pour faire face à ses dépenses

régulières et nécessaires.

4 Dans ces circonstances le comité du conseil expose humblement à Votre Excellence qr’il est inopportun de changer les frontières de la province ainsi qu’on le demande. ”

Un refus formel fut opposé à la demu le du Manitoba, à cette époque. Je dois dire qu’il s’est glissé une erreur dans ce décret du conseil. On y lit que la superficie de la province de Manitoba était alors de 150,000 milles carrés, tandis qu’elle était de 73,000 milles carrés seulement. Toutefois, ce détail n’a guère d'importance.

Jo veux démontrer que la requête présentée par le Manitoba ne pourrait que très difficilement être accordée. Le gouvernement de l'époque, il y a trente ans, aurait pu, plus aisément que nous, reculer les frontières du Manitoba. Les Territoires étaient encore dans l’enfance, tandis qu'aujourd'hui ils ont atteint leur plein développement, et comment peut-on espérer que nous les dépouillerons au profit du Manitoba ? Si cela était impossible en 1884, j’affirme que nous aurions encore moins raison de tenter l’aventure

en 1905.

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M. SPROULE ; Puis-je savoir du premier ministre si, dar cette superficie, on com renait le territoire Contesté qui s'éten entre le Manitoba et Je ac Supérieur ?

Sir WILFRID LAURIER : Je ne le crois pas, Ce territoir. ait contesté à cette époque même, Mais même si on l'avait com ris, qu’eût.il importé ! Nous désirons traiter le Manitoba avec

Jutc et avoir pour cette Province tous les égards qu’elle mérite, éanmoins, Y at-il dans cette enceinte un seul député qui nous

celle-ci donnait son Sonsentement, ce serait bel et bon ; je n’aurais rien à dire, Mais la législature des Territoires a affirmé plus d’une fois que, dans n’importe quelle circonstance, elle refuserait de se dessaisir d’une partie quelconque de la contrée située à l’ouest de la Province du Manitoba.

ter toutes les demandes de cette province. Lorsqu'elle désire agranir son territoire vers l’ouest, force m'est de déclarer que nous ne VOnS pas accorder cette requête, pour la simple raison que la législatu des Territoires l’a rejetée, Cependant, en ce qui a trait À une lisière de terrain située au nord des lacs Winnipegosis ot anitoba, il me semble que la législature des Territoires a déclaré u’elle n’avait Pas d'opinion arrêtée et que nous pouvions faire . de cette partie du Pays à la province du Manitoba, Pourtant,

ceinte et que sa population a Je droit de se Prononcer sur cette

question. Si elle refuse son consentement, le Parlement du Canada

ne devrait Pas, À mon avis, faire don de ce territoire, contre le gré e cette population,

ner cette requête, Cependant, la Province du Manitoba n’est pas la seule qui pourrait s’agrandir jusqu’à la baie d'Hudson, Les

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katchewan auraient aussi le droit de reculer leurs frontières jus Aussi, dans le projet de loi que nous présentons aujour-

hui à la Chambre, au lieu d'inclure dans la province de Saskatchewan le territoire qui s’étend au nord des lacs Winni is et Manitoba, nous l’avons laissé de côté sans l'attribuer ni à la Sas katchewan ni au Manitoba, afin d’en régler le sort plus tard. Et ie déclare sur-le-champ que mes collègues m'ont permis d'annoncer notre intention de réunir à Ottawa des représentants des provinces

d'Ontario, de Québec, du Manitoba et de la Saskatchewan, afin mité de reculer les limites de ces

qu’ils se prononcent sur l’opportu

provinces jusqu’au rivage de la baie d'Hudson, et, dans l’affirmative, sur la manière de résoudre le problème. Sans avoir examiné cette question je me demande s’il ne serait pas sage de prendre aussi l'avis des autres provinces. Quoi qu’il en soit, ma proposition, en ce qui a trait au Manitoba, est juste, et tous les observa-

teurs impartiaux l’approuveront.

Naturellement, les nouvelles provinces seront représentées dans cette enceinte. Jusqu'à la prochaine élection, leur représentation

sera la même qu’aujourd’hui. Chaque province aura une assemblée

législative composée de vingt-cinq membres.

Une question que les membres du comité chargé d'élaborer le présent bill ont eu de la difficulté à résoudre, c’est celle du choix des capitales respectives der deux provinces, Quant à la capitale de la province de Saskatchewan — le choix fut facile — on choisit Régina, la capitale actuelle. Pour l'Alberta, il en fut autrement. Trois villes, — Calgary, Red-Deer et Edmonton — aspiraient À l'honneur d’être choisies, et chacune avait des titres valables. Nous avons résolu de ne pas faire un choix définitif et de laisser à la province le soin de trancher cette question. En attendant, comme Edmonton semble être, d’après la carte géographique, au centre de la province, nous avons décidé que cette ville serait la capitale

provisoire.

il me reste à ajouter, c’est que nous nous proposons

Tout ce qu de décréter que le présent bill entrera en vigueur le premier juillet

prochain.

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