CONFÉRENCES IMPÉRIALES XLIX
Toronto et à Winnipeg, une conception impérialiste à outrance : elle magnifie l'idée de l'omnipotence anglaise au point de perdre de vue les intérêts des colonies, pour elle taillables à merci. Qu'on laisse faire les exagérés atteints de la fièvre, et ils auront bientôt fait de tarir le plus clair de nos ressources. Il conviendrait peut-être de les abandonner à leur mal, s'ils n'attaquaient pas la loyauté des Canadiensfrançais éloignés de leur opinion.
Si nous ne payons pas de tribut à, la mère patrie sous forme de Dreadnoughts, la faute en est, disent-ils, à la province de Québec. Qu'importe à ces fanatiques que notre parlement ait accepté à l'unanimité la proposition de sir Wilfrid, substituant au projet d'offrir des cuirassés à l'Angleterre celui plus rationnel de créer une flotte canadienne à la disposition de l'Angleterre, les circonstances l'exigeant. On comprend bien que les batailleurs impérialistes visent en ceci sir Wilfrid pour atteindre sa popularité dans Ontario. Ils se gardent d'expliquer que l'Australie fixe de la même façon que nous le secours à donner à l'Empire au moment du danger.
La cause des Dreadnoughts ayant été perdue, il fallait au moins laisser à Londres le commandement des flottes coloniales.
Retenir la direction sur des navires payés de nos deniers, ce serait encore un acte déloyal. Voilà l'idée qu'ils ont essayé de faire prévaloir à la Conférence de la Défense Impériale, tenue à Londres l'été dernier. Que vont-ils dire aujourd'hui que le Times, lui-même, revient au projet élaboré