‹ Discours à l'étranger et au CanadaChapitre 45 sur 113 · RAISONS DU SUCCÈS DE SIR WILFRID LXV · texte numérisé non relu

RAISONS DU SUCCÈS DE SIR WILFRID LXV

jadis à Québec, on vient aujourd'hui la solliciter avec plaisir à Ottawa !

A tout prendre, l'histoire de notre pays sous le régime Laurier déroule une série d'événements qui forment de belles pages fort intéressantes. Elle signale, comme les parties les plus éclatantes de son activité, la résistance opposée à l'impérialisme, la conquête entière de notre liberté en matière de relations commerciales, et cette politique progressive dans la paix, outil si efficace de notre avancement matériel. Avec cet art qu'il possède de donner parfois à sa pensée une forme qui se grave dans la mémoire comme une inscription sur le marbre, il a dit un jour : " Le dix-neuvième siècle a été celui des Etats-Unis ; le vingtième sera celui du Canada ! " N'avons-nous pas vu la réalisation de cette prophétie de son vivant ? De 1896 à 1908, le chiffre global de notre commerce a sauté de 250 millions de dollars à 600 millions. A l'heure la plus brillante de leur plus grande prospérité, les Etats-Unis n'ont jamais vu un pareil essor.

Ce ne fut là que le premier pas dans cette voie. Dès 1907, les honorables MM. Fielding et Brodeur négociaient seuls avec le gouvernement français le traité de commerce qui vient d'être ratifié à Paris. Il y a deux ans l'honorable M. Lemieux arrêtait à Tokio, de concert avec les autorités japonaises, les termes d'un accord important. Dans ce dernier cas comme dans le précédent, l'ambassadeur anglais n'intervenait, pour ainsi dire, que comme témoin pour la légalisation des signatures. En ce moment sept traités de moindre importance, entre le Canada et les Etats-Unis, sui-

Page 1