‹ Discours à la Chambre des députésChapitre 20 sur 75 · A UNE ACCUSATION DE M. DUDON · texte numérisé non relu

A UNE ACCUSATION DE M. DUDON

( Même séance.)

Messieurs ,

J'ai dit que |'étais disposé à accorder les fonds nécessaires à la religion ; je n'ai pas parlé de réduire les dépenses du culte; je n'ai voulu parler que de ceux qu'a si bien désignés M. de Girardin; ainsi ce qu'on a prétendu à cette tribune est tout-à-fait inexact. Je ne sais où M. Dudon a pris que j'eusse dit que le roi devait consulter la Qiambre sur les traités qu'il fait. Quand j'ai dit : « Nous a-t-on consultés? » je devais le dire , et l'on devait le faire : nous sommes une nation qui veut la liberté; une nation à qui pourtant on enlève toutes ses garanties. Mais je ne suis pas assez ignorant de notre constitution pour croire que le roi doive nous consulter pour les traités. Ce que je crois, c'est que les Chambres ont le droit de désapprouver la conduite de notre diplomatie ; elles ont ce droit ,

parce qu'elles ont celui de mettre les ministres en accusation.

Je viens au troisième fait. On a dit que le sang versé par les gendarmes et par les soldats retomberait sur nous. Messieurs, ce sang retombe sur les hommes qui, depuis deux ans, s'efforcent de nous ravir toutes nos garanties (murmures à droite) ; ce sang retombe sur ceux qui veulent priver une nation généreuse de ses droits (les murmures redoublent a droite) ; ce sang retombe sm* ceux qui veulent la contre-révolution (plusieurs voix à droite : Sur ceux qui veulent recommencer la révolution! ); ce sang retombe sur ceux qui m'interrompent , parce qu'ils ont peur que je ne les désigne. Enfin, pour employer l'expression de M. Dudon, ce sang retonibe sur vous. (Vive agitation dans toute rassemblée. )

SURIMES FRAIS

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