‹ Discours au sujet de la proposition demandant la deuxième lecture du Bill constituant en corps légal l'ordre des Orangistes, 17 mars, 1884 [microforme]Chapitre 2 sur 10 · L8"1O"TE · texte numérisé non relu

L8"1O"TE

qüe je désirs faire remarquer, et il a, nine ce, que: jai dit pour! faire. voir AT cette société est en réalité et,en. substance. une crganisation : politique... IL:a dite!

“ Le bill et ce qu’il demandait:ont été soumis à: la population ‘du Dominiony mais ‘avant la deuxième lecturs, on a malheureusement. commis des fautes, : 11 n'avait: pas de grands rep à faire aux catholiques rer ni aux réformistes ; mais, , pour ce, qui concerne nos gens, comm, conservateurs et comme orangisté: és, ils ne se sont pas montrés aussi zélés : qu'ils porsetl le, faire. 11 va leur dire que pour ce qui est des réformistes, ils oublient le fait que les is dixièmes de la société des Nr dés 2) price # Ontario ‘appartenaient ie iparti consel

vateur /’ M. WHITE (Hasting.) - Sappdions qu’il en soit ainsi. Re M. BLAKE. Eh bien, supposons qu’il en soit ainsi., J en. suis psc, mais Je.

le : ha: Je suis seulémetit À faire voir que c'est une SERRE PA ARROW. Cela ne le nt pas.

ty} {ft O0 64! LFERAIE |

« Il croyait en justice, d’ après les principes réformigtes, ie auraient os ie À tous: les légers torts dont ils pouvaient avoir, eu, à souffrir dans. le passé, et voter en faveur du bill :

dontiant l’existence légale À l’ordre orangiste. , Il aurait , désiré qu “T en eut été ainsi, et gi He

l'avaient fait, il était convaincu qu’à l'élection suivante les Orangistes ée serdient divisés et qu'ils se seraient PER pont: les hommes st si mesurés s'et Ld aussi Losronpie Lin le rat

se: 1

u M. ne s’est rendu à Ottawa ; ; il, 8 travaillé j jour et nuit, en Séxehr du bill ; ai. a dit aux | |

Français que s’ils n’approuvaient pas le projet, ils commettraient un acte. de grande, injustice. :.

Il a parlé à sir Hector Langevin, à sir John A. Macdonald et à d’autres membres du çabinet ETUI

sujet. Il leur a parlé dé l'appui Bénérai que le parti consérvateur a topjonrs reçu des, PARA

tCRft

RitIFSICH SL:

SIR JOHN A. MACDONALD. : Très bien: og zuoitiqo ea sntno noilnotwml M. BLAKK. Oh!:ce n’est pas une association politique; mais mp dome ae sppei ie au parti conservateur. |.

E (Hastings.). Ce sont là de, très bonnes. sions e n’en robgis! pe M. BLAKE. . Il remerciait, (lui, M. White,) «M: ad: de: noble- sécours qu’il leur a donné pendant ce. bits à sa ME EEE nsc ans tp gti: AN pour résultat un triomphe. .:

Of RVISIO!

4 Dans des conversations qu’ii a’ eues avec cigt autres ‘hide, “avec sfr ‘Heëtor Langevin, il a |

dit : # six Hector, il faut: que: nous obtenions l'institution eotporative. Quelle 4 été la réponse ? sir Hector à dit: ‘ Pour ce qui est de vous constituer;en corporation; je souhaite perscnuellement que vous obteniez la Mir mais JA pot: grnoné à à to eg met les sociétés secrètes, parceque : l'église à uelle j'appartiens y e Kri,08 e. .J’aim vo rti conservate ospère. InAÏS, me la prospérité de mon église que celle du nur terra ur; 4" is pe prés nous disent à nous membres de l'Eglise cathalique de ne ‘pas (voter en: copae sn sociétés, Ea réponse M. Buntinga dit : # O’est là lune grande 'étreut; ar: nor à pérsonnd sut térre qui désire plus que les Orangistes, rendre justice à tout ‘le monde :etlaccorüer à votre église tous les : actes dont elle peut avoir besoin, MEN un. pet À corporatives. grééés: à son avantage” : Dans son opinion (à M.. Abo) Pin & La via. devait. découvrir qu'il, e: SA ee de erreur; car Si} ne try au a pont à À € e d'un mA out } impossible de sy malnivats ‘sans l'éseista ét

hi, 1H098 pps en vi ab

LE rrenie de! ad trahi menaiobr, deveng apéhousiaste Eu

bI # Leur rs est une grande affaire ; qu’elle soit bonne, prudente et circonspecte, et il - lepx dit, com oservateur de songer à Ja prochaine, électiôn, générale, ‘et si nous ne réussissone

pas à obtenir j usti e, jugeons chaque homme d’après ses actes. 11 faut arracher une. feuille du livre de l’archevêque Lynch. La notes orangiste est ce de dominer tout le pays, si elle Dee drag ran vellezmméme.: "0 HE AO HO? ds Puis, monsieur. l'Orateur, qe cuis monsieur, a encore, prononcé ! an: discours

à Hamilton. Ona poussé trois hourrahs pour # sir John”-à un ‘certain moment, dans l’assemblée; aprôs quoi! l'honôrable” monsieur" à dit que :

F0 Lui (sir John) était un ami us lsincére et aussi. ‘consistant, du bill des tmiiets qu ‘eucun membre de la chambre. On a preporé de retirer le bill ou qu’il fût accordé à toutes le différentes pro-

-Winces à l'exception de lai province de Québec: ‘sir Johüi tui a ‘dit ; «: monsieur White, n’acceptés pas cela,car si vous le faites, cela ne peut amener que la déconsidération sur votre société. Il vaut mieux

faire adopter le bill pour tout le Dominion; mais me voys déshoncrez pas, en Gésertant, les dignes lembrés de votre ordre qui habitent la prov nce de RUE A :C'étaient Jà de, bonnes paroles, et il était convaincu que rien au monde n’aurait causé plus de plaisir à sir John que la présentation du bill constituant les Oranistes..en institution corporative, au gouverneur pour le faire sance tionner, car sir, Johe; est, FRERE eh IR vADET qne les neuf: Re des. membres réa Lé 7 2 Bu parti conservateur, ” : ; k ji

1 Eh bien, je vois. que Fr honor able: monsieur S'AMUSE ; jai. cru que j allais fégnyer.

CM. WAITE. (Hastings) Ce ‘discours mue qu'il est'à lire, mes Ja. mériléure partiè du’ discours de l'honorable monsieur. : -

M'BLAKE. ‘Tes preuves que jé dofiné opt toujours ie8 ‘meilloutés pirties de ‘mes discours, et voici ma rreuve: ”

« En supposant que sir Hector Langevin serait le chef d'un grand parti et que dune les. rangs ‘de icé parti il y aurait une:société qui lui sérait per nes que l4'société orangiste l'a été à sir “John MacDonald, il #’adresserait à sit John “tif l'luiditait 4 IN est nécessaire, dans l'intérêt de ‘nôtre /païti, qué' cette société qui et loyale envers 14 réiné! ‘envers la constitution et envers le pays, soit müunié d'uni'aète qui la éonistitue en! institution Corporative” Sir John répondrait : ‘ Oni, je consens de tout men cœur à ce que .yous l'ayez:;”. Le, premier ministre est le chef d’un parti qui est franc et loyal, endant que sir Hector Lan evin est à la tête d'un parti. qui est lié “pat les Mains et par lés plié ls Si l'église de Ronie, qui 8 re Lie absorbantes, qui prend tout et’ne donne rien”:

Puis, l'honorable monsieur eut occasion de A du ministre des douanes, ét, après | Pavoir hautement loué de: la façon dont iEremplit ses devoits, il dit :

HITLER 35 “ Les Orangistes aynient entretenu l'espoir et, avaient: “vécu dans. l'attente qu'il patlerait. lors de la deuxième lecture du, bill, et.en ne le faisant, pas, il pense -(lai M. Bowell) qu’il (le ministre des doyanes) a commis une,grande faute, [ls étaient fiers de lüi quand il s’est levé dans la chambre des Communes et en. a, fait ,expulser Riel ; quand, il a-pris. des, mesures pour faire traduire le premier, membre, de la, chambre, .monsieur. l’orateur Anglin, à la barre. de. la: chambre pour répondre à l'accusation d’avoir violé la,loi à. la; passation. de quelle. il avait contribué —Pacte concernant l'indépendance du Parlement. Il Fe savait pas flui M. White) pourquoi le ministre ‘des douanés n’a pas porté la parole à la chäinbre! loré ide ‘4 déuxième' lecture du bill, mais il espérait: que M. Bowell reprendrait:le terrain perdu, et qu'il serait à leurs: yeux, comme par le passé, un membre digne et honoré de la.société. S'il a commis;une faute, il.ne faut pas qu on Jui témoigne trop peu.de miséricorde j; il faut l'endurer avec patience, et il espère que si J’oc- ‘casion se présente de nouveau, il selèvera et parlera er faveur du bill constituant Fenenent PorRs des Oränigistes, même au risque de pprdre sôn siège dans le cabinet. ge

Voie mobsieur | l'Orateur, pou: ce qui concerne j honorable député de His Mais il 3.8 d'autres preuves, récentes, qui établissent. le caractère politique de ges peasntion religieuse, et, bihnirisanse, telle. que dirigée dans l'Ontario, . Le

o Me arshall dont j'ai déjà, parlé, au RES ER, une: haute position ans l'Ordre.et pl paie à Winnipeg avec. | honorab e.monsigur, a. dit :.,!

{On leura demandé pourquoi ils avaient: toujours voté pour les tories ; et la réponse a été que £ était parce. que: les tories s'étaient toujuars montrés leurs amis, : Li

Où. voit qu'ils déclarent avoir “ toujours voté èn faveur dés toriés ”; mais ce n'est cas 18e 00rpanisation “politique-l:À la réunion de. la grande -loge;: à. Ste-

tuoviron se aiabitelit agissao soupilodies aol ollsupal wo nosint si oip odmique doint;o sie:

Catherine, le grand maître, M. Merrick, quai est en même temps membre de la législature locale, dit :

“ J'espère que cela va nous servir de leçon pour notre conduite dans l’avenir, et nous engager à ne pas nous fier à un simple parti politique agissant comme tel, mais à appuyer et à souteni le plus énergiquemént possible ceux qui nous aideront : : travailleront pour nous ; nous pourrons sans doute dire alors avec le grand maître de la Nouveile Galles du sud :

“ À propos des dernières élections des membres du Parlement, nous voyons que dans chaque localité, dans les différents collèges électoraux, quand une loge se mettait à l’œuvre, le candidat choisi ar la logé recevait lé plus granä nombre de votes.’

Mais ce n’est pas une organisation politique. Puis, à la même réunion, M. Johnston a dit:

‘4 Les frères evtaient s’éfforcer de lä rendré mvins politique st d’en faits davantage une association relizieuse et de bienfaisance.”

-. M. WHITE (Hastings.) Comment cela vous irait-il ?

M. BLAKE£E. Cela m'irait très bien; mais je ue comprends pas que l’honorable monsieur soit à faire la chose. monsieur l’orateur. Puis il y a eu grande réunion du conseil trionnal en Angleterre, à laquelle des délégués canadiens étaient présents, y compris M. Marshall et M. Bennett. Des discours ont été prénoncés par M. Bennett et par d’autres ; et quelques uns ont signalé la condition de l’ordre dans une autre colonie, ce qui, à ce point de vue, ne manque pas d'intérêt. M. Neale, qui représentait la Nouvelle Zélande, l'Australie méridionale et Queensland, a parlé et il a dit, ti Le dernière élection sine à fourni à l'Orangisme , l'occasion du plus grand triomphe qu'il ait jamais eu dans la Nouvelle Galles du sud, Nous avons gagné pas moins de vingt: huit sièges dans le Parlement colonial ; un nombre très considérable d’autres députés doivent leur élection au vote orangiste, et huit catholiques romains seulement ont réussi à se faire admettre.”

Voilà les déclarations que ces délégués canâdiens ont entendu faire et qui font voir l’état des choses et la manière de procéder de l'Ordre dans la Nouvelle Galles du Sud. M. Bennett qui représentait l'Ontario, était présent à la réunion, et il a dit ceci :

4 Je dois a: vs vous dire que.nous avons dans notre pays une feuille orangiste, et nous avons constaté qu'elle produisait un effet avantageux et magique, car, divisés comme le sont les Protestants du pays en deux partis politiques dont chacun courtise lé voté catholique romain, de sorte que l£s organes de ces partis politiques n’osent pas, de crainte d’offencer les catholiques romains, dire quoique ce soit en faveur de l’orangisme, en ayant un journal à nous, non seulement nous avons des nouvéiles concernant les orangistes dans toutes les parties du monde ; mais nous avons un organe qui, non seulerhént expose nos vues au pays, mais repousse les attaques dirigées contre nous par la presse catholique romaine et jésuite da pays.”

De sorte que vous voyez, monsieur l’Orateur, que l'Ordre est une organisation litique.et que dans l'Ontario aujourd’hui, de l’aveu de ces principaux hommes, ion qu’il s’adreëse ici pour 86 faire constituer légalement comme association religieuse et de bienfaisance, la manière qu'il prend pour en appeler à ses amis et la fäçon de parler qu'il adopte pour se faire appuyer, sont politiques. Ils disent qu'ils forment une association politique. Il votent presque tous d’un côté; c'est une organisation de parti politique. Aussi ne faut-il pas s’en étonner monsieur l’Orateur, car nous savons tous is dans les deux quarti: *s princiaux d’où l’ordre sort, la Grande loge Irlandaise ét la Grande loge Anglaise, ordre a été pendant nombre d'années, comme il l’est encore, je crois, politique. Je ne me propose ne d'essayer moi-même d'expliquer l’origine et encore moins de faire connaître les progrès et les travaux des loges Irandaises, mais je me propose de lire un court extrait d’une lèttre écrite par M. Francis Hincks, il ÿ a quelques années, dans laquelle il disait :

. #-J'ai lu daus beaucoup dé journaux, ainsi que dans le sermon du révérend monsieur Doudiet, PONS OR prime, Que 3e yen Dour lGnat les nains romains Knmels pe (pouver

offens6 s, c'éét qu'on célèbre l'anniversäire de la bataille de la Boÿne. .Je crois qu ceux qui entretiennent cette opition sé trompent du tout au tout, et il est trés à désirer qu'ils 49 ju be de leur erreur. Les catholiques romains irlandais ne se scraient jamais sentis offensés par la célébration d’une victoire ordinaire, maïs la bataille de la Boyne a été la première d'une série de victoires qui ont amené le complet assérvissement des Catholiques d'Irlande au (HTRPSTIRA EE de la Grande Bretagne, et l'effet dé cet assérvissement, c’est qu'une minorité protestante établie surtout dans une des quatre provinces de l'Irlande a pu dominer une majorité catholique romaine

et la gouverner avec une vérge de fér dans le dix-huitième sciècle.”

&« Le mot d'ordre de la minorité protestante pendant des années avant que les loges orangistes prissent existence, était ‘ Domination protestante ” et cela à été maintenu par des lois pénaés, et toutes les améliorarions proposés à ces lois ont été combattues par lès orangistes avec tonte la vigueur qui les a toujours distingués. Quand on se rappelle que péndant près d’un siècle, après la bataille de la Boyne, aucun catholique romain ne pouvait ni être élu ni voter pour un membre du Parlemeut; qu'aucun catholique romain ne pouvait être ni avocat nisolliciteur ; qu'aucun catholique romain ne pouvait garder d'armes ; que ses enfants ne pouvaient ere faire instruire et que son clergé était proscrit; qu'aucun catholique romain ne pouvait posséder cheval valant plus de £5 ; quand, de plus, on se rappelle que toutes les réformes de ces lois pénales ont été graduellement arrachées à la minorité qui seule était représentée dans le Parlément irlan dais, grâce à l'influence des hommes d’Etat anglais, qui tont en entrétenant des opinions différentes au sujet d’autres questions, étaient presque tous favorables à l’âbrogation des lôïs pénales statutaires ; quand, dis-je, tout cela est pris en considération, il n’est pas difficile dé comprendre la haine qu'éprouvent les catholiques romains pour une institution qui 4 pour principe Capital la ‘ domination protestante,” et dont les membres ont l'habitude d' chêr ce principe au moyen de leurs drapeaux ét de leurs chants de partisans « Protestunt Boys et Croppies lie down.

* Sir Francis Hincks continue à faire remarquer que l’œuvre politique pernianente des Orangistes irlandais au sujet de l'émancipation des Catholiques, ‘au sujet du désétablissement de l'Eglise, fait voir l'activité commé corps politique qu'ils ont déployée jusqu’à une période relativement rapprochéé. Il fait remarquer l’organisation Orangiste a existé dans la province du Haut-Canada ; qu'elle a été hostile à certaines réformes dont il lui a plu d'appeler lés promoteurs déloyaux ; et il démontre que là aussi ils formaient une organisätion politique.

Voilà, monsieur t’Orateur, pour ce qui concérne les loges anglaises; vous verrez que dès le commencement de l'enquête qui 4 été faite au Ssujét de l'institution Orangiste dans la Grande-Bretagne et dans l'Irlande peu après qué l'ordre eut été formé en Angleterre, l'assistant grand sécrétaire à qui où dvait posé quelques questions, et qui parlaït de sa nature véritable, a répondu commèé suit :

469. Question. Il est dit ici que comme partie du grand corps conservateur qui s'étend sur tout le Royaume et qui à sa tête dans la métropole, la valeur de notre établissement provinciale. est immense. ‘ Voulez-vous dire ce qu’on entend par l’avañtage qu'il y à avoir cette association générale opérant sur toute la surface du pays, ia téte du corps se trouvant dans la métropole ; avez vous entendu par le corps conservateur l'institution Orangiste loyale ?—Non, li s’agit de l’institution connue comme le corps ou le club conservateur.

470. Ceci est publié avec l’approbation du Grand maître dans l’Empire, Son Altesse royale le duc de Cumberlaud ? —Oui, c’est cela, mais je n’hésiterais pas à dire que cela se rapporte aux associations conservatricés plus qu’à Pordre Orangiste, mais je considère que l'une est môélés à l’autre.

471. Voulez vous parler de ce qu on appelle communément le Carlton Club ?—Oui. :

472, Voulez vous nous dire ce que signifie ceci “ Enfin cela permet. aux hommes qui ont de la richesse et du patronage à leur disposition d'accorder des distinctions aux véritables ani ‘ des principes constitutionnels, de récompenser le mérite et l’honnêteté chaque fois faon subit

Pôppression et le malheur. Par lé mot “ on ” entendez vous l'institution Orangiste loÿale ?—Je dois dire plutôt, va que je suis pris par surprise, que cela doit signifier l'institution conservatrice ; j'ai toujours regardé les deux choses comme si bien mêlées ensemble, aveo des noms différénts, que cela tire peu à conséquence. j: if

4173. Vous considérez l’association loyale Orangiste comme ayant le même caractère que celle appelée le Carlton Club et comm* identifiée avec elle?—Qui, je le considère ainsi; avec cette distinction, que l’institution Or: :ists <<: ne association religieuse et que le Carlton Club ne

end pas l'être. Quand il v’:316 pour quelqu’un de sé fairé admettre membre du Cardio Club’ si, en sa qualité d’homme d’un certain rang dans le société, il se trouve éligible, on ne demande

Jens e crois, quelle est sa religion. ; ce qni nest pas. une raison, d'exclusion, pendant que. je : ra une bésitätion à diée qe Rae ie 088 Re AR ROUS, NOUS An

stitution Orangiste : par exemple nous excluons les, papistes et les juits,

”, 476. . Devons nous comprendre que vous croyez que le Carlton Club et l'institution Orangiste ‘ont généralement les mêmes opinions, mais que vous regardez le Carlton. Club comme plus politique et l'institution Ordngiste comme plus religieuse ?—Oui.” ; ; : .

Je perse, monsieur l'Orateur, que cela prouve assez bien que,dans l'opinion de l’assistant grand secrétaire, l'institution Orangiste et le Carlton Club étaient des institutions ayant des noms différents, mais poursuivant à. peu près le.:mêmebut. Cela est encore pratiquement démontré par les documents ‘produits ‘dans ietemps. -Entre autres on trouve le: rapport du grand secrétaire, en 1835, dans ‘lequel il disait : FaUe s

4. Peut-être que le meilleur de tous les moyens pour douner le plus d'efficacité à l’Orangisme Qu lui faire rendre tous les avantages possibles, c’est d'observer en pratique ses principes quand l'exécutif sent la nécessité de faire un appel à la. nation. Si cependant par un abandon de ces principes qu’ils disent professer ou au moyen d'un compromis, ses membres sont, assez inconsistents pour appuyer des candidats qui se disent. ouvertement hostiles à l’église protestante et à la libre constitution, le fait qu’ils continuent à rester avec nous doit ruiner notre cause. Ceci paraîtra si manifeste aux esprits les moins cultivés, qu’il n’est. pas nécessaire de faire le moindre raisonnement pour contenancer la chose. oi ,

5: Tl'n'est peut-êfre pas hors de propos de faire observer que depuis que cette manie de réforme s’est introduite parmi nous, un très grand nombre de nos frères se. sont fait prendre aux charmes captivants de cette illusion. Par conséquent il n’est. pas superflu d'ajouter, d’après les représentations faites au D. G.$. ‘oralement et par.écrit, que, laissant de côté cette obligation dont ils sont si fièrs, mais qui.est pour eux vide de sens, plusieurs orangistes ont accordé leurs suffrages à des adversaires reconnus des institutions du pays et de existence de notre propre association, . Cette conduite est si contraire, non-seulement à l'esprit, mais à Ja lettre de la loi. qui devrait guider leurs actions ; elle est si opposée au double point de vue des sentiments et de l'honneur, aux votes qu'ils s'étaient engagés à, donner, qu'elle nous a obligés de demander leur expulsion d’une association dont ils avaient trahi les intérêts et compromis l'existence, Comme citoyeus, leur droit indiscutable d'exercer les franchises électorales, n’a jamais êté qu en doute; mais comme membres d’une institution formée äans un but.de loyauté et de répudiation de ces tendances au libéralisme, ils auraient dû éviter une conduite aussi anormale qui est de nature à faire douter de leur intégrité et lés expose à la déconsidération qui s'attache à une telle conduite. .

6. À l'appui de ce,qui précède le D. G.S. peut montrer un.extrait d’une lettre qui lui.a. êté adressée par le D. G..$. de Rochdale, peut.de temps après l'élection; et qui fait voir, mieux que-tous les renseignements, le justesse dés remarques par lesquelles il dénonce ce lâche abandon des vrais principes du pur Orangisme. Voïci’ ce qui lui est rapporté officiellèment par ce dignitaire:, re

"7." Nul dôute,” dit écrivain, “ que vous avez appris le triomphe que, nous : avons remporté sur le candidat Whig par l'élection de John Entwistle, écuier, dé Foxholes, eomme représentant de cette division." Cependant; même après avoir remporté la; spigréerr: À 9 nesuis pas entièrement satisfait, cor trois de nos membres ont voté pour le parti Whig contrairement aux règles de notre loyale

. institution. Les homs des personnes qui se sont séparées de, nous sont: Richard Simpson, du warrant 68;; mes Whittles,: 266 ;.et:.John .Crossley; 302: : Les membres de mon district demandent: ouvertement l’expulsiün-des conpables. : Je sympathise avec Crossley, parce que son patron l'a forcé à voter contre ses santiments, J'aiphte qu ‘vur'apogrderes, die ndulgenté Gonalibration. à. von cas, câr je le crois sincèrement, O à

cas, câr je le-crois sincérémënt, Orangiste.. Je vous serais,ob | votre avis sur la conduite qué je dois tenir dans cette circonstance. .:A la.prochni:

obaééieh où no sidigità evnott o li toivos gl epab gant ini au b omanoifb Gimp ra no 42

ligé de.me donner

unit UE

ne réunion de la grande. loge, j'espère que vous soumettrez la question aux dignitaires de l'associatiou. En attendant, j'ai hâte d’avoir votre réponse.”

8. Nous devons des éloges an D. G.S. de Rochdale. pour: nous avoir signalé sans délai, ces délinquants; ainsi qu'aux frères de ce district pour leur justo réprobation d'une conduite aussi indigne de leur société. D’autres faits d’un caractère semblable, mais moins graves ont été signalés au D. G.S. qui leur donnera une attention toute spéciale lors de sa prochaine visite d'inspéction générale. Il est très bien, renseigné sur les districts les plus profondément atteints et les maîtres qui paraîtront s'être prètés à ces offenses, où ne s’y être pas opposés énergiquement, peuvent s'attendre à être remplacés. Un tel abandon de principes de la part des membres et un tel éloignement du devoir de la part de leurs officiers, dans un moment dé danger somme celui dans lequel nous nous trouvons, quand le trône et l’autel sont menacés, ne peuvent être tolérés impunément plus longtemps. Ainsi, pe faire un exemple et dans le but de paévenir plutôt que de punir que les deux principaux coupables soient expulsés et que celui qui à été si induement influencé soit suspendu.

IT. Le D. G.S. à maintenant une autre communicatiox à faire plus en rapport âyec les sentiments de l’Orangisme que les précédentes, et qui est non moins honorable pour lesD. G. $. de Barnsley que pour tous les membres dont il a été chargé de surveiller les procédés. Avant les élections cet officier réunit ses forces et dans une courte harangue il fit une analyse dés principes fondamentaux qui leur âvaient été inculqués depuis leur enrôlement dans nos rangs, A l’aide de‘la tradition ét de la loi écrite il leur expiiqua comment leurs actes devaient être gouvernés dans ces occasions. Ainsi, pendant que leur cordial appui est acquis aux candidats dont les principes sont conformes ‘aux doétrinés conservatrices, ils sont "tenu de le refuser à ceux dont les idées sont défavorables au but légitime que nous poursuivons. En effet, c’est un devoir impérieux pour eux comme Orangistes, de soutenir ceux qui sont résolus à réparer nos vénérables monuments d’antiquité, au lieu de les détruire par d'iniques tentatives sous prétexte d'en enlever la poussière. Le résultat de cette conduite habile fit quo tout le district, avec trois hourras chaleureux, se déclara prêt à voter conformément -aux enseignemeñts qu'il avait reçus. Ceux d’entre les membre qui n'étaient pas électeurs s'engagèrent à faire tous leurs efforts et à prendre tous lés moyens en leur pouvoir pour faire triompher la bonne cause.”

Telle était la ligne de conduite suivie en 1835 par la loyale association. Oran

giste de Ià Grande Bretagne.

ON: BLAME D'ABORD LES CATHOLIQUES ROMAINS D'AVOTR FAIT REJETER LE RBILI.

Au sujet du bill actuellement devant la Chambre, lorsqu'il fut rejété :à la dernière session, il existait parmi les autcurs du projet une prédisposition à blamer les députés conservateurs catholiques romains qui s’y éiä ::+ opposés et dé tenir peu compte des protestants libéraux. Je pourrais référer à un discours qué l'hon. député de Hastings-est, (M. White,) a prononcé à Ottawa, que l’hon. député de Montmagny, (M. Landry,) a lu dans cette Chambre et qui est reproduit dans le Hansard de 1883. Je référerai aussi à un discours de l’hon. député de Hasting-est, prononcé à Winnipeg et dans lequel il dit :

# À la première lecture, la section catholique romaine de la Chambre avait montré beaucoup de sympathie, mais ces députés avaient été forcés de voter contre le bill, sans doute par les instructic is qu'ils avaient reçues des évêques et des prêtres. Aucun pays ne devraient consentir à se laisser conduire par les évêques, les prêtres ou les ministres d'aucun culte. Les libéraux ont dit très

peu de choses sur cette question. Les trois députés réformistes du Manitoba ont agi noblement ‘mais les autres étaient indécis sur la conduite à tenir. On me conseilla de consulter Mr. Blake, mais j'ai refusé de le faire parce que ce monsieur est un protestant ultramontai

“ Plusieurs amis de l’ordre n’out pas agi comme ils auraient dû. Ils ont oublié qu'ils devaient leurs sièges aux Orangistes, et ils ont craint que cela les tuerait de voter pour le bill. Je leur ai dit qu'iis signaient leur arrêt de mort quand même.

“ Le parti conservateur : n’a pas été aussi fidèle à notre cause qu'il aurait dû l’être, mais je conseille de leur dom er une nouvelle opportunité, si le bill était rejeter une troisième fois, je demanderai le vote au scrutin secret. ”

Vous voyez là, monsieur l’orateur cette disposition dont j'ai parlé, à blèmer les Catholiques romains qui ont voté contre le bill et à passer légèrement, sur les libérax protestants, comme l’a fait l’hon. député à Ottawa.

A Winnipeg, le major White à dit:

“ L'association n’a pas l'influence qu’elle devrait avoir parce que ses membres ne sont pas fidèles les uns aux autres. Les frères devraient voir a posséder des représentants sincères dans tous les corps municipaux ou législatifs. Par le passé, ils avaient adopté le principe large que la croyance religieuse d’un homme ne devait pas êtres un empêchement à ses préférences politiques; mais par leur conduite en Chambre les députés catholiques romains ont démontrés

qu'ils ne pouvaient pas représenter les protestants et encore moins les Orangistes.”

Là encore vous voyez les mêmes dispositions, une disposition à blâmer les député conservateurs catholiques romains de ne pas voter pour le Bill, à déclarer que c’est un projet de loi qu’ils devaient supporter, et à les ostraciser dans les question parlementaires et municipales.

M. WHITE. Nous leur accorderons l’absolution avant les prochaines élections.

M. BLAKE. Je suis heureux de voir que l'honorable député a le courage et la franchise de l'avouer. L’organe officiel de l’associatian Orangiste dit :

ü La+ bigoterie déployée lundi par tous les députés français et catholiques romains de la Chambre des Communes nous a ouvert les yeux et à l’avenir nous saurons ce que nous avons à faire, Comme nous l'avons déjà dit, bien que les reformistes aient agi follement et illibéralement, nous croyons qu'une excuse à leur conduite peut être trouvée dans l'état actuel de la politique Canadienne ; mais il n’y en a pas à la conduite des députés conservateurs catholiques romains. Et c'est sur eux que retombe en très grande parti la responsabilité de notre défaite.”

Ici encore vous voyez le plan adopté par les auteurs du bill; ïls étaient

décidés à accuser les catholiques romains—réformistes ou conservateurs mais surtout les conservateurs—d'’être la cause du renvoi du bill, La Sentinel dit :

‘ Depuis des années les orangistes de la Confédération, sous divers prétextes

litiques, et pour répondre aux exigences des- partis politiques, ont été induits

voter pour des catholiques romains; mais l'intolérance bigote avee laquelle on a répondu à notre libéralité, lors du vote sur le bill, nous Ôte toute possibilité de renouveler cette faute.”

Au sujet du chef du parti conservateur la Sentinel ajoute :

t Le chet du parti conservateur a été aecusé de manquer de sincérité das ses efforts pour faire passer le bill, bien que nous croyons que personnellement il a agi avec la plus grande sincérité envers nous et a employé toute son influence pour faire cesser l'injustice dont nous nous plaignons, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le fait que c’est le premier bill depuis 1878, ayant son approbation et ses sympathies qui ait obtenu un si petit nombre de votes."

Cela, monsieur l’orateur, c'était le point de départ. C'est le plan que les promoteurs du bill avaient adopté pour faire la campagne politique qui devait

assurer la seconde lecture du bili à cette session. Après leur défaite ïils ont été assez honnêtes pour dire qu’ils ne pouvaient pas s'attendre à grand chose de la part des réforinistes. Mais ils ont dit qu’ils avaient le droit de s'attendre à voir les deputés conservateurs catholiques romains les appuyer, et daus les extraits que {° viens de lire, ils font voir les vrais principes de leurs principaux chefs quant à l’ostracisme qu’ils se proposent de prononcer contre les catholiques romains, par suite du vote des députés conservateurs catholiques sur le bill, J’ai dit que dans Ontario la société Orangiste était principalement une organisation politique, et j'ajoute qu’elle fait passer: toutes lés autres considérations—ainsi le veulent les chefs—après les considérations politiques et d# parti. Cela est démontré par la conduite qui a été suivie ensuite. On changea de tactique car on s’imagina qu'il ne servirait à rien d’accuser les catholiques romains conservateurs d’avoir fait d: l'opposition au bill; que cela pourrait nu're à leurs a.hances politiques; qu’on devait tout l’odieux de la chose sur les protestants libéraux et sur moi particulièrement, en ma qualité de ce qu’ils appellent un protestant uitramontain. Cela ne ferait pas l'affaire de continuer à dise que le mal a été fait par les conservateurs catholiques romains et d’emrècher ces derniers de revenir en parlement; et l'honorable député n’a pas attendu aux prochaines éections pour leur accorder l’absolution Il accorda l’abso!lution sur le champ et mit la faute sur nous, dont pendant quelque temps il disait avec assez de raison, qu’il ne pouvait pas attendre grand chose. Et pourquoi cela a-t:il été fait ?

M. WHITE (Hastings). Lisez ce que j'ai dit.

M. BLAKE. J'ai lu ce que l’honorable ééputé a dit, et il n'est pas encore satisfait. Je ne puis pas lire tous ses discours, mais je vais essayer de le contenter. Immédiatement après le renvoi du bill il y a eu à Ottawa nne - assemblée dont j'ai déjà parlé. A cette assemblée on lui présenta une adr°sse dans laquelle 11 était dit :

‘“ Ce qui a eu liou en parlement au sujet du bill pour constituer légaler-ent l'Association Orangiste, nous donne une leçon amère mais salutaire et qui portera des fruits en temps opportun. Tout en repoussant tout esprit d’intolérance nous déclarons dès aujourd’hui que les catholiques romains doix ent se préparer à recolter ce qu’ils ont semé, et si nous sommes de si grands per: urbateurs de paix qu’ils le disent, à l’avenir nous nous abstiendrons de vc‘er pour eux, et nous les priverons ainsi de la possibilité de nous humilier en r1: sant de noue accorder les mêmes droits que nous leur avons si souvent acc9: us de grand cœur.”

La réponse de l'honorable monsieur fut comme suit :

‘ Plusieurs conservateurs m'ont demandé et m'ont supplié de ne pas les ruiner, mais j'ai repondu que je serais fidèle à l'Ordre avant tout. Une autre erreur ç'a été délire un Français à Russell et un frlandais catholique, (Mr. Baskerville,) dans la ville d'Ottawa. J’ai maintenant honte de mes actions ; .je crois que les Orangistes me pardonneront de leur avoir demandé de voter pour Baskerville. Il y à très peu de Hawkins. Un député catholique romain, dont je tairai le nom m'a déclaré privément : “ Comment puis-je voter pour ce bill quand le prêtre dit qu’il a reçu du Pape le pouvoir de damner tous ceux des électeurs qui voteront pour un député qui aura soutenu un bill semblable.” Si les conservateurs ne veulent pas nous être fidèles soyons réformistes. Nous sommes aujourd’hui entre le diable et l’abîme— entre les catholiques romains et les reformistes.”

M. WHITE. (Renfrew) Un mot; je crois que l'honorable monsieur lit cela dans le Free Press d'OUaWa. ere

M, BLAKE. Je lis dans le Hansard. Je ne sais pas où ce rapport a été pris, mais il a été lu en chambre et l’honorabie député ne l’a pas renié.

“ Je remercie sincèrement les reformistes qui ont supporté le bill. Je crois que Mr. Blake a fair une faute en votant contre la seconde lecture. Il a perdu l'occasion de s'emparer du vote compacte des Orangistes d'Ontario. ”

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