‹ Discours (volume 2)Chapitre 19 sur 73 · MF.SDRES ANNONCÉES CONTRE LES JÉSUITES · texte numérisé non relu

MF.SDRES ANNONCÉES CONTRE LES JÉSUITES

CHAMBRE DES PAIRS

Sékoces du n el du 13 jain ISK.

Le Gouvernement el la mojorité de la Chambre des di'pul^) avaient reconnu, comme on l'a vu plus haut [t. I'^, p. 54S), l'impossibililâ de Tairo accepter 1c projet de loi proposij par M. Villemaîa en 4844, comme la solution de la question de la liberlâ de renseignement. 1,'opposition de gauche, mi^contenle de ces ajournements, continuait à contester l'exiEtence des congrégations religieuses non autorisées, di^jà si vivement débattue dans le cours de la discussion du projet de loi de 18^4. Le 2 mai <S4H, M. Thiers adressai! ce sujet dans la Cliambre des députi's des inlerpellalions au Gouvernement. [| soutint que des lois encore en vigueur proscrivaient l'existence de CCS congri^galions, et BpMalement de celle des jésuites, et que les circonstances actuelles faisaient un devoir au Gouvernement d'appliquer ces lois. UM, de Carnâ et Berryer répondirent que parmi les lois existâmes aucune ne déniait aux membres de ces congrég'ilioiis le droit de vivre en commun. M. Dupin signala la prt'sence des jt'suites en France comme une peste publique, et t'iiclama conire eux une prompte répression. M. Martin {du Nord), garde des sceaux, déclara que le Gouvernement reconnaissait l'autorité des lois invoquées, et qu'il entendait en faire usage : mais qu'il ouvrirait tout d'abord, pour arriver à une solution désirable, des négociations avec le saint-siége.

A la suite de cette déclaration, et sur la proposition de M. Thien,

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