‹ Discours (volume 2)Chapitre 48 sur 73 · ÉLECTIONS DE · texte numérisé non relu

ÉLECTIONS DE

plus tôt possible le plus de liberté possible , du moins pour lauver l'avenir de nos principes et préparer leur avènement. ^e fussent-ils que sur quelques lèvres dans les collèges élec- .oraux, ne fussent-ils que dans une seule bouche à la Chambre, los cils de liberté perceront les bruits sourds du monopole, Iroubleront ses calculs, et trouveront de Técho dans Tàme les hommes vraiment religieux et libres.

De jour en jour , notre situation se dessine plus nettement au milieu des partb. Nous occupons notre place dans les prévisions électorales du Gouvernement et de l'opposition. On compte combien nous sommes dans chaque collège. Serionsnous les seuls à ne pas nous compter? Démentons, par nos démarches et par nos votes, les espérances des habiles qui chercheront à nous endormir, à nous diviser, à nous isoler.

Nous sommes en petit nombre, dit-on. Oui, mais moins nous sommes nombreux, plus notre devoir de voter est impérieux, et plus nos votes ont de prix et de signification, surtout si l'on considère que nos votes, désintéressés de toute question personnelle ou locale, pourront bien souvent déterminer l'élection du côté vers lequel ils pencheront.

Les hommes qui se dévouent à une nouvelle idée sont d'abord en minorité. Mais si l'idée est juste et bonne, s'ils sont intelligents, unis, actifs, la majorité leur appartient bientôt et sûrement. Nous croyons que la msgorité nous appartiendra, car Dieu et notre droit sont pour nous. U ne nous faut, pour accélérer notre succès, que la volonté et l'union, ces deux grandes forces morales auxquelles l'empire ne manque jamais.

n est nécessaire d'ailleurs que nos amis et nos adversaires sachent bien que nous avons l'énergie que donne la foi; plus tard ils apprendront quelle est sa puissance. Sur quelques points nous espérons un certain succès; mais là même où tout succès est évidemment impossible, ne vous laissez pas décourager : entre deux candidatures également hostiles à nos idées, ne craignez pas dlmproviser une candidature amie, dussent Tos suffrages être perdus! Voter pour un adversaire, c'est trahir sa foi; voter pour un ami, même quand un vote doit se

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