‹ DiscoursChapitre 35 sur 100 · DU ROULAGE. M · texte numérisé non relu

DU ROULAGE. M

néralement senti. Ce n'est pas là une phrase banale, c'est une ▼érité.

Autrefois il y avait plusieurs manières de voyager, plus répandues qu'aujourd'hui. Beaucoup de gens allaient à pied, d'autres dans des voitures à leur propre compte. Aujourd'hui il n'en est plus ainsi. Les fortunes devenant chaque jour plus médiocres, et en même temps plus égales, les voyages par messageries sont un véritable besoin, une habitude nationale. C'est la voie qu'emploie le plus grand nombre des voyageurs. On a fait des calculs pour prouver qu'il revenait à meilleur marché pour les indigents mêmes de se servir de cette voie. Convient-il de laisser plus longtemps ce moyen de transport aussi général entre les mains du monopole? Je conçois fort bien un monopole de ce genre exercé conune divers autres monopoles qui existent en France , comme le monopole du sel, celui du tabac et celui de diverses autres industries exercées par le Gouvernement. Il en est ainsi en Prusse : je ne suis nullement admirateur du système gouvernemental de la Prusse , mais en revanche j^admire beaucoup ses diligences. Je ne serais pas éloigné de voir établir un régime pareil en France. Mais comme il n'en est pas question, je crois que le Gouvemenient ne portera nulle atteinte à la liberté de l'industrie en mettant les dtoyens à l'abri d'un monopole qui s'exerce tous les jours d'une manière plus fâcheuse et plus générale, d'un monopole qui est réprouvé par notre Code, un iDonopole qui résulte de la coalition. Je ne crois pas que b répression exercée par les tribunaux au nom de la loi contre les coalitions soit assez puissante , assez fréquemment appliquée pour servir d'argument contre la mesure que je propose.

J'd lu avec attention le mémoire publié par l'administra-

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