‹ DiscoursChapitre 41 sur 100 · POLONAIS · texte numérisé non relu

POLONAIS

réfugié qu'avec la signature du ministre : je réponds que si le ministre signe, certes il ne sait pas tout ce qui se passe dans son administration. Aussi est-ce plutôt contre ses agents que contre lui que je m'élève.

n y a une différence fâcheuse pour le ministère de Tintérieur entre lui et le ministère de Tinstruction publique, entre lui et la direction des ponts et chaussées. Au nom des Polonais, je dois témoigner ma reconnaissance à ces deux administrations, pleines pour eux de sollicitude et d'indulgence. Il n'en est pas de même des bureaux de l'intérieur. Là le joug de la bureaucratie , qui me parait déjà trop lourd même pour les Français, l'est beaucoup plus pour les réfugiés, qui y sont exposés sans garantie, sans défense aucune. Ces bureaux sont tellement encombrés qu'il est difficile d'obtenir l'expédition de la moindre affaire, même française. Il but attendre des mois entiers pour arriver à la solution d'une difficulté, locale ou générale, minime ou importante. Eh bien ! malgré cela, ces bureaux veulent toujours agrandir leur cercle d'action, empiéter sur la liberté individuelle et la liberté générale. Ils s'exposent ainsi à entrer dans les détails les plus minutieux, les plus vexatoires, pour les réfugiés. D en résulte une foule de négligences, de retards, d'humiliations pour ces malheureux, contre lesquels je crois que la Chambre ferait très-bien de protester en adoptant l'amendement de M. d'Harcourt.

J'ai dans les mains une foule d'exemples de ces faits; je pourrais les citer, afin que la chambre ne croie pas que je parle à la légère ; mais je ne m'en servirais que si le ministre contestait d'une manière trop absolue l'exactitude de mes assertions. Il y a cependant un seul fait sur lequel je veux appeler son attention. Elle sait qu'un certain nombre de Polonais a été engagé par le gouvernement

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