‹ DiscoursChapitre 62 sur 100 · S QUESTION D'ORIENT · texte numérisé non relu

S QUESTION D'ORIENT

M. L£ MIN1STBB DBS AFFAIRES ÉTRANGÈRES. Je remercie rhonorable préopinant de me fournir l'occasion d'expliquer les deux mots qu'il vient de rappeler. Je croyais que celte explication résultait de tout ce que j'avais dit. {Oui! oui!) J'ai dit que s'il y avait une offense réelle, il faudrait tout sacrifier; j'ai parlé de la guerre que ferait la France pour une cause juste et légitime après s'ôtre emparée de l'esprit et des sympathies des peuples. Certes, ces seules paroles excluaient l'idée de la paix à tout prix. J'ai parlé de la paix partout et toujours, mais comme d'un intérêt égal pour tous les gouvernements, pour tous les peuples, mais aux conditions de la justice et de l'honneur national. J'ai dit que la politique juste, la politique morale, c'était la politique de la paix, et qu'elle devait êlre arborée comme le drapeau du pays ; mais que ce drapeau peut se lever pour la guerre, si la justice et l'honneur l'exigent C'est là ma pensée; ce sont là mes paroles; et je les répète, bien sûr que je n'ai nul besoin de les modifier. (Tr^bien!)

(Extrait da MomtêHr da 19 novembre 1840.)

On sait que l'issue de cette lutte d'influence entre les puissances chrétiennes en Orient Ait de laisser l'Egypte à Méhémet-Ali en rendant la Syrie à la Porte. La France rentra dans ce qu'on appelait alors le concert européen, par la convention dite des Détroits, du 13 juillet 1841, qui interdisait aux bâtiments de guerre étrangers l'accès des Dardanelles et du Bosphore, afin d« garantir l'indépendance de l'Empire ottoman.

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