AFFAIRES
anglaise, qu'il est désolant de la voir sans cesse compromise au sein même des Chambres britanniques, et cela non par les hommes insignifiants des divers partis, par ceux qu'on peut appeler les brule-pourpoints de la politique, mais par les hommes les plus sérieux, par les chefs des deux grands partis qui partagent ce pays. Pourquoi faut-il qu'on les voie saisir en quelque sorte toutes les occasions de venir offenser, non pas l'honneur national de la France, il est. Dieu merci, à Tabri de toute atteinte, mais la susceptibilité légithne et naturelle d'un grand peuple comme nous. {Marques d adhésion.) Quoi ! dernièrement, parce qu'un prince qui s'honore d'appartenir à la marine, et dont la marine s'honore, publie l'écrit le plus simple, le plus raisonnable sur les intérêts du service auquel il appartient, n'a-t-on pas été jusqu'à critiquer ses intentions et ses paroles au sein du parlement anglais! Et cependant les Anglais aussi ont eu un prince qui a été dans la marine avant d'être roi : Guillaume lY. 11 était amiral, et il aimait beaucoup son métier. Je ne sais s'il a jamais écrit sur ce sujet; mais, je le demande, si le duc de Clarence, depuis roi d'Angleterre, avait publié un écrit quelconque sur la marine anglaise, dans l'intérêt de la puissance britannique, qu'aurait-on dit en Angleterre si, au sein dés Chambres françaises, quelqu'un s'était levé pour blâmer cet écrit? [Adhésion.)
Aujourd'hui, que vient-il de se passer? Au moment où le ministre des affaires étrangères de France déclarait n'être pas assez éclairé pour s'expliquer, celui qui représente le ministère des affaires étrangères d'Angleterre (car vous savez que sir Robert Peel remplit ces fonctions dans la Chambre des communes), sans demander le moindre délai, sans employer la moindre circonlocution, présumant, dit^il, l'exactitude de ses renseignements particuliers, commence par qualifier de la