DE TAHITI
manière... je puis bien employer ici le mot dont il s*est servi deux fois, de la manière la plus grossière, la conduite des officiers de notre marine et des agents de la France. Nous ayons donc le droit de nous plaindre; ce n'est pas une plainte diplomatique que j'élèye ici, c'est une plainte de citoyen, une plainte nationale, une plainte parlementaire, dictée par Tamour de la paix et le désir sincère de voir se perpétuer cette alliance, non pas seulement entre deux cabinets, entre deux gouvernements, mais entre deux grandes nations ; alliance qui doit être le caractère distinctif de la politique moderne et le gage de la paix et de la liberté du monde, mais qui sera à coup sûr ébranlée et détruite si on Texpose tous les jours à des atteintes semblables. Et remarquez que ce n'est jamais de notre côté que partent ces atteintes, mais uniquement de l'autre côté du détroit. Pour le démontrer, je n'ai pas besoin d'entrer dans le détail de la politique ; il suffit de comparer le langage tenu tous les jours dans les Cbambres de l'Angleterre, au langage si plein de convenance et de mesure qui a toujours signalé les discours des hommes éminents de tous les partis dans notre parlement.
En résumé, M. le ministre des affaires étrangères refuse de s'expliquer ; il a tort, mais il est dans son droit : seulement, qu'il permette à un Français de le supplier de prendre conseil, dans cette circonstance, de l'honneur et de la susceptibilité nationale. Pour Dieu ! n'ayons pas une seconde édition du désaveu. [Mouvement.) C'est bon pour une fois, ou plutôt c'est mal pour une fois ; mais la seconde fois ce serait intolérable. Qu'on le sache bien, la sécurité de la dynastie et la tranquillité du pays en seraient profondément ébranlées. [Marques (T approbation.)
M. Gdizot, ministre des affaires étrangères. Il y a, entre l'honorable préopinant et moi, cette différence, que, lorsqu'il