‹ Discours d'inauguration de l'École de médecine de Québec (incorporé e par un acte du Parlement) [microforme]Chapitre 9 sur 9 · HD KG · texte numérisé non relu

HD KG

Après vous avoir entretenu si long-temps, il ne me reste plus qu’à passer rapidement en revue la Médecine Canadienne, les mem bres de la profession et les Institutions médicales en Cana da, et à terminer par quelques remarques que j’adresserai

aux Professeurs et aux Elèves de cette Nouvelle Ecole de Méd ecine.

Il est agréable de considérer les progrès rapides des Institutions de Médecine dans cette Colonie ; telles sont la fondation du €Eallège McGill à Montréal, l'Ecole de Médecino et do Chi-

rurgie de Montréal, ja faculté médicale du Collège Royal à l'oronto, les diverses sociétés de Médecine daus le Canadu Est et Ouest ; et je puis ajouter la publication de journaux de médecine ; je ne dois pas non plus passer sous silence ce qui a su lieu dans le passé.

Au commencement du 17e siècle, le pays que nous habitons était un coin obscur dans l'empire de la création. Le sauvage errait à travers les déserts dont notre cité et ses environs formaicnt une partie. La teireur, la misère et la destruction comme liguées ensemble régnaient sur toute l’étendue de notre soi; et nous, aui occupuc® en paix le site de Stadacona, où quelques uns s .forcent de répandre des connaissances utiles ; où d’autres donnant l'essor à ces principes qui contraignent le maiestueux oréan, les ondes de ce fleuve, et ses innombrables ramifications, découvertes d’un jour à l’autre, à contribuer au bonheur de chaque clusse de la société, tous dans des sphères différentes, nous nous eflorçons de soulager la détresse, et d'échanger mutuellement des sentiments de généreuse affection ; car je le répète, nous ne sommes plus épouvantés par les loups carnassiers des forêts, ou par des loups humains, plus carnt.ssiers encore, altérés de sang et rôdant autour de leur proie.

Bientôt après l’époque que je viens de mentionner se leva une ère plus favorable. Le bon esprit d’entreprise déconcerta en partie l’inquiète agitation des mauvaises passions ; adoucit la férocité, et rempiaça la hache du guerrier par celle du bûcleron qui défricha des forêts presqu’impénétrables,

On vit bientôt l’Indien réparer les maux dontilavait affligé ses semblables, tandisque ses souffrances et ses maladies étaient adoucies par les soins tendres et bienveillants de la femme charitable.

L'histoire offre à notre admiration les actes des vainqueurs civilisés, comme ceux des héros barbares. Mais si le cœur se brise de douleur au souvenir de tant de nations immolées, il éprouve d’un a ‘re côté une indicible joie en voyant l’ordre moral rétabli, Je désire vous engager un moment à porter vos regards sur ies travaux de ces femmes angéliques, qui abondonnèrent la France, leur pays natal, et la douceur de leur foyer domestiqi, pour consacrer courageusement leur existence au bien-être général des habitants, des districts où elles fondèrent l’Hôtel- Dieu de Québec, des Trois-Rivières et de Montréal,

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Les Dames : ces communautés furent les premières dispensatrices de la médecine en Canada; et en 1640 et 42, lorsque l1 petite vérole exerça ses ravages avec une inerayuble violence surla race humaine, on vit ces femmes jeunes et délicates, porter la consolation et le secours au sauvage malade comme à l’habitant de la colonie, et cela avec la même sollicitude, qu’elles ont transmises à celles qui leur ont succédé jusqu’à ce jour.

Et pour l'ordre, la propreté et l’attention envers les malades, quel autre établissement pourrait surpasser l’Hôtel-Dieu de Québec 1

Si dans toutes les institutions érigées sur notre sol pour le soulagement de l’humanité souffrante, on se faisait un devoir sacré d’y traiter aussi charitublement ceux qu’on y reçoit, nous servirions d’exemple aux autres.

Permettez-moi en terminant cet humble et juste tribut, de vous citer une anecdote relative à l’'Hôtel-Dieu de cette ville. L'année dernière, accompagnant un médecin distingué des Etats-Unis, dans toutes les salles, je le vis aller de côté et d’uutre, les yeux fixés sur le plancher, paraissant méditer: lui ayant demandé quel était le sujet de ses réflexions, “ je cherche, dit-il, à trouver la plus légère tache! ! ”

Les religicuses dans la suite du temps, eurent l'assistance du Sieur Giffard qui fut remplacé par M. Jean Madry, médecin pratiquant de la Corporation des Chirurgiens-Barbiers. 11 y a 200 ans qu’il est vent: en ce pays, commissionné de la Cour de France, et muni de pleins pouvoirs de nommer ses députés dans la profession ; l’on n’a conservé de lui, que son nom, avec les pouvoirs extraordinaires de sa commission. Ji s’est noyé en montant à Montréal. En 1684, arriva à Québec, une frégate française, ayent à son bord l’abbé St. Valier, plusieurs personnes de distinction, avec des troupes et des recrues. Elle avait amené tant dc malades, que l’on fut obligé de dresser des lits dans tous les appartements disponibles de PHôtel-Dien. Les principaux symptômes de cette affection se manifestaient par la fièvre, le délire, les pétéchies, et l'affection scorbutique des gencives. Les médecins regarduient la suignée à l’artère temporale au début de la muladie, comme offrant la plus grande chance de succès parmi tous les moyens curatifs que l’on pouvait employer,

En 1700, une épidémie ayant les caractères de notre influenzs, sévit avec rage, enlevani beaucoup de vieillards, parmi lesquels on compte M. Rousselle, médecin de lHôtel-Dieu, homme très habile, et qui avait rempli cette fonction importante pendant plusieurs années.

En 1708, la petite vérole parut pourla troisième fois avec. autant de fatalité, pour reparuitre encore huit ans après, mais. avec moins d'intensité. Le Cimetière des Picotés, dans cette ville, que nous éonnaissons tous, a été ouvert en cette occasion.

En 1710 La Belle-B'une arriva à Québec, ayant à son bord des personnes infectées d’une fièvre contagieuse nommée, /a maladie de Siam, semblable à ceile que l’Uriflamme avait introduite dans la colonie quelques années auparavant. Dans les deux cas, la maladie se communiqua aux colons, etexerca des ravages alarmants; cette dernière épidémie surtout inmola parmi ses victimes douze prêtres et six religieuses. Tont ce que l’on peut dire de ces deux maladies, c’est qu’elles ressemblaient beaucoup à la fièvre de vaisseau de l’été dernier. En voyant aussi comme elle a été fatale uu clergé quia administré ces pauvres malades, nous pouvons conclure, qu'alors ils ne l’ont cédé en rien au dévouement, au zèle infatigable de leurs frères. qui ant exposé et perdu la vie en assistant les émigrés de 1847.

Le premier médecin de la vieille France, quiassista l’Hôtel- Dieu, fut le Sieur Giflard, déjà mentionné, le dernier a été le Dr. Dénéchaud, grand-père de la respectable famille actuelle de ce nom, encore dans cette cité. Le Dr. Dénéchaud, était un homme de génie, plaisant par la douceur de sa conversation; il assistait avec bonté ses malades, ei possédait des qualités qui feront toujours chérir sa mémoire.

Du milieu à la fin du 18e siècle, les principaux Méce:ins de cette ville ont été, les Dis. Badelard, Guthry, Hurst, Beaumont, Laparre, Lajus, Duvert, Superant, Laterrière, Ust et Suzor ; parmi leurs descendunts, quelques-uns, comme ceux du Dr. Dénéchaud, occupèrent un rang distingué au milieu des. citoyens les plus respectubles du Bus-Canada.

Parmi les méderiüs anglais qui méritent d’être mentionnés pour leur hoiaôteté et leur vigilance dans leur teinps, l’on peut citer Jo nom du Dr, Nooth, chef du départemeïrt médicai de

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l'armée en 1793, qui accompagna Lord Dorchester au Canada, et distingué par son Caractère professionnel, ainsi que ceux de Davidson, Longmuore, Fisher, Holmes, Buchanan, Cockburn,

Lloyd et autres.

Plusieurs années après la ronquête, la pratique la plus impor-

tante était entre les mains des médecins de l’armée, agissant

comme praticiens militaires et civils, mais plus particulièrement dans les familles d’origine anglaise.

Le premier bureau de médecins examinateurs fut établi vers 1794, d’après l’ordonnance qui a été defnièrement abrogée, par la fondation du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas- Canada, dont les Gouverneurs forment actuellement le Bureau Provincial de Médecine. Les Dis. Fisher, Lajus, Foote et

Oliva en étaient les membres.

L’on remarquera que les Drs. Longmoore et Holmes furent les premiers praticiens anglais qui furent attachés à l’Hôtel- Dicu et prirent des étudiants natifs du Canada sous leur patro-

nage.

Le dernier médecin militaire que je nommerai, et qui s'est acquis avec l'estime de la profession et du public la réputation d’homme savant et philanthrope, est le Dr. Skey ci-devant ins-

pecteur-général des hôpitaux militaires.

Au nombre des médecins natifs de ce pays dans les commencements de ce siècle, et ai ne sont plus, je ferai mention des Drs. Ménard, Frs. Blanchet, Labrie, Mercier, P. De Sales Laterïière, Hall, Perreault, Tessier, Fargues et autres, qui terminèrent tous leur éducation en Europe ou aux Etats-Unis.

Voyez l’Appendice.

Messieurs, je ne ferai que rendre justiée aûx membres actuels de la Faculté de Québec, comme corps, en disant qu’ils ne sont point surpassés sur ce continent quant à leur habilité dans la Médecine, la chirurgie et l’art obstétrique, et je puis ajouter, avec orgueil, quant à leurs habitudes st..ctement tempérantes.

Quant à vous, Messieurs, qui devez tenir le rang honorable de Professeurs dans cette Ecole de Médecine, poursuivez avec ardeuret constance toutesles découvertes fondées sur la vérité. La base où repose la gloire des Professeurs en Médecine de antiquité comme de nos jours, est sans contredit la vérité de

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leurs observations. N’employez jamais vos talents à développer des hypothèses imaginaires. Comme la vérité seule subsiste, la démontrer n’est pas seulement le devoir de chaque professeur, mais c’est encore sa plus grande gloire. Soyez systématiques, patients et attentifs, lucides dans tous les faits particuliers que vous citerez. Soyez aflables, sans manquer de dignité. N'omettez rien de ce qui peut procurer la véritable expérience à ceux qui suivront vos lectures.

Messieurs les Etudiants, j'ai déjà anticipé sur ce que j'ai intention de vous dire. Dans la profession que vous avez choisie, plusieurs peuvent voir sans distinguer; entendre, sans comprendre. Vous ne devez pas mesurer vos connaissances sur le nombre des sessions consacrées aux études préparatoires de la Médecine. Dites-moi si vous avez employé votre temps, comme je vous ai fait voir que le jeune et actif Lallemand Pavait fuit, et je vous dirai étendue de votre savoir.

Pour étudier votre profession avec avantage, avez-vous orné votre esprit par une bonne éducation? Peut-on alléguer pour excuse, qu’on ne saurait obtenir dans les villes de cette colo: uie, une aussi bonne éducation élémentaire qu’en Europe ?

Si vous n'avez formé votre esprit, par le moyen d’une éducation libérale, à observer, comparer et réfléchir ; si vous n'avez pas le talent de généraliser, même d’imaginer, et de suggérer, vous ne serez jamais célèbres dans votre profession,

Comme la science est un des principaux ressorts d’une conduite vertueuse, j’entretiens donc l’espoir que vous avez su mettre à profit l’enseignement élémentuire que vous avez reçu dans les séminaires de ce pays.

Votre intelligence sera développée par la science que vous avez puisée sur les bancs de l’école. Aucune ville ne saurait offir de plus grands avantages pour cultiver l'esprit de bonne heure, que celle de Québec. Vousavezles moyens d'acquérir les langues modernes dans l’état particulier de notre société ; et l’on énseigne dans nos séminaires les auteurs classiques des anciens avec ce succès et ce discernement propres à étendre les bornes de Pesprit, à aiguillonner ses facultés et à satisfaire la raison.

Si cette école de Médecine cst destinée à devenir un ornement à lu cité et une bénédiction pour la communauté, elle doit avoir pour objet Le commerce de # Pesprit avec l'esprit,”

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C'est être dans l’erreur que de n'exiger pas de chaque élève autant de connaissances que l’occasion lui permet d’en acquérir. Mes jeunes amis, profitez de vos moments, et bientôt vous acquerrez l’expérience des années. On peut vous procurer ici tous les moyens d’obtenir une éducation complète en médecine, qui pourront égaler et quelquefois surpasser le but de toute dutre institution établi sur le continent de l’Amérique.

Il serait difficile d’énumérer les occasions favorables de faire des progrès dans l’étude de la Médecine et de la chirurgie, vû les accidents et les maladies sans nombre qui remplissent l’Hopital de la Marine et des émigrès et l’Hôtel-Dieu de cette ville, où l’on acquiert par l’expérience les connaissances les plus précieuses.

Les progrès importants du Commerce et les avantages particuliers à Québec, comme port de mer, visité tous les ans par lus de 1,200 vaisseaux ; la facilité de suivre la pratique À la Médecine et de la Chirurgie dans un hôpital qui contient plus de 300 lits, et reçoit plus de 1500 malades pendant la durée de la navigation ; l'avantage d’examiner et d'observer les cas, de connaître les maladies et d'en rechercher le siège, ainsi que

les organes affectés ; tout est propre à mettre cette éeole en état de répandre les connaissances les pue importantes dans la Chirurgie et la Médecine clinique. Il ne faut pas seulement considérer les nombreuses et importantes opérations de la chirurgie, ainsi que les moyens de les rendre profitables à l’élève ; mais encore l’avantage de recevoir en français comme en anglais l'instruction clinique dans l’Hôpital de Marine, et d’avoir accès à une bibliothèque composée des meilleurs ouvrages en Médecine, ce qui semble devoir assurer l’importance et l’efficacité de l’école de Médecine de Québec.

Messieurs, j'entretiens les sentiments les plus sincères de respect pour notre école. Comme elle excelle en avantages locaux j’espère que le patriotisme, l’amou: de la science, l'esprit public, et, les intérêts de l’art en général, engageront à l’avenir plusieurs de nos riches et bienfuisants concitoyens, à suivre le noble exemple de feu M. McGill de Montréal, et de feule Dr. Fargues, qui à son retour d’Angleterre, fit un legs magnifique propre à donner une base plus stable à notre institution, qui pourra devenir la gloire de cette cité et de la science médicale, et prouver ue nous n'avons pas en vain adopté la devise de la circulaire de notre école de Médecine.

VIRES ACQUIRIT £EUNDO.

INAUGURAI, ADDRESS Delivered 15th May,

Gentlemen,

Tag purpose for which we this day assemble is one of more than ordinary interest ; to commence, prosecute, and complete a Course of Medical Science and Practice, which shall recommend itself, as well to the intelligent of our own profession, as to the friends of Science in every other department of life.

Ir has too long been a subject of deep regret, that, in this flourishing City, in which commerce has been successfully cultivatedl, one of the most amiable and benevolent of the daughters of Science should not have found a fane sanctioned by public law, and upheld by the high character of its professorial instructors. But, ‘’Tis never too late to do well”; and though a profession the most noble, and which requires, for its successful prosecution, the untiring exertions of the highest faculties of our rational nature, bas hitherto been allowed to languish without a vigorous combination ; under providence, we are this day met to hail the humble beginnings of an institution, limited, it may be, in its resources, and inferior, in the extent of its arrangements, to many schools of Medical Science.

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Every undertaking, however, is stamped with glory, which tends to improve polite and useful learning, to excite emulation among men of literature and genius ; to heighten the character of any particular class ; and to give facility to that divine science, which, if it cannot arrest the messenger of death, blunts as much as possible his sharpenod sting, and softens the terror of his victory.

To relieve distress, and to mitigate the sufferings to which man is subject, constitutes the science of medicine ; a science that involves facts and principles which can only be retained by the constant exercise of our mental faculties.

Ir cannot be doubted, that extensive knowledge in every scientific department, whether immediately or collaterally connected with the study at medicine, is highly advantageous and ornamental. Inthe proportion to the extent of acquired knowledge, the student will be enabled to correct prejudices, to discri* miuate between truth and error, and form his conclusions on rational and philosophic gro ds.

So intimate indeed, is the study of medicine with the arts and sciences in general, that, the History of its progressive improvement, to which we are now about briefly to advert, isthe history of man’s improvement, in elegant and useful knowledge.

Ir is a grateful task to record the acts of illustrious men, and to commemorate the benefactors of mankind ; to trace the progress they made in their particular department of science, and to hold

up their conduct to the youthful student, as examples for imitation and encouragement.

WE are not enabled to state, how man was first led to direct hisattention to the structure of the human frame, and to the manner in which its diseases could be alleviated and cured.

Tux records of antiquity inform us, that the afflicted were stationed in temples and public places, for the purpose of peti-

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tivning the passers by, fur a remedy to their particular complaints. The streets and highways were frequented by the infirm and their friends, and the passing traveller was implored to suggest a remedy, which his experience in journeying through distant and populous countries, might ensble him to afford. And, not to afford every possible information to those putting questions, was considered by all eastern nations, a crime, equal in extent, to what in our day, we would reckon the master of one vessel guilty of, in refusing succaur to another, that had importuned him for aid, while yet at a distance from her destination.

Nor considering the subject of natural or fabulous médicine astending to your present edification, I have conside-ed it more interesting to bring before you its condition posterior to very ancient periods in the history of our globe.

In process oftime, when animal anatomy was combined with the Pythagorean system of philosophic reasoning, as applied to medicine, the art of healing gradually assumed the appearance of a distinct science, and was acquired at the true source of all succes ful observation, the bedside of the sick ; or by the traditional communications of a master to his disciples; or those of a

father to his son.

Tune celebrated Asclepiades owed his medical fame to the knowledge acquired from his sire, which he again transmitted to his own descendants. Itistobe lamented that of the labours of this deserving family, so frequently noticed in the voluminous writings ascribed to Hippocrates, no information has come down to our day, of the manner in which that rem’rkable race conducted those medical observations which desrende: o the Coan sage by

hereditary right.

Asour 509 years before the christian era, when philosophy and liberty were rendering illustrious the states of Greece, and superstitious prejudice was yielding in medical matters, to rational experience, Hippocrates was born.

Tag father of medicine, as he has been called, drank deeply and cagerly from every conceivable source of information, atid treasured up those stores of practical acquirements which he successfully taughit to others.

Han his valuable precepts been followed, the science of medicine would bave steadily advanced. But it was far other. wise. Scarcelÿ had he discerued observation to be the most solid foundation in all medical reasoning, than they turned aside to listen to interminable themes about the nature of man, disease, medicine, and false deductions from the most deceitful of all kinds of experiments : dissections performed on the bodies of living animals.

THerg were not Wanting many, who warned their contem. poraries, that no course Was auspicious which consisted not in noting, and writing out the history of diseases, as records of observed experience.

Urwarps of one hundred years afters the birth of Christ, Galen arose, a man destined to change the aspect and estsblished order of medical science. His extraordinary genius was aided by great learning, which enabled him soon to silence the crowd of sectarian empirics.

Ir had been more «dvantageous for medicine, had he not allowed his imagination and the influence of scholastic habits, to overpower his judgment, since his works, far from clearing the way to observation, became so many text-bocks for the controversies of succeeding ages; and the simple exercise of bed-side observation, was soon lost in oblivion.

AGzs now succeeded, to which historians have given the appellation of “dark.” It is asserted that the Arabians, in these benighted times, had medical institutions in connection with hospitals. Under the protection of that noble race, the Saracenic Moors, celcbrated hospitals were established in Spain, and crowded with students from every part of Europe, It bas become

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a custom, the result of ignorance, to detract from the merit of those promoters of general science : but their services, if only as copyists of scientific works, can hardly, in that dreary night of centuries, be too justly appreciated.

Acraoucx the sierile example of Galen enslaved the million, yet the long unrectified evil wrought, in many, its own cure, Disgust with mere discussion, instead of histories of maladies, drove these to travel into Italy and France, where subtleties, somewhat less wretched than in other countries, had not yet reduced medical orations into unmeaning commentaries. But the period was still far distant, in which medicine was to be grounded onitsonly true foundation, the observation of clinical facts, and the collection of instances.

Tue students of these days acquired from their teachers only idle chimeras. They v'ere amused with a profusion of blossom, but the real fruit of appealing to the sick bed, was seldom enforced.

Tnese representations of the condition of medicine are not exaggerated. From the beginning of the fifteenth, till nearly the middle of the seventeenth century, all medical energy was in a state of dotage.

On reviewing the statements we have now snbmitted, it is naturally suggested to the reflecting mind, how institutions, so beneficial to the human race, as those of general hospitals, and collegiate establishments in connection with them, wherever practicable, should have remained so long in a state of infancy. ltis a melancholy fact, that, nearly two thousand years were necessary to establish a simple and evident truth, that practical medicine can only be acquired at the bedside af the sick.

Asour the middle of the seventeenth century, we have testimony that in Holland, establishments such as those we have hinted at, were in active operation, both in Utrecht and Leyden.

Ornos Huernius, in the latter city, taught medicine on a comprehensive plan, by examining his patients in the presence of

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his pupils, and expatiating on the nature of diseases, and the effici reasons for his mode of treatment. try, :

Tais great man caused inspections of the body to be made RAS after death, and moreover, exercised his pupils in the knowledge PE and preparation of medicines, sil To Delaboe, a name worthy of honorable mention, succeeded one, whose genius entitles him to the grateful recollection of Es every succeeding age. Î refer to Boerhaave. The encouraging chas manuer in which he took notice of his pupils, fired their profes- rical sional ambition, which was farther inflamed by the general esti- dogn mation in which their great master was held. The most illus- adhe trious physicians of the day, were on the list of his pupils, who puls were afterwards scattered over every part of Europe. Many schools now arose that eclipsed the fame of Leyden, Brit: their common parent. To Scotland, the land of native worth, Greg

belongs the merit of being the first, under Dr. John Rutherford, to explain in clinical lectures, the nature and treatment of cases in public hospitals.

RoTHerrorp was Professor of the Practice of Medicine in the University of Edinburgh, and obtained from the managers of the Royal Infirmary of thet city, one hundred years ago, the privilege of admitting students into that public hospital, and thus advancing the interests of medical science.

À few years aftervards, Boerhaave established a clinical institution at Vienna, in which public lectures were delivered by Van Swieten. The reputation he acquired, was at once brilliant and merited, from his having adopted as his mode of instruction, the chasteness of Grecian medicine.

De Haen, another of Boerhaave’s pupils was his successor,

whose talents were characterized by the sagacity with which he | discussed the most complicated facts. And, though an overweening self sufficiency darkened his merits as a man, he was a most

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efficient instructor. In his Ratio medendi, indefatigable iadustry, select learning, accuracy of observation, and fidelity of statement, are evident in every page. If they fail in aught, it is, that they are rather a collection of isolated facts, than a connected series. Still, his dissertation must be regarded as a valuable contribution to medical science.

To De Haen succeeded Stoll, equally able, elegantly and chastely to pourtray the history of disease, and who made historical descriptions subserve the purpose of throwing light upon the dogmata of the ancients. The principles of Hippocrates he firmly adhered to, and in a shorttime, by judicious energy, strongly inpulsed the clinique of Vienna.

Rurnerror», the father of Clinical Institution in Great Britain, and « pupil of Boerhaave, had able followers in Munro, Gregory, Home, Cullen and others.

No teacher of Practical medicine ever took more pains than Cullen, in leading his students to reflect and reason, to observe the course of nature in diseases, and to distinguish between their essential symptoms and accidental combhinations. He uniformly endeavoured, so far as he was able to discriminate, by observation and analysis, the reasons between the influence of the remedies employed by art, and the operations of nature, in the cure of diseases. No disease, however slight, but what was made by him the subject of observation ; and I mention this for the benefit of every student now before me, that he marked, most attentively, the symptoms, as they appeared in concourse and succession ; their chief distinguishing characters ; how they accidentally combined, and spontaneously changed ; and how they were effected by the remedies employed. All these, he never failed to insist upon, and pointed them out as objects, pre-eminently deserving the attention of every student. Permit me to mention another trait of Cullen’s character, wbich remarkably distinguished him from many of his fellow practitioners, and which is but too little

attended to. 1 refer to his never failing to par, the bodics w those who died under his treatment.

In taking a retrospect of continental medicine at at, there is little to cheer.

Tue one bright example thatstands htinset forth upon the page of medical History, arilgrèsents a painful. contrast to the general passive indifierence, is;:the institution ai Sarthe, where the government dignified itself by a cordial support: :

Ir was not till 1715, that the imperiel city, once tbe mistress ofthe world, possessed a public hospitel. fs suc A net bre

Tux cireumstances conneated-witht this first institution in the Italian: capital, afford'a.ratifying : ofjhiow. much the — of medicine was, tnen ad there, sought toibe uphelds® ,:1

Ecczæsrasricaï and executive. power. wied in eucouraging zealous and scientific. physicians to become its professors. Never was an hospital openeñ under bappier auspices, 1 wae with the choicest collections of. ‘ne, Matéria Mediea. , à res was wanting, which was conceived likely to Lorrect observation, or calculated ta promote the study of. patholorical : ‘anatomy. . Lite surgery was supplied, wih the mnst approved instruments ;' and. the josity appreciated Lancisi, surrounded by a band-of emulous,

pupils, was solemnly- inaugurated mai s te vien jo de vast hospite! of the Holy (pit

Favia was renowned from the fame ct Titsot ù Pen

and Milai: deserve. honorable. mentions and'acauired a name, frona Tomrasini and Rasori.

ah 1x Spain, even at the jreaht dey, medicine is.a an atntrect science, a mere maiier of ory,.the..kecping:

the names of dissashs, Lgsther 4 de na avr ture vof medir mais, cînes süpposéd to be their cure.

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