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et regardé coinme l'auteur de ce charme inestimable qui les garantit de la plus hideuse et de la plus fatale des plaies sublunairesy ce quisouleva contre lui toutes les passions humaines suscitées par l'intérêt et la vanité ; mais avec la dignité paisible Vun héros, il fut toujours disposé à pardonner ; et la postérité en payant un digne tribu à sa mémoire admettra “ que la plus ‘“ violente attaque des détracteurs ignorants de sa conduite où “ de ses écrits, n’a pas attaché de flétrissure à son nom.” Les Blizzards, Sir Astley Cooper, John Abernethy, Liston &c., ont contribué à élever Part de la Chirurgie au rang glorieux d’une science et se sont appliqués à conserver plutôt qu’à démembrer. ‘Tous ces grands noms, familiers à tout le monde ont puissamment contribué au progrès des connaissances patho: logiques et pratiques.
Plusieurs causes ont retardé les progrès de la science médicale dansles Etats-Unis, qui formaient pour ainsi dire un nouvel établissement. La population était extrêmement éprsse; elle venait d’un pays, et vivait dans un sièclzoù les idée; pe tieuses s’opposaient à tout progrès, où l’on répudiait la plus légère altération dans ies anciennes doctrines.
Vers le milieu du 18e siècle, on vit Bard et Middileton insister sur la nécessité d’étendre la science médicale dans la cité dé New-York.
Shippen et Morgan sont regardés comme les fondateurs de là Médecine en Amérique. Letir génie et leur persévérance ont fait couler à flots la science à travers tous les Etats de PUnion.
Ils furent habilement soutenus par Rüsh, dont le nom ferait honneur à tous les pays. (C’était l’Hipocrate et le Sydenham de l’Amérique. Profondément imbu de cet adage, “ que la vie est courte, et que l’art est long,” il ne sacrifia pas son temps à des amusements frivoles, n’éprouvant d’autre plaisir que d’étudier, d'enseigner et de pratiquer sa profession.
Personne ne sut mieux que le Dr. Rush, que pour comprendre la nature, il faut avoir de la persévérance, faire tous ses efforts pour s’appliquer constamment à l’étude sans jamais se lasser.
Jouissant à un haut degré du talent de l'observation, il ne se laissait jamais décourager par les difficultés qu’il pouvait rencontrer, sachant que le temps n’est jamais perdu lorsqu'il est employé 4 rechercher la vérité.
Permettez-moi de recommander encore ce bon, ce grand homme au jeune étudiant pour lui servir d’exemple Ponctueh dans tous ses engagements, modèle de tempérance, il etait régulier dans toute sa conduite.
Il se levait matin, et consacrait à l’étude des heures qu’un grand nombre perdaient dans le sommeil.
Il était charitable envers les pauvres; sachant par là qu’il prétait au Seigneur.
A la fin de sa vie, employée à rendre des services continuels aux hommes, il adressa ces derniers mots à son fils; “ soyez indulgent pour les pauvres.”
Distinguez-vous par les mêmes vertus qui ont illustré les membres éminents de la profession que vous avez choisie, et la fin de vos jours ressemblera à la leur.
Il serait bien difficile d’entreprendre de citer kes noms des citoyens américains en rapport avec chaque branche de la Médecine, et qui se sont distingués par leurs talents, leur savoir, Jeur piété, leur dévouement au bien-être de leur pays, et aux vrais intérêts de leurs concitoyens. ”
Dans quel autre pays, que les Etats-Unis d'Amérique trouvera-t-on, dans l’art de guérir, tant parmi ceux qui ont orné que parmi ceux qui ornent aujourd’hui les annales de la Médicine, des membres plus distingués par leur amour pour la vérité, où qu aient employé le temps avec plus d’activité et d’une manière plus utile au genre humain? ,