DE M. DE SAINT AULAÏRE
n'attendait d'autre récompense de ses actions que celle dont il jouit en ce moment!
De tels conseillers ne sont pas à dédaigner pour le pouvoir. Il est imprudent, peut-être, de les écarter de l'oreille des Princes. Les conseils de la sagesse expirante égareront rarement l'homme puissant.
Messieurs! nous avons entendu les derniers accens de cette voix éloquente; désormais, privés de l'appui de son beau talent, nous nous fortifierons par le souvenir de ses exemples. Sa place reste marquée sur nos bancs! ses 'doctrines ne seront pas abandonnées : un ami de Camille, compagnon de sa fortune, associé à ses méditations, saura les défendre À sa place.
Quant à nous, députés et sujets fidèles, nous marcherons siu^ les traces de l'illustre chef que nous perdons; et s'il nous arrive d'être visités par la souffrance, méconnus par le pouvoir, si, comme lui, nous devons avant l'âge terminer une carrière difficile, nous demandons au ciel, pour récompense, que notre nom vienne s'associer à la gloire du sien, et qu'il nous soit donné d'arriver au même terme , laissant les mêmes regrets.