‹ Discours de Camille Desmoulins, notable, au conseil général de la Commune, dans la séance du 24 juillet, l'an 4 de la liberté, sur la situation de la capitaleChapitre 2 sur 2 · CM · texte numérisé non relu

CM

1 ass emblée na tionale , après a voir prononcé l'interdiction du roi , pour cause de démence , déclare quelle le retient, lui et sa famille, pour otages du salut de la France. 1

Ce qu’il faut faire encore ? Quelqu’un a dit que si les rois së faisoient la guerre , c’est qu’ils ne buvoient jamais ensemble. Et moi je dis usi on ose nous attaquer , c’e.st qu’il n’y a qu’orgueil , égoïsme et durete de cœur parmi nous ; c’est que le bourgeois méprisé 1 artisan , autant que le noble méprisoitle bourgeois ; c’estque l’égalité des droits n’est que dans la constitution , et non point dans l’opimon;ceat qqenous, citoyens actifs , nous nous tenons a une distance plus grande de nos frères îndigeps , que les Romains ne faisoient de leurs esclave^ ■; car ces- sénateurs de Rome , .si orgueilleux, qui méconnoissoient les droits de l’homme et qui avoient des esclaves, eh bien ! il y avoit huit jours dans 1 année où ils faisoient asseoir leurs esclaves à table à côté d’eux, où ils changeoient d habit avec eux, où ils payoient les dettes et les loyers des pauvres. Dans cette, Rome, la ville de i aristocratie par excellence , il y avoit au moins huit jours rendus à l égalité et à l’âge d or. Et nous , dédaigneux bourgeois , il semble que cette aristocratie , cette inégalité que nous avons bannie de nos loix , se soient réfugiées toutes entières dans nos cœurs. Je le répété , si on ose nous attaquer , c’est que nous ne buvons pas ensemble. Eh bien ! faisons , pour affermir J a liberté, ce que César , ce que Crassus ont fait pour établir 1q despotisme. Nous ne pouvons pas traiter ie peuple françois comme César, qui traita le peuple romain en vingt-deux mille tables , ou comme Crassus, qui fit un festin au peuple romain , et donna ensuite à chaque citoyen autant

de bled qu’il en pouvoit manger pendant trois mois. Il semble qu il n’y ait de patriotisme et de vertu que dans la pauvreté , du moins dans une fortune médiocre. Mais dressons des tables devant nos portes , s’il est vrai que nous croyons à l égalité ; traitons du moins un jour nos égaux comme les Romains traitoient leurs esclaves pendant une semaine entière ; célébrons notre délivrance du despotisme et de l’aristocratie, comme les Juifs célebroient leur délivrance des Pharaon ; mangeons aussi tous ensemble , devant nos portes , le gigot national , ainsi qu’ils mangeoien t leur gigot paschal. Viens, respectable artisan , que tes mains , durcies par le travail , ne méprisent pas la mienne , qui n’est fatiguée que d’une plume ; viens, buvons tous ensemble; embrassons-nous , et les ennemis seront vaincus.

Ce que je propose encore, c’est également l’histoire romaine qui me le fournit. Ceux que nous avons appelés citoyens passifs valent bien les esclaves de Rome. Eh bien ! dans les dangers de la patrie , comme dans la guerre punique , dans la guerre de Marius et de Sylla , Rome donnoit le droit de cité aux esclaves. L'assemblée nationale a déclaré aussi la patrie en danger ; qu elle donne aussi le droit de cité aux citoyens passifs ; qu’elle affranchisse les pauvres de tout impôt , comme dans la guerre desTarquins , sans leur ôter la qualité de citoyen; qu’elle déclare aussi que les pauvres paient assez à l’état par l’impôt de leur sang dans les batailles , et voilà tout d un coup j dix millions de bras gagnés à la patrie. Qu’on me dise en effet quelle différence il y a entre nous , qui nous appelons patriotes , et les nobles que nous appelons aristocrates , qui ne soit toute à l’avantage des nobles ; si de mém*

qu’ils ne vouloient qu’établir une chambre haute* que reléguer tout le tiers-état dans la chambre des communes; nous, jadis tiers état , contens d être .citoyens actifs , non-seulement nous nous constituons aussi en chambre haute à l’égard de cette portion du tiers état que nous avons appelés citoyens passifs , mais nous ne leur donnons pas même une chambre des communes , et nous prétendons les dépouiller de toute part au gouvernement. A Athènes, les pauvres ne payoient point pour être citoyens et pour aller à la section , mais au contraire ils étoient payés ; on donnoit trois oboles à chaque citoyen qui alloit au Pnyçe , à rassemblée du peuple. Il suffit \ d’indiquer ce point de l’histoire ; on est assailli d’un volume de réflexions. Montesquieu , que les aristocrates s’efforcent de mettre de leur bord , se récrioit d’admiration sur cette loi d’Athènes.

Pourquoi jusqu'ici toutes les révolutions ontelfes fini par remettre les peuples sous un joug plus pesant que l’ancien ? C’est que , dans les révolutions, tous les patriotes , tou,s les hommes courageux et qui ont de lame , tous les Jacobins wdeni à la défense de la liberté et périssent dans les combats , pendant que tous les lâches , tous les Feuillans; tous les égoïstes, tout ce qu’il y a de pourri se cache ; ensorte que lorsque le tyran a triomphé par sa liste civile, et ses trahisons, il n’a plus affaire qu’à la lie de la nation. Que faut-il faire pour empêcher que cette guerre ne tire au corps politique le meilleur sang et qu’il ne lui reste que du sang impur? Il faut se garder de faire des enrôlemens comme hier. Nous sommes tous gardes nationales; il faut décréter que le quart des gardes nationales ira aux frontières , et que , pour cet effet ; dans toutes les municipalités,

il sera trié un quart de la garde nationale par la voie du sort. Par ce moyen , vous conserverez de la graine de Jacobins, comme le roi de Prusse veut conserver si précieusement de la graine d’aristocratie, en ne mettant les nobles et les émigrés qu'en troisième ligne , en lés laissant à Ooblentz et dans l’intérieur ; par ce moyen , les Feuillans partageront , avec les Jacobins , les dangers de la patrie , et le leu tyrolien tombera sur eux comme sur nous.

Et vous, ô Feuillans, aveugles transfuges des Jacobins ! Sans parler de notre histoire de France et des ressentimens toujours implacables de nos despotes , qui firent couler tant de sang à Montpellier , à Bordeaux, à Paris, pour châtier des insurrections éteintes ; sans parler de tant d’exemples domestiques du peu de sincérité de la réconciliation de nos rois avec ceux qui avoient appelé les peuples à la liberté ; sans parler des embrassemens de Charles IX et de Coligny ; dans une révolution plus récente et toute semblable , .chez nos voisins , malgré la digue impuissante de l’amnistie la plus solemnelle , signée à Breda, puis jurée à Londres par Charles II, voyez la colère des rois pendant quarante années , de temps à autre rompre cette digue et se déborder par torrent sur les presbytériens, aussi bien que sur les .indépendans , sur les Feuillans , aussi bien que sur les Jacobins.

Voyez tous les ministres presbytériens, les modérés d’alors , les Feuillans d’alors , mais qui avoient commencé la révolution de iG43 ? avec les Jacobins, être tous bannis, en Angleterre, à .5 milles, en Ecosse, à 20 milles de leur résidence. *

. Voyez, pendant quarante ans, tout l’or delà

liste civile , et la place de grand chancelier d’Angleterre , devenir la récompense des dénonciateur* et des juges qui avoient l’exécrable talent de faire périr , sur d’autres prétextes , les FeuiÜans et Jacobins, a qui Charles II et Jacques II avoient été obligés de pardonner le crime de l’insurrection.

Quarante ans après l’insurrection , Algernon Sydney est déclaré coupable de haute trahison, pour un manuscrit qu’on trouve chez lui , son ouvrage célèbre , intitulé : Discours sur le Gouvernement. Ce manuscrit n’étôit point écrit de sa main ; il ne l’avoit point publié ; il étoit écrit antérieurement à i amnistie. N’importe, le chancelier Finch dit, qu écrire , d è toit agir , scribere est agere ; que c étoit ce que les Anglois appeîoient owertact , c’est-à-dire , démarche pour exécuter un dessein , et Sydney fut décapité.

Un certain lord Howard , perdu de dettes , imagina, pour s’acquitter de ce qu’il avoit emprunté à Sydney, au lord Russel et àM. Hamden, comme ils le lui reprochèrent à la confrontation ; il imagina, pour payer ses dettes eà les faisant périr, et gagner encore de l’argent de la liste civile , de dénoncer M, Hamden et le lord Russel , les deux hommes les plus vertueux de l’Angleterre , pour des paroles dites par eux en sa présence. En vain ils furent défendus par tout ce qu’il y avoit de personnages illustres en Angleterre ; aux éloges touchans du caractère , de la modération , de la vertu , de la piété du lord Russel et de M. Hamden , Jeffreys , commissaire du roi , répondit par un long discours, où il concluoitcc quela prétendue rel igion , la prétendue 'vertu , et même la prétendue modération , le feuillantisme , comme on voit , étaient une raison de plus pour les condamner ^ parce que les apparences de modération et les -

time de leurs vertus ne fai s oient que les rendra plus populaires et plus redoutables à sa trèsgracieuse majesté . »

Le lord LisL* , un des juges de Charles premier , avoit échappé à la vengeance des Stuart. 3o ans après, sa veuve, âgée de 80 ans, est condamnée à être étranglée , sous prétexte qu’elle avoit reçu dans sa maison un partisan du duc de Montmouth. Trois fois les jurés la déclarèrent noncoupable; mais Jeffrey s ies lit revenir aux opinions une quatrième fois , jusqu’à ce quils l'eussent condamnée.

Il ne servit de rien à Richard Baxter , ministre presbytérien , qui avoit refusé l’évèché de Here-

Ifort , et fameux écrivain révolutionnaire , de s’ètre fait Feuillant. Jeffreys , le directeur du juré, se souvient de ses prônes et lui dit, à l’occasion de je ne sais quel procès qu’on lui avoit suscité a cc Cet homme paroit maintenant fort modeste ; mais il y a eu un temps où personne n’étoit plus prêt que lui à crier : à vos tentes , 6 Israël ! liez vos rois et mettez vos nobles dans des ceps de fer, Richard , tu es un vieux homme et un vieux coquin ; ç’auroit été un grand bonheur que tu eusses été bien fouetté il y a quarante ans. Tu as écrit assez de sermons pour en charger un charriot , et chacun de ces sermons est plein comme on œuf d’impiété pour la personne sacrée du roi. « Allons , MM. les jurés , faites votre devoir. » Et Baxter est condamné à être pendu.

Un autre membre du club des Feuillans , une femme, Elizabeth Gaunt, procure un asyle à un Jacobin. Ce scélérat , sachant que Je roi Jacques II pardonnoit plutôt à des rebelles qu’aux modérés qui leur avoient donné asyle , va dénoncer la bienfaitrice qui lui avoit ouvert sa maison , et elle est pendue.

ï,a ville de Tauriton avoit ouvert ses portes k* l'armée des insurgens ; le prévôt Kirch , digne assistant de Jeffreys, descend à l’auberge, fait pendre , pendant son repas , au bruit des fifres , des haut-bois et des tambours , trente des habi* tans , savoir , dix en buvant à la santé du roi , dix en buvant à la santé de la reine , et dix en buvant à la santé de Jeffreys. Une jeune fille étant venue se jeter à ses pieds pour obtenir la grâce de . son père , il la lui promet si elle se prostitue à lui ; puis après avoir assouvi sa brutalité , il a la cruauté de la mener à la fenêtre , où il lui montre son père qu’il venoit de. faire pendre à l’enseigne meme de l’auberge et d’où cette fille se précipite de désespoir.

Le barbare Jeffreys se vanta dans cette tournée de i685 , d’avoir fait pendre plus de gens lui seul que tous les juges d’Angleterre ensemble, depuis Guillaume le conquérant. Jacques II, ce roi dévot et honnête homme , appeloit cela la campagne de Jeffreys : aussi au retour de cette expédition , où ce juge l’avoit délivré de tant de Feuillans et de* Jacobins, le fit-il grand-chancelier.

En un mot, le despotisme ne fut satisfait que lorsqu’il eut tiré des veines des Anglois tout le sang révolutionnaire , sans distinction des Feuillans et des Jacobins. Les badauds de Londres , lassés à la fin de tant d’exécutions de Jeffreys, avoient nommé un grand juré patriote, et cjui , à toutes les accusations intentées, sur de misérables prétextes , ' contre les citoyens qui avoient eu part aux insurrections , répondoit touiours ignçramus. La cour appeloit , par dérision, ce ovand juré , le juré ignoramus , comme nous pourrions appeler le grand juré d Orléans, dans vin autre sens • le juré \ignorarnus . Mais d y a

cette différence , que nos traîtres, acquittés par le juré d’Orléans , échappent au châtiment de la loi; au lieu que ceux, qui étoient acquittés par le grand juré de Londres , n’échappoient point à la vengeance royale. Le menuisier Colledge , qui avoit été un des plus chauds patriotes, et qu’on appeloit le menuisier protestant , comme on appelera bientôt , en France , tous les patriotes , des calvinistes , fut inutilement renvoyé d’accusation par le juré ; envain Londres fut illuminé en signe de joie de l’absolution du menuisier et de l’alderman Cornish : le despotisme ne relâche pas si aisément sa proie. Le ministre de la justice, l’abominable Jeffreys, ne manquoit pas de faire naître des incidens, de troûver des vices de forme : on évoquoit la procédure, on traduisoit les accusés devant le juré: d’Oxford, ou d’autres aussi complaisans, à qui la cour enjoignoit de les trouver coupables de complots imaginaires , et le procès se terminoit toujours par être pendu et coupé en quartiers. Voilà Injustice, voilà l’amnistie, voilà la réconciliation des rois avec les Jacobins et avec les Feuiilans.

Et vous, ô riches’’, insensés de croire que les Prussiens vont défendre vos propriétés ! vous ne vous souvenez donc plus de ce que ces mêmes Prussiens, sous le même duc de Brunswick , le général des contre révolutions , ont fait il y a si peu de temps dans Ta contre-révolution de Hollande. Vous ne vous souvenez donc plus qu’à -Amsterdam ïîs entroient dans toutes les maisons, dans tous les magasins , pilîoient tout ce qui leur convenoit, er ce qu’ils ne pouvoient emporter, ils le jettoient dans la rivière. Il n'y a jroint de voleurs de grand chemin aussi avides

de pillage que ees hulans , ces Tyroliens , ces chasseurs d'Eben , que vous invitez à venir défendre le quai des orfèvres. Ignorez - vous que les généraux de l’armée des despotes narrèrent la désertion dans leurs troupes qu’en promettant à ces pirates , à pied et à cheval , le pillage de Paris , et le butin de vos boutiques? Il est vrai qu’ils ne promettent que le pillage des boütiques des p trioies. Mais outre que les boutiquiers ne sont pas en assez grand nombre aux Jacobins pour assouvir la soit de l’or de tant débandés, ignorezvous que, dans un pillage , les plus riches sont les ennemis, et lesplus belles boutiques seront les boutiques des Jacobins? C’est le 4 août que cette armée de brigands fond sur le territoire de France, et vous demandez le a4 juillet ce qu’il faut faire ! Il ne vous reste qu’à vous réunir à nous , pour terminer le plus promptement, et dans sa naissance, une guerre qui , plus elle se prolongera , plus elle sera ruineuse et féconde en calamités poûr Paris. Il ne vous reste à faire que ce que lit Carthage^ dans la troisième guerre punique. Après s’étre laissée endormir par les Feuillans Carthaginois , et par les perfidies du sénat de Rome., Carthage voit tout à coup arriver à ses portes les légions qui viennent raser ses fondemens. En tVois jours , Carthage , démantelée , sans armes , sans munitions , sans remparts , a relevé ses murs et armé 3oo mille citoyens. Tout ce qu i! y avoit de bras est employé à fabriquer des piques, des javelots , des machines de guerre ; les femmes , dit Ilollin , côupoient leür chevelure pour faire des cordages, et en trois jours, Carthage fut armée pour soutenir un siège de trois ans. Pour moi, je ne reviens point de ma surprise sur l'aveuglement inconcevable des Parisiens , et je ne conçois pas

comment

comment aujourd'hui on entend autre chose dans les rues que le bruit de> marteaux qui fabriquent des piques. Si rassemblée nationale nous abandonne , cest à vous , M. le maire, à nous sauver , à donner l’exemple aux autres municipalités. C’est dans l'artillerie que e génie François surpasse toules les autres nations; faites fondre en. canons les statues des despotes : ce ne sera pas le moindre supplice de ces damnés , de combattre après leur mort pour la liberté , contre laquelle ils combattirent toute leur vie. C est a larme blanche que l’impétuosité Françoise renverse tout ; laites fabriquer des piques plus longues que les bayonnettes autrichiennes ; des piques et des canons , des canons et des piques ! Approvisionnez Paris de munitions ; quon veille sur les magasins d’Essonne. Mais à ce silence , à ce sang-froid , à cette tranquillité des Parisiens , je me demande avec efîrol , si Paris est Autrichien. S’il étoit ainsi , qu’on sache que, dans cette ville autrichienne, il y a encore 3oo mille François; qu’on sache que, plutôt que de rendre vivante aux impériaux , lorsqu elle a été libre , cette capitale , dont ils n ont jamais approché lorsqu’elle étoit esclave , nous ne rendrons aux aristocrates et aux tyrans qu’un monceau de cendres et la place où furent leurs hôtels.

Je conclus à ce que le conseil général de la commune rédige une adresse à l’assemblée nationale, pour quelle prenne en considération les mesures du salut public que j’ai indiquées ; ou , si l’assemblée nationale croit ne pouvoir sauver la Constitution , pour quelle déclare , aux termes même de la constitution , et comme chez les Romains 3 qu’elle en remet lè dépôt à chacun des «moyens , individuellement et collectivement, par

De l’Imprimerie du Patriote Fblan col sr place du Théâtre Italien.

lè décret ut quisque republic ce consulat. Aussitôt on sonne le tocsin , toute la nation s’assemble ; chacun, comme à Rome , est investi du droit de" piinir de mort les conspirateurs reconnus; et*

Î>our l'affermissement de la liberté et lë salut der a patrie , un seul jour d anarchie fera plus que* «Quatre ans d’assemblée nationale.

séance

4 de la liberté , a arrêté V impression discours , la distribution aux membres de V assemblée nationale , à ceux des corps constitués , cîux 48 sections y à toutes les sociétés affiliées , aux tribunes et à ses membres .

Anthoine , president ; Desutieres ; Forcel ; Girey Düpré ; Ciiepy ; Chenier , secrétaires ,

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