POUR ROBESPIERRE
D'après le Journal des Jacobins.
(Club des Jacobins, jeudi 10 mai 1792.)
[Tallien propose qu'on ne laisse entrer dans la salle des séances de la Société que les citoyens qui auront payé leurs contributions, — Robespierre monte à la tribune et demande la parole. Après un violent tumulte, il peut se faire entendre et réclame l'ordre du jour sur la proposition de Tallien. — Une foule d'orateurs demandent la parole.]
M. Danton. — J'ai demandé la parole pour une simple motion d'ordre. Plus j'approuve la motion de M. Robespierre, plus j'en crois la discussion utile. M, Robespierre n'a jamais exercé ici que le despotisme de la raison; ce n'est donc pas l'amour de la patrie, mais une basse jalousie, mais toutes les passions les plus nuisibles qui excitent contre lui ses adversaires avec tant de violence.
Eh bien. Messieurs, il nous importe à tous de confondre
neau et les circonstances qui suivirent, Cf. Tourneux, Bibliographie de l'Histoire de Paris..., t. I, p. 264; Tuetey, Répertoire général..., t. IV, pp. 66-71, pp. 491-492; t. V, no" 2637, 3860, 3861.