‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 168 sur 459 · DANTON INSISTE POUR QUE LA CONVENTION ACCEPTE SA DÉMISSION · texte numérisé non relu

DANTON INSISTE POUR QUE LA CONVENTION ACCEPTE SA DÉMISSION

D'après le Moniteur.

(Convention, lundi matin 24 septembre 1792, 10 heures.)

[Un des secrétaires fait lecture du procès-verbal de la séance de la veille. — Il s'élève des réclamations relativement à la qualification de « ci-devant ministre de Injustice » donnée par Rabaut dans ce procès-verbal à Danton. — Quelques membres demandent la radiation de ces mots, parce que la Convention n'aj^ant pas prononcé sur la démission, (2) Danton est toujours ministre. — M... je demande que l'Assemblée donne un successeur à Danton, car, d'après la loi d'incompatibilité, il s'ensuivrait qu'il ne peut voter dans la Convention. — Danton met fin en deux mots à la discussion (3).]

Danton. — ■ (4) L'opinion du préopinant me force à réclamer un des plus beaux titres dont puisse jouir un citoyen (5), celui de mandataire du peuple àla Convention nationale (6).

(i) C'est-à-dire pour la proclamation de loi martiale.

(2) Donnée par Danton dans la séance du 21 septembre, Cf. supra discours n» 89, p. 175.

(3)Condorcet dit dans sa Chronique de Paris : « M. Danton qui connaît les maximes des Républiques et qui sait que dans ces sortes de gouvernements, l'estime du peuple se donne moins aux dignités qu'on peut accumuler sur sa tête, qu'aux talents dont on fait preuve et aux services que l'on rend dans le poste où l'on est placé, a demandé de nouveau à la Convention de lui donner un successeur. »

(4) Add. Courr. des 83 dép. : « Il n'y a rien, absolument rien, de préexistant à la Convention nationale... »

(5) /. des Débats : « ...dont l'homme puisse être revêtu. »

(6) Add. Merc. un. : « Comment me priver du plus beau titre dont puisse se glorifier un citoyen? Je viens défendre mes droits. J'ai préféré le caractère de représentant du peuple à la Convention nationale à la

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