‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 185 sur 459 · RÉPONSE A DUMOURIEZ · texte numérisé non relu

RÉPONSE A DUMOURIEZ

D'après le Moniteur.

(Club des Jacobins, dimanche 14 octobre 1792.)

[Dumouriez a fait son entrée dans la salle; il a embrassé Robespierre au milieu des applaudissements. — Danton, président, entre à son tour: il monte au fauteuil et reçoit des applaudissements. — On propose de renvoyer au Comité de constitution de la Convention une adresse sur les traitements des fonctionnaires publics.]

Danton, président, observe qu'il ne doute pas que la Société ne forme un Comité auxiliaire de Constitution. (Cette idée est accueillie par de vifs applaudissements.)

Le Président annonce que Dumouriez demande la parole et que des occupations importantes empêchent ce général d'attendre plus longtemps.

[Dumouriez parle. — Danton lui répond :]

Danton, président. — Lorsque La Fayette, lorsque ce vil eunuque de la Révolution prit la fuite, vous servîtes déjà 'bien la République en ne désespérant pas de son salut; vous ralliâtes nos frères; vous avez depuis conservé avec habileté cette situation qui a ruiné l'ennemi et vous avez bien mérité de votre patrie.

Une plus belle carrière encore vous est ouverte. Que la pique du peuple brise le sceptre des rois et que les couronnes tombent devant ce bonnet rouge dont la Société vous a honoré.

Revenez ensuite vivre parmi nous, et votre nom figurera dans les plus belles pages de notre histoire. (Applaudissements.)

CONVENTION, l6 OCTOBRE I792 217

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