‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 20 sur 459 · LES SOURCES XXXV · texte numérisé non relu

LES SOURCES XXXV

nistrateur du département de Paris, le 6 décembre, substitut du procureur de la Commune.

Le rôle effacé qu'il joua dans cette assemblée a été expliqué par M. Aulard, dans la quatrième série de ses Études et leçons (1); d'autre part, le recueil de M. Sigismond Lacroix (2) est suffisamment avancé à l'heure actuelle, pour nous avoir épargné de longues recherches. Grâce au Procès-Verbal des séances de la Commune, grâce à quelques indications fournies par le Journal de la Municipalité et des sections, le Moniteur, la Chronique de Paris, le Thermomètre du jour, nous savons à peu près à quelles dates, en quelles occasions, et pourquoi Danton a pris la parole.

Mais si ces quelques comptes rendus sont d'une déplorable insignifiance, nous possédons en revanche un texte irréprochable du discours prononcé le vendredi 20 janvier 1792 au Conseil général de la Commune. Elu second substitut du procureur, il lut ce jour-là, contre son habitude, une longue harangue dont on vota l'impression, et c'est à cette heureuse circonstance que nous devons de posséder le « discours d'installation « (3).

Les Assemblées électorales. — Si le recueil de M. Sigismond Lacroix facilite les recherches relatives à la Commune de Paris et aux membres qui la composèrent,

(i) Cf. Aulard, Études et Leçons..., ^^ série : « Danton au district des Cordeliers et à la Commune de Paris » et « Danton au Club des Cordeliers et au département de Paris. »

(2) Sig. Lacroix, Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution... le tome VII de la 2^ série (6octobre-io novembre 1791) est actuellement le dernier paru.

(3) Bibl. Nat., Lb4o/i259; Bibl.dela Ville de Paris, 31246; Pièces sur Danton. — Je pense que la pétition lue au nom de la Commune de Paris, le mercredi 10 novembre 1790, à l'Assemblée, par Danton, fut communiquée au Moniteur qui l'inséra intégralement en prenant soin de noter les interruptions. (Le Journal des États généraux ne donne

XXÎCVI INTRODUCTION

celui de M. E. Charavay (1) rend le même service pour les électeurs et les assemblées électorales de la capitale. C'est là qu'on trouvera les indications les plus exactes, les plus précises sur le rôle joué par Danton. Malheureusement ni le procès-verbal, ni les journaux, ne rapportent ses paroles. Nous devons nous contenter de savoir que tel jour, en tel lieu, Danton a parlé en tel sens; quant à, savoir ce qu'il a dit, il n'y faut pas songer.

Les Jacobins. — M. Aulard commença en 1889 la publication d'un « Recueil de documents pour l'histoire du Club des Jacobins de Paris» (2). Les limites imposées ne lui permirent pas de- réunir dans son ouvrage tous les textes relatifs aux Jacobins; il dut se contenter de faire un choix, et dans ces conditions put laisser de côté tel discours de Danton dont l'intérêt lui semblait médiocre. D'autre part, la méthode à suivre peut différer, suivant que l'on s'occupe de réunir des textes relatifs à une Société entière, ou à un seul individu. La Société des Jacobins nous a donc servi de point de départ. Les renseignements contenus dans la préface et dans les notes explicatives figurant au bas des pages nous ont aidé à établir la liste des journaux où l'on pouvait trouver un compte rendu des discours. La classification des feuilles, suivant la valeur documentaire de leurs comptes rendus établie

qu'un compte-rendu très incomplet et peu fidèle.) J'accorderais volontiers à ce texte du Moniteur la même valeur d'exactitude, qu'au « Discours du substitut de M. le Procureur», imprimé par ordre de l'assemblée.

(i) E. Charavay, 'L'Assemblée électorale de Paris (novembre 1790- 15 juin 1791). Paris 1890, in-S».

(2) F. -A. Aulard, La Société des Jacobins. (Collection de documents relatifs à l'histoire de Paris pendant la Révolution française, publiée sous le patronage du Conseil municipal.) 6 vol., in-S^, 1889-1897.

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