LA LIBERTÉ DE LA PRESSE OU LA MORT
D'après le Moniteur.
(Convention, mardi 30 octobre 1792.)
[On discute sur la liberté de la presse.— Le Peletier demande la liberté indéfinie et rappelle les efforts patriotiques grâce auxquels la liberté de la presse est sortie pure et entière des
(i) /. des Débats :n ... que les accusés préparent leurs moyens de défense et reportent l'accusation contre leurs propres accusateurs. »
(2) Merc. un. : « Il faut ici porter la lumière et les bons citoyens y verront la vérité ; alors tout étant éclairci, là se borneront les défiances et la Convention prendra enfin la marche rapide et sublime qui lui convient. »
(3) La veille, lundi 29 octobre, dans la séance du soir, pendant le grand discours de Louvet, au moment où l'orateur déclarait : « C'est qu'entendant parler de complot, Danton s'est bien douté que Marat y était pour quelque chose. » Danton l'interrompit et cria : « Touchez, touchez le mal ! )> (/. du Soir).
Le Courrier des 83 départements donne cette autre version : Danton. — Je permets que l'opinant mette tout à fait le doigt dans
la plaie !
« Je vais y toucher, répondit Louvet, mais, Danton, soyez plus
ferme, ne criez pas à l'avance. »
travaux de l'Assemblée constituante : « Malouet, (1) qui était du parti de l'aristocratie, d'André (2)... nous harcelaient sans cesse. Mais plusieurs bons esprits ont alors formé une coalition, un pacte civique pour conserver à l'Etat la liberté de la presse... J'ai pour témoins et j'interpelle ici tous les bons citoyens qui ont conspiré dans cette trame.,., j'interpelle Buzot,... Pétion... (Grégoire, La Revellière-Lépeaux, Diibois-Crancé et plusieurs autres membres tous ensemble : « Et moi I » // s'élève de nombreux applaudissements.) »]
Danton s'écrie. — La liberté de la presse, ou la mort ! (Les applaudissements continuent dans une grande partie de r Assemblée et dans les tribunes.)