‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 294 sur 459 · CONTRE LA CALOMNIE · texte numérisé non relu

CONTRE LA CALOMNIE

DÉFENSE DE DANTON AU CLUB DES JACOBINS D'après le Républicain ffançais.

(Club des Jacobins, lundi 26 août 1793.) (1 )

[Chabot, dans la séance du 23 août, avait défendu Danton attaqué, (Cf. Aulard, Société des Jacobins, t. V, p. 373.)]

Danton demande à se justifier des imputations qui lui ont été faites, au moins imprudemment, par des hommes dont il honore le patriotisme mais dont il plaint les erreurs.

Il cite les faits rapportés par Hébert (2). Il demande que celui-ci reconnaisse qu'il a été mal informé, (3) qu'il a avancé des faits dont il n'était pas sûr. — Il ajoute qu'Hébert, avant d'écrire des assertions aussi fortes, aussi peu prouvées, aurait bien dû le prévenir. Il lui aurait démontré amicalement que ce dont il l' accusait était d*une fausseté évidente. Il lui demande de se rétracter et de convenir loyalement qu'il a été induit en erreur.

Il veut donner à tous ceux qui ont pu suspecter son civisme des explications franches et loyales. (4) Si elles ne

(i) Dans la journée, à la Converttioil, Danton fut, d'après la Feuille du salut public, nommé commissaire « pour présenter, le lendemain, des vues sages » sur une proposition de Thuriot concernant le maximum.

(2) Âdd. /. de la Montagne : «... qui sans doute a été mal informé. »

(3) /. de la Montagne : «... qu'il s'est trompé,... »

(4) /. dès Jacobins : «... à toUs les patriotes qui pourraient conserver quelques soupçons sur son compte tous les éclaircissements convenables, et, s'ils s'attachent à le poursuivre, il les confondra. »

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