SUR LES PROMOTIONS MILITAIRES
D'après le Républicain français et le Moniteur. (Convention, octidi 8 nivôse an II {samedi 28 décembre 1793).)
[Un officier vient rendre compte des opérations de Vendée; il annonce la défaite des royalistes. — Merlin (de Thionville) demande que cet officier, capitaine depuis le commencement de la campagne, qui eut deux chevaux tués sous lui à Mayence et deux autres en Vendée, reçoive par un décret de la Convention le brevet d'adjudant général. — Danton s'oppose à cette mesure.]
Danton. — Je ne pense pas qu'il soit hors des pouvoirs de la Convention d'accorder la faveur que Merlin réclame; mais je pense qu'il est de sa sagesse de ne faire aucune promotion militaire sans avoir entendu le Comité de salut public; et quoique je sois persuadé que le militaire qui est devant vous mérite les éloges qu'il vient de recevoir, ce qui serait bon aujourd'hui, donnerait lieu demain à une imitation moins heureuse. (1) De là naîtraient des abus.
Ainsi (2) je demande le renvoi au Comité de salut public
changement des prénoms. » — Thibaudeau s'était précédemment élevé contre les changements de nom, représentant qu'il serait inconvenant, peut-être même dangereux, de les permettre, car les aristocrates pourraient à leur faveur couvrir et cacher leurs sentiments antirépublicains.
(i) Add. /. des Débais : « Il faut de l'ensemble et de l'unité dans votre marche. »
(2) Add. /. des Débats : « ..., pour que nous ne tombions jamais en erreur,... »