‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 350 sur 459 · CONTRE LES PÉTITIONS EN VERS · texte numérisé non relu

CONTRE LES PÉTITIONS EN VERS

(Convention, sextidl 26 nivôse an II (mercredi 15 janvier 1794).)

[Une députation des jeunes élèves de la Patrie demande, au nom de la section des Piques, qu'une députation de membres de la Convention soit désignée pour assister à une fête civique que cette section célèbre décadi prochain, en l'honneur des martyrs de la liberté. — Un de ces jeunes gens chante sur l'air de la Carmagnole quelques couplets de sa composition « dictés par l'amour le plus pur de la liberté et de l'égalité » (1). — Laloy (2) demande l'insertion au Bulletin de Tadressede ces enfants et de leur chanson.]

Danton. — Le Bulletin de la Convention n'est point du tout destiné à. porter des vers dans la République, mais de bonnes lois rédigées en bonne prose. (3)

Un décret d'ailleurs ordonne l'examen préliminaire du Comité d'instruction publique, pour tout ce qui peut concerner les arts et l'éducation. — Je demande donc le renvoi au Comité. (4)

[Du BoucHET (5) déclare que rien n'est plus propre que les

(i) D'après le Journal des Débats.

Ces vers sont cités en partie par le Mercure universel, du 27 nivôse, p. 431. Il est difficile de trouver plus mauvaise et plus plate poésie.

(2) Pierre- Antoine Laloy [jeune], administrateur du département et député de la Haute-Marne à la Convention.

(3) Add. Aud nat. « : ... Pourrions-nous compromettre la dignité de la représentation nationale jusqu'à faire paraître sous son sceau des couplets que nous avons à peine entendus? »

(4) Aud. nat. : « Un précédent décret ordonne que toutes les pièces de vers qui vous seront présentées, seront renvoyées à l'examen du Comité d'instruction publique et j'en réclame l'exécution. »

(5) Pierre Du Bouchct, médecin à Montbrison, député de Rhône-et» Loire à la Convention.

Page 1