‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 389 sur 459 · DANTON DEMANDE UN COMPTE HENDU OFFICIEL DES SÉANCES DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

DANTON DEMANDE UN COMPTE HENDU OFFICIEL DES SÉANCES DE LA CONVENTION

D'après le Mercure universel.

(Convention, décadi 30 ventôse an II (jeudi 20 mars 1794).)

[Le Moniteur avait défiguré dans son numéro du 30 ventôse le discours prononcé la veille par Danton h la Convention. 11 l'avait réduit à une simple opposition à l'impression de la réponse de Ruhl aux députés du Conseil général de la Commune.]

Danton. — Je m'étonne qu'un journal très répandu, qui doit rendre fidèlement les séances de la Convention, le Moniteur, n'ait rien dit dans celle d'hier de l'apparition de la Commune de Paris à la barre, qu'il ait empoisonné ce que moi-même j'avais dit relativement au ministre.

Je demande que nous ayons un journal national qui soit le registre exact de nos pensées, car nous en devons compte au peuple ainsi que de nos actions.

Que le Comité de salut public s'occupe de ce registre et nous en présente incessamment les moyens (1).

(i) Rép. fr. : « Danton se plaint de ce que les journaux tronquent ses opinions et « rachitisent » ses discours.

Il dit que le Moniteur a mal rendu celui qu'il prononça dans la séance d'hier, et 11 lui reproche de n'avoir fait aucune mention de la députatlon de la Commune de Paris.

Il termine, en demandant que le Comité de salut public fasse son rapport sur les moyens de faire rédiger un journal national, une sorte de registre public où serait consigné dans toute sa pureté, ce qui sera dit dans la Convention. » /. de Perlet : « Danton se plaint que le Moniteur a tronqué son opinion sur le ministre de la guerre et qu'il n'a pas rendu compte de ce qu'il a dit sur la Commune.

Il profite de cette occasion pour demander que le Comité de salut

Page 1