REQUÊTE POUR J.-B. MORELLON NÉGOCIANT A LYON ET CONSORTS
(Conseil du dimanche 25 avril 1790) (1).
[Il n'existait pas de moyen de passage entre les deux rives du Rhône, en amont de Lyon. Un négociant de cette ville et seize marchands de vin en gros, habitant la paroisse de Villeurbanne (2), demandent au Conseil l'autorisation d'établir un bac entre Villeurbanne et Caluire.]
...Des accidents renouvelés leur avaient fait sentir depuis plusieurs années combien il était important pour la sûreté de leurs marchandises et de leurs personnes qu'il y eût un bac à traille établi sur la partie du Rhône qui coule entre le Dauphiné et la généralité de Dijon et qui sépare la paroisse de Villeurbanne de celle de Caluire en Bresse, lorsqu'ils virent avec la plus grande satisfaction que l'un d'entre eux, le sieur Morellon, paraissait disposé, non par une spéculation d'intérêt particulier, mais par des vues d'utilité générale pour le commerce, à faire les dépenses nécessaires à l'exécution d'un projet trop longtemps négligé.
[Les suppliants, pour prouver à Morellon qu'ils veulent seconder son entreprise souscrivent un acte de notoriété
(i) Arch. nat., E 1679 ».
(2) Antoine Brun, Pierre Eavre, François Corsaut, Jean-Joseph Bressiaux, Benoît Myron, Julien Martel, Jean-Joseph Chartin, Simon Livoux, François Guy, Jean-Pierre Fayard, François Jacquemont, François Bonnevay, Pierre Morel, Antoine Poizat, Joseph Calençon et Antoine Marnas, « tous marchands de vin en gros et habitants de la paroisse de Villeurbanne en Dauphiné ».