REMARQUES FINALES
Je me résume, Le projet de loi qui nous est soumis est magnifique : j'en remercie avec effusion le gouvernement national qui remplit, en nous le proposant, une promesse solennelle faite par son chef lors des élections géncrales de 1886. Je remercie particulièrement l'honorable Secrétaire- Provincial des bonnes paroles, des paroles éloquentes qu'il a prononcées en expliquant le projet de loi. La province a droit d'être fière de lui en ce moment comme elle est fière du gouvernement national dont il forme partie.
Le contrat passé entre les religieuses et la Province de Québec est un contrat entre l'Eglise et l'Etat, entre Dieu, représenté par des anges descendus sur la terre pour accomplir ses volontés et la province de Québec, représentée par ses gouvernants. Ce contrat devait être respecté, Le gouvernement l'a compris et je l’en féheite de tout mon cœur. J'espère qu'il ne s'arrêtera pas dans une aussi belle voie et qu'il sera digne jusqu’au bout, par la manière dont il continuera à envisager cette question, de l'estime et de l’appui de tout son parti et de tous ceux pour qui les liens de parti disparaissent devant l'intérêt national et religieux de notre
population.
Notre système d'asiles, tel que pratiqué à Saint-Jean de Dieu. est le plus économique, il est très efficace sous le rapport des guérisons et s'allie parfaitement avec la surveillance nécessaire à l'intérêt public ; 1l est organisé de manière à empêcher tous les abus. Pour emprunter les paroles d’un ami de l'institution, qui plus que beaucoup d’autres à étudié cette question, je dirai que notre système d’asiles offre au public des garanties qu'eucun autre système ne peut offrir, tant sous le rapport médical que sous celui que présente une communauté religieuse pour l'efficacité du service, la douceur des soins, la moralité et le dévonement et tout ce qui se doit rechercher dans des circonstances semblables. (rardon:-le done, encouragvons-le et sachons être à la hauteur de la situation que les circonstances nous imposent.
Je ne puis mieux terminer ces remarques qu'en citant du journal “ Le Combat ” de Chicago, du 2 février dernier, les lignes suivantes qui sont dues à la plume d'un ami sincère de nos institutions, Voiei ce qu'y écrivait le Dr Paquin:
rare
‘ On a beau comparer l'asile St. Jean de Dieu de Longue Pointe axec les asiles de l'Est, du Sud et de l'Ouest de l’Union Américaine, toujours le premier apparait aux esprits sérieux, avec des marques d’une supériorité indéniable. :
‘ Nous avons visité quelques-uns de ces asiles de l'Est, nous avons visité ceux de l'Illinois, du Wisconsin et du Michigan, et les rayonnements des commodités hygiéniques, du confort, de la richesse et de la splendeur ont éhloui nos yeux.
‘ Sous ce rapport, ils ne l’emportent pas sur St. Jean de Dieu qui offre autant d'avantages aux aliénés d’avoir d’heureuses impressions et de recouvrer l'usage de leurs facultés mentales.”
Cet article se terminait par l'appel suivant que je répète après l’auteur : O Canadiens Français du Bas-Canada, gardez vos incomparables insti- “ tutions religieuses, elles sont votre force, courbez vos fronts devant elles, “ redressez vous et défendez les contre toutes les atteintes de la jalousie “ et de la malveillance. Laissez les continuer leur œuvre. Elles ont été “ votre sauvegarde dans le passé, elles seront votre garantie pour l'avenir.”
te awec oujours ériorité
js avons Lements lendeur
jui offre s et de
auteur :
es instint elles, jalousie out été avenir.”