CE QU'IL FAUT FAIRE
Ne touchons pas à cette œuvre, au contraire, aidons-là. Montrons que nous sommes capables de la comprendre et d'en être dignes. Ces bonnes
Sœurs vont avoir besoin de nous bientôt; malgré la grandeur de leur
établissement elles y manquent d'espace, et pour donner de plus grands appartements à leurs malades, elles se sont elles-mêmes, av'e leurs tertiaires, retirées dans des endroits où leurs lits touchent presque les uns aux autres. L'asile de Nt. Jean de Dieu est encombré, il n’y a pas de doute làdessus. La Communauté est prête à agrandir à ses propres frais. Elle ne recule pas devant les obligations et les nouvelles dettes qu’il lui faudra contracter pour cela. Chaque année elle a fait des améliorations, voulant toujours rester au premier rang, mais elle ne peut encourir d'autres responsabilités sans que sa situation et ses rapports avec le gouvernement soient bien détinis, bien arrêtés.
Qu'est-ce qu'elles ont maintenant ? Avec quoi réalisent-elles toutes les merveilles dont j'ai parlé etque j'ai décrites de mon mieux ? avec $100 par année, Ailleurs nous payons $132. L'an dernier seulement, par la différence de ces prix, ces bonnes Sœurs ont épargné à la province une somme de $34.- 744.86. Chaque année c’est la méme chose, et en faisant l'addition, on constate que depuis la fondation de leur asile, en n’exigeant de nous que eatte somme, elles ont réalisé pour la province un profit d'un demi million de piastres.
Quand on voit ces choses, que l'on constate combien il y a d’entreprises qui attendent l’aide de la province, combien il y a de monde qui souffre, quand on sait que cet hiver, à certains endroits de la province, il a régné une misère épouvantable, que de pauvres familles dénuées de tout ont été obligées de se priver même du nécessaire, quand on constate qu'il va falloir que la province vote un montant considérable pour permettre à nos colons pauvres d'ensemencer leurs terres et les refaire des gelées de lautomne dernier, on est heureux de pouvoir se dire que les Sœurs de Charité nous ont prêté la main en ous épargnant chaque année des sommes si considérables qui nous permettent aujourd’hui de tendre une main secourable à ceux qui souffrent, qui grelottent de froid
et de faim dans les paroisses nouvelles où nos colons ont pénétré.
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La province a contracté envers cette Communauté une dette d'honneur. lle doit leur donner des garanties pour l'avenir, les payer un peu plus et les mettre en position de continuer leur incomparable travail de grandeur et de génie.