‹ Discours de l'Hon. M. Bellerose [microforme]Chapitre 2 sur 2 · CE PEER · texte numérisé non relu

CE PEER

nal à aider à amener l’Union Législative.

J'espère toutefois que la grande majorité du peuple sera opposée à cette Union. Aucune des provinces, si ce n’est peut être ceile d'Ontario, n’y trouverait son intérêt ; pour les premières il n’y a qu'une confédération qui puisse assurer leur autonomie.

Et si jamais elles acceptaient d'autre système d'Union, elles ne seraient pas longtemps sans s'en repentir. Ici, elles n’oublient jamais ce quia été prêt d'arriver lors de l'union du Haut et du Bas-Canava.

Où en serait ce dernier sans l’intervention de la divine providence et le patriotisme des Baldwin, des Lafontaine, des Morin?

Je puis fé’iciter le gouvernement du choix qu’il a fait de vous, M.

l’Orateur, pour présider aux délibérations de cette honorable Chambre.

Je ne connais aucun autre honorable membre du Sénat qui fut mieux qualifié pour occuper ceite importante charge. Mais je regrette de dire que, tout judicieux qu’ait été le choix sous ce rapport, le gouvernement a fait une grande injustice à ceux dec honorables membres de cette Chambre qui appartiennent à la nationalité française, outre qu’il a violé la constitution.

Les deux langues française et anglaise, sont sur le même pied par l’acte de l'Amérique Britannique du Nord, toutes deux sont déclarées officielles. La conséquence logique de ce faitn’est-elle que pas le moins que cette nationalité française ait le droit de demander, c’est que la présidence de cette Chambre soit donnée alternativement à un sénateur d'origine anglaïse, puis à un sénateur d’origine française ? L'argument n’est peut-être pas aussi fort que celui qui établit le droit dé la minorité française à avoir un sénateur français sur les

TE

bien réussi. Il-n’ ÿ aurait qu'à

gues sont sur le même pied, l’orateur doit parler les deux langues ou du moins le système alternatif doit être pratiqué. C’est aussi l'interprétation donnée à cette partie de l’acte constitutionnel par les pères de la Confédération, interprétation qu’on a reconnue encore l’an dernier lorsqu'on a promis qu’un membre parlant la lançue française présiderait cette année aux délibérations de l’une ou de l’autre chambre,

J’ai quelque raison de croire que l'honorable Orateur des Communes sera promu d'ici à quelques mois et qu’il sera remplacé par un des membres des Communes parlant la langue française. C’est cette conviction qui me porte à ne pas proférer de plaintes pour le moment et à ne pas embarrasser le gouvernement. C'est mon devoir de revendiquer nos droits, mais comme je sais qu’il se rencontre quelquefois des difficultés qui embarrassent un premier ministre, je comprends qu’il faut un peu d'indulgence et je veux toujours l’accorder de bonne grâce.

L'hon. ministre de la justice a déclaré à cette chambre, il y a deux ans, et il a répété cette année,que ce n’est pas la faute du gouvernement s’il n’y a pas de ministre parlant la langue française, au Sénat, mais que c'est uniquement la faute des membres français de la Chambre des Communes, ÆEstce que l’hen ministre veut nous intimer par là, que rous, les Sénateurs français, nous devrions aider les adversaires du gouvernement, à une prochaine élection, et faire rejeter par le peuple, ceux des membres actuels des communes qui paraissent s'occuper si peu des droits de leur province ?

Si c’est là son intention, j je n'y ai pas d’objections. Je suis prêt à faire la bataille. Nous l'avons fait lété dernier et, ma foi, nous avens ns la

banquettes ministériel... vuais il me | continuer. Nul doute que les choses parait évident que si les : ‘ux lan- | ésant telles que l’affirme l’honorabie

leader du Sénat, nous serions bien en droit de prendre ce moyen de taire rendre justice à notre province,et à moins qu’on nesuppose que la population de notre province soït incapable de comprendre ses intérêts, il faut hien avouer que nous avons toutes chances de réussir. (Chacun des membres du Sénat a son représentant dans les communes, de sorte que si les honorables messieurs qui représentent Montréal-Est, Jacques-Cartier, Laval. Hochelaga ou aucune autre division électorale dans notre province,sont de ceux qui s'opposent à ce que les droits de notre province soient reconnus, il semble qu’il n’est que juste et équitable que nous nous opposions à leur retour au parlement et que le peuple devra nous aider à les en éloigner.

On dit que M. Chapleau après avoir résigné comme premier ministre à Québec qu’il venait de ruiner, et avoir obtenu l4 protection de Sir.

John A Macdonald, obtint encore une autre faveur de l’hon. Premier.

Il aurait été autorisé par ce dernier à promettre à M. Mousseau une place de juge, aussitôt qu'il aurai fini sa sale tâche à Québec. Cette rumeur est-elle bien fondée ou non, je ne saurais dire, l’avenir le dira. Mais si elle est vrsie, je n'hésite pas à déclarer que c’est une honte. L'élection de M. Mousseau, l’an dernier,fut conteste. Il fut accusé de s'être servi de l’arsent du trésor public pour gagner l'influence de certains hôtelliers d1 comté Jac- - ques-Cartier, Mais la contestation fut discontinuée à la demande de M.

Mousseau qui payât $5,000 à ses adversaires et résigna son siège. Une nouvelle: élection eut lieu; M. Mousseau se porta de nouveau candidat de nouveau ctileut été défait par une majorité de 200 à 300 votes, si les milliers de piastres dépensées n’eussent changé cette majorité en une minorité. (Cette dernière élection est maintenant sous contestation,

je ne vois pas qu’un gouvernement quelqu’il soit, puisse honorablement, dans de telles circonstances, élever M Mousseau sur le Banc. Il est vrai’ qu’ilest rumeur qu’on fait des efforts pour acheter ses adversaires et arrêter la contestation pour lui éviter la punition que la lei impose, mais cela n’améliore pas la position.

L'honorable M. Plumb.— On voit cela.

Lhon. M. Bellerose.— L’'hon. sénateur qui m’a interrompu, ne voit pas les choses comme je les vois, paraît-il. Pour moi je considére que mon devoir m’impose l'obligation de travailler au bien général avant de penser à mes amis, tandis que l’hon.

sénateur parait se croire tenu de travailler pour ses amis au détriment de son pays.

Les honorables messieurs qui sont , la portée de ma voix, jugeront entre ui et moi. Comment, parcequ'un de mes amis se déciderait à ‘rahir son pags, il me faudrait le suivre et devenir traître à ma patrie en vue de le sauver! Ce n’est pas ainsi que j'entends le patriotisme et les devoirs de l’amitié. Je puis me tromper, mais je crois honnêtement qu’il vaut mieux suivre cet adage que le premier devoir que dicte le patriotisme est de sauver son pays.

Salus populi, suprema lex est, Je n’hésite donc pas à répéter que je suis un ami de M. Mousseau et j'en ai donné la preuve lers que, malgré qu'il fut arrivé au pouvoir à Québec d’une manière peu constitutionnelle, et qu'ainsi il y avait suffisamment pour démontrer qu’il n’acceptait cette position qu’en vue de continuer l’œuvre de M. Chapleau, cependant, vu le programme tout à fait patriotique que M. Mousseau adopta et qu'il s’engagea à exécuter, je n’ai pas hésité à lui donner mon support et à combattre pour lui sur les hustings.

Ce n’est que lorsque j'eus découvert plus tard que, dans le même qu'il faisait toutes ce: belles pro-

messes d'économies, il avait déjà commencé son œuvre de destruction à Québec, lorsque j'eus découvert que non-seulement il marchait sür les traces de son prédécesseur, mais qu’il enchérissait sur lui et qu’il allait compléter la ruine de cette province, que je déeméurai convaincu qu'il était de mon devoir de l’opposer et de travailler à sauver ma province, Je me suis mis à l’euvre, d’autres firent comme moi,nous avons réussi et M. Mousseau dût, comme son prédécesseur avait fait, céder devant l’opiuion publique et résiguer comme premier à Québec; c’est cé qu'il a faitilya quelques huit ou dix jours.

Il est maintenant rumeur qu’il an.

ou, du moins,qu’il va être tout prochainement nommé juge de la Cour Supériure de notre province.

L'an dernier, c'était l'opinion du premier ministre fédéral (Sir John) qu’il ne pouvait pas décemment nommer M. Mousseau, juge, vu les circonstances dans lesquels il se trouvait, circonstances que j'ai fait connaître à cette Chambre, l'an dernier dans les termes suivants que j’extrais du

Hansard du Sénat, page 599 (21 mai.

“Suivant ces rumeurs, quand M.

‘ Mousseau partit d'Ottawa pour de- ‘ venir Premier, à Québec, il reçut “ l'an dernier, pour l'engager à accep- “ter l'échange proposé par le pre- ‘€ mier ministre d'alors, à Québee, et

‘ maintenant secrétaire d'Etat du:

‘ Canada, la promesse: d’un certain ‘“ membre du cabinet actuel, qu’en ‘“ Jaissant la place de Premier de ‘Québec, il serait nommé à une “ place de juge.

“ monsieur ayant été depuis forcé

“ide résigner son siège à l’Assemblée

‘“ Législative de Québec, en raison “de la preuve faite contre lui dans ‘la cause de: son éléction contestée “ pour corruption électorale, on lui “aurait dit à Ottawa, qu'après une “-telle accusation portée eontre Jui

Mais cet honorable

‘et prouvée à tel point qu'il avait.

“ cru lui-même nécessaire de rési- ‘ gner son siège et de forcer ainsi ses ‘“ adversaires à discontinuer la con- ‘ testatiôn, le gouvernement ne se- ‘rait pas justifiable de le nommer juge. Mais que, s’il pouvait être ‘“ réélu et lavé ainsi de sa. culpabi- “ lité, cela donnerait probablement ‘“ au gouvernement une chance de “ faire la nomination.

‘“ Telles sont les rumeurs.

“ Maintenant il me semble impos- ‘“ sible que le gouvernement de. - ‘“ pays ou aucun de ses mem} ‘“ maintenant à Ottawa puisse ‘“ avoir fait une promesse semblable “ ou même exprimé une telle opi- ‘ nion sous les circonstances. Lais- “ sez-moi citer la preuve faite devant ‘“ la cour dans la cause de l'élection “ contestée de M. Mousseau. Un “ des partisans les plus dévoués du “ gouvernememt de M. Mousseau, “le Canadien, dans son No du 5 mai ‘1883, dit:

“ Il n’est pas nécessaire pour nous “ d'attirer l'attention publique sur ‘ l'importance de la dépêche suivan- ‘te qui nous a été transmise la nuit ‘“ dernière par le télégraphe. Tout “en la publiant nous ne pré- “ tendons pas garantir son authenti- “ eité :

Montréal, 4 mai.

I1 semble que le premier, M. Mousseau, a été obligé d'en venir à cette détermination, forcée (la résignation de son siège) par les allégations d’un aubergiste de Lachine nommé Léger. Ce témoin a déclaré que le Premier Ministre lui avait faît reméttre certaines amendes que lui avait fait payer

le gouvernement pour avoir vendu des bois:

sons sans licence,

Or, M. Mousseau jet loin d'être dans de meilleures circonstances cètte année, sa position est devenue plus mauvaise de beaucoup, puisqu’il est maintenant sous lé coup de deux élec ions contestées. Je regrette qu’il en soit ainsi, mais pourquoi M.

Mousseau n’a-t-il pas suivi les conseils de ses meilleurs amis? Notre

aus

devoir est de considérer maintenant le bien général de notre province avant de penser à ce qui peut être avantageux à ce monsieur, Preuve qu'il est toujours mieux de suivre la ligne droite, c’est-à-dire faire son devoir avant tout.

N'est-il pas vrai, messieurs, que cette conduite du gouvernement est tout à fait déplorable, qu’elle tend à démoraliser notre population et qu'il suffit de l’énoncer pour en inspirer du dégoût. Puis, cette protection,que le premier ministre de la Confédération accorde à tous les hommes publics que notre province rejette comme de mauvais serviteurs, ne montre-t-elle pas la satisfaction que sir John A Macdonald éprouve de voir ces messieurs lui aider à arriver à son but, qu’il approuve leur œuvre de destruction.

Cette conduite de sir John signifie plus que cela, elle est un‘encourage ment aux hommes publics de la province de Québec de trahir leur province en vue de gagner les faveurs de l'autorité fédérale.

Scyez mes amis, aidez-moi, ne vous occupez pas du pays,ne vous occupez pas de votre province, tel semble être le motto de ces messieurs dans le moment.

Si un semblable système continuait et que la population de cette Confé-

dération ne se réveillât pas de sa léthargie, il est bien probable que l’hon “premier ministre du Canada réussirait à briser la Confédération et à nous imposer l'Union Législative.

Dans ‘tous les pays du monde, “n'est-ce pas en corrompant et en dé-

moralisant le peuple, qu’on est par-:

venu à faire triompher le mal et à ruiner les nations ? Qui oserait prétendre, qu'ici, les mêmes Causes ne produiront pas les mêmes effets?

Je regrette d’être forcé d'admettre que nous avons fait beaucoup de progrès dans cette direction et que le Canada pourrait servir d'exemple sous ce rapport à bien d’autres pays.

S'il arrive que mes prédictions sè réalissent, et que la confédération fasse place à l'Union Législative, la Population de ce pays ouvrira âlors les yeux et elle verra sa folie, Elle verrs alors qu’elle & trop attendu,

u’elle a été trep indifférente à ses propres intérêts. Elle ‘regrettera le passé. Mais il sera trop tard, il lui faudra alors souffrir patiemment le joug qui lui aura été imposé, et qu’elle aurait pu éviter.

Pr ces circonstances, voyant le

danger qui nous menace, pouvais-je

| laisser passer les faits que j'ai signalés Sans attirer, un jour où ‘autre, l’attention des honorables membres de ce Sénat sur ces événements. Je désire que mon nom soit enregistré dans les archives de cette Chambre et que la postérité sache que si les mandataires de notre province se ont montrés égoïstes, s’ils’se sont montrés indifférents à revendiquér ses droits et à protéger ses intérêts, il s’est trouvé quelqu'un qui a compris ses obligations et qui a eu le couage de signaler à ses compatriotes le danger qui les menaçait.. Je ne suis pas jeune, je sens que lés années s'accumulent sur ma tête. ‘Il est bien probable que je ne serai pas témoin des malheureuses conséquences .qui découleront des fautes que je ‘viens de constater, mais je n’en ai as moins l'obligation de travailler à empêcher que mes compatriotes en souffrent lorsque je ne serai plus.

Je regrette que les choses soient ainsi. Je désirerais beaucoup qu elles fussent autrement, mais ce n’est pas -ma faute et quand je les vois ce qu’elles sont, puis je garder le silence, efuser de faire connaître le danger, et puis-je prendre ainsi une part “dé la responsabilité des maux qui menacent ma province ? Si le parti a à souffrir de mes observations, la faute n’en est pas à moi, puisque voilà déjà six s que nous nous plaignons, que nous demandons justice pour notre province, la faute en est à ceux qui

ont, trahi leur province, d’abord, et puis à ceux qui trahissent tout le pays.

Que ceux qui sont aujourd’hui #ù pouvoir cessent de protéger ceux que notre province rejette. Qu'ils rezdent justice à notre nationalité française. Qu'ils rendent à no province ce qu’ils lui ont enlevé en contravention à la loi constitutionnelle l'usage de la langue français au Sénat, tel que garanti par l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord.

Ils admettent ce droit. Ils reconnaissent que la minorité française a droit d’avoir sur les banquettes ministé® rielles, un sénateur parlant leur lan?

gue. Pourquoi ne le donnent-ils pas?

Veulent-ils attendre qu’il soit trop

tard. Que les honorables ministres

n'oublient pas qu’en reconnaissant

je disais, lors de l'adeption de cette loi, qu’elle aurait cet effet et qu’il serait préférable de punir d’emprisonnement celui qui serait convaincu de corruption électorale. Je crois qu'aujourd'hui qu’il est évident que j'avais raison et que la majorité qui a passé cette loi, a eu tort. Mieux vaut ne pas avoir de loi électorale plutôt que d’en avoir une mauvaise.

Dans le premier cas, il n'y aurait qu’une faute de commise, la corruption, dans le second cas, il y en a deux; la corruption et la transgression de la loi.

Avant de reprendro mon siége, je me permettrai de féliciter les deux honorables Messieurs qui ont proposé et secondé la réponse au discours de Son Excellence à l’ouverture de la session. Je félicite tout

notre äroit, ils reconnaissent en mê-| particulièrement l'honorable : séna-

me temps l'obligation qu’ils ont de

teur pour la division De Lorimier

nous donner ce que nous avons droï4 {M. Lacoëte). :. 4

d’avoir. S'ils ne le font pas, c’esfl, alors pour nous un devoir impérieux | de les y contraindre par tous les Qu'ils nè

moyens constitutionnels.

remettent donc pas de jour en jour.

Il sera trop tard, lorsque le peuplé aura pris la chose entre ses mains.

La réputation que cet honorable monsieur s’est acquise comme avocat, dans notre province, l'a probabiement devancée ici. Son discours vient de prouver qu'il fera honneur à sa province, Cependant j'ai regretté qu'en parlani d'immigration et en

Je ne dirai rien des résolution | exprimant son désir de voir le gouqui sont maintenant sous considéra- | vernement attirer ici une bonne tion. Je me proposais d’abord de faire | émigration française, j'ai regretté, quelques observations sur deux où | dis-je, qu’il n’ait pas ajonté un mot trois de ces résolutions, mais comm® | de plus. C’est très-bien d’invitez nos les mesures qu’elles annoncent n£ | frères de la vieille France à venir sont pas encore devant cette Cham- | grossir notre nombre, mais je crains bre, j'aurai occasion d’y référer plus | que;s'il leur faut apprendre l'anglais, tard. Dans le discours du Trône, je | ils ne se décident à prendre une aune crois pas que le gouvernement se | tre direction. Il me semble que l’hopropose de changer la loi électorale. | norable séuateur aurait pu ajouter

‘Je le regreite, car je crois que cette | quelques mots sur la question imporloi est immorale, et c'est le devoir} tante des droits constitutionnels de du gouvernement de voir à ce que | notre province à un ministre français les lois soient telles qu'elles com-|au Sénat. La constitution doit - être mandent le respect non-seulement la base de toutes nos prétentions, si du peupie, mais aussi des gouverne-} nous voulons réussir à arriver au ments et de leurs suivants. * { but. Ce n’est pas un reproche que je

La présente loi des élections me |fais à l'honorable sénateur. Je ne paraît favoriser la corruption plu-|veux que compléter son idée. tôt que l'empêcher, On.a ri, lorsque | :

Page 1